
Notes de l’épisode
Depuis qu’elle s’est mise au vélo véritablement il y a 4 ans, mon invitée du jour n’a cessé de multiplier les escapades et de repousser ses limites au point d’entreprendre et de réussir dernièrement la Northcape 4000, une aventure en autonomie de 4500 kilomètres de Turin en Italie au Cap Nord en Norvège.
De cette expérience, Sophie a acquis la certitude qu’elle participerait à d’autres épreuves d’ultra-distance dès que cela sera possible.
C’est ce qu’elle va nous raconter dans cet épisode.
Bonne écoute !
Sophie Gateau : sophiegateau.com
La MAP : lamap.cc
Instagram : @sofigato
Musique :
hila (Artyom – David Kiledjian) / Miropé feat Miguel Atwood-Ferguson © 2020
Bill Callahan / Riding For The Feeling © 2011
Transcription
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Depuis qu'elle s'est mise au vélo véritablement il y a 4 ans, mon invité du jour n'a cessé de multiplier les escapades et de repousser ses limites au point d'entreprendre et de réussir dernièrement la Northscape 4000, une aventure en autonomie de 4500 km de Turin en Italie au Cap Nord en Norvège. De cette expérience, Sophie a acquis la certitude qu'elle participera à d'autres épreuves d'ultra distance dès que cela sera possible. C'est ce qu'elle va nous raconter dans cet épisode. Je m'appelle Laurent Bellando et aujourd'hui je vous invite dans la route de Sophie Gatto.
Je décroche mon téléphone.
Bonjour Sophie Gato, comment vas-tu ? Bonjour Laurent Bellando. Ça va très bien. Et toi-même ? Ça va très bien. Ça y est, mon livre est sorti, je suis content. Donc c'est un soulagement. Je t'ai demandé de préparer une petite question d'introduction. Quelle est ton humeur musicale aujourd'hui, Sophie ? Mon humeur musicale, figure-toi que c'est un songwriter américain qui s'appelle Bill Callahan et qui, en général, j'emmène toujours sur tous mes voyages à vélo parce que ça marche très bien pendant que tu roules.
Et donc, un morceau qui est magnifique, ça s'appelle Riding for the Feeling, de l'album Apocalypse, voilà, qui porte bien son nom. Et j'adore ce morceau, donc cet album et cet artiste, d'ailleurs, je peux l'écouter en boucle pendant 30 jours sur le vélo, donc voilà, c'est mon humeur du moment vu qu'on peut refaire du vélo, enfin.
Du coup, quelle est...
Pardon, non, pas du tout. Qui est Sophie Gâteau ? Alors, Sophie Gâteau, c'est une photographe, réalisatrice et cycliste qui vit à Paris, mais qui fait du vélo partout. en Europe je dirais, je n'ai pas encore exploré le monde mais voilà ça me résume assez bien. Donc tu travailles à Hong Kong, tu es freelance c'est ça ?
Voilà tout à fait, indépendante donc là je n'ai plus de boulot évidemment puisque avec la pandémie ça a été un peu compliqué vu qu'on ne peut plus faire de photos en extérieur, on ne peut plus tourner de films voilà donc c'est un peu calme en ce moment. Donc vu que tu as dû en profiter pour faire beaucoup plus de vélo tu vas nous raconter tout ça Comment t'es venue cette passion pour le vélo ? Parce que moi, je suis depuis un petit moment, on se connaît Tu organises des expositions, tu écris pour des magazines divers et variés sur le thème du vélo Tu fais des films, tu fais plein de choses Comment t'es venue cette passion pour le vélo ?
C'est assez simple, finalement j'ai commencé à me déplacer en vélo dans Paris Puis de fil en aiguille, tu te rends compte que tu peux aller plus loin et puis tu te fais des nouveaux amis de vélo, en général, parce que tes copains habituels, ils ont un peu... Enfin, je veux dire, les discussions autour de la chaîne, le truc, le machin, ça ne les intéresse pas beaucoup. Donc bref, tu rencontres des gens et puis voilà.
L'effet de groupe fait que tu oses et puis de fil en aiguille, tu fais 4000 kilomètres. Ça fait combien de temps à peu près que tu t'es mis au vélo, toi ? Ça fait environ 4 ans, je dirais. Voilà, j'ai commencé avec le Women's Cycling Club de Paris qui m'ont mis un peu le pied à l'étrier.
Parce que quand tu commences, ce n'est pas forcément évident. Tu ne sais pas du tout par où commencer. Et ensuite, j'ai rejoint le CSP, le Cyclosport de Pantin, qui est un club plus traditionnel, cyclosportif. Et après, j'ai été roulée dans Paris avec un peu le PCR, les Girls on Wheels, tout ça. Et j'ai commencé à faire des voyages, à rouler loin avec un autre groupe qui s'appelle le Wild Vélo Club.
Donc ça, c'est plus une bande de copains un peu foufous, toujours prêts à faire de nouvelles expériences, on va dire. Et voilà, pour commencer, c'était comme ça. Tu nous parles à la fois du Women's Cycling Club et du Girl on Wheels. Est-ce que c'était important pour toi de commencer avec un groupe de filles et pas directement dans un groupe mixte ? Non, pas du tout.
Vraiment, j'ai débarqué. Pour moi, le vélo, c'était mon petit vélo de ville et puis me déplacer dans Paris. Donc, c'est que j'avais vu passer une annonce de Sylvie à l'époque qui s'occupait du Women's Cycling Club et qui disait on fait une réunion dans un bar pour vous expliquer comment ça marche d'aller faire un ride de 60 kilomètres ouvert aux débutants c'était vraiment parce que c'est le premier truc que j'ai lu passer et donc j'y suis allée c'était cool et j'ai commencé comme ça mais je... pardon les groupes de femmes maintenant avec le recul ça aide à se sentir un peu plus à l'aise dans le sens où on est moins gêné de poser des questions qui nous semblent complètement débiles, peut-être.
Il y a moins de compétition parfois. Voilà, c'est bienveillant en fait, comme état d'esprit. Je crois que nous, on s'était rencontrés, alors si je ne me trompe pas, parce que sur un... Est-ce que ce n'était pas sur un Pils Bike tourisme ? Si, sûrement. Ah ouais, c'était bien ça. Il faut que... Ça, on peut en parler, ça. C'était quand même quelque chose de génial. Ah, c'était génial. J'espère que ça va revenir un jour, mais c'était super.
Est-ce que tu peux nous expliquer le concept Alors le concept c'était de partir de Paris, c'était ouvert à tout le monde, c'est de rouler en direction d'une brasserie, d'une brasserie artisanale qui était en général le point de chute où alors il y avait une gare pas très loin et sur place on allait, on buvait des bières, enfin une bière ou deux bières et on pouvait en ramener, voilà, donc c'est pour ça que le train était assez bienvenu et il y avait, les gens roulaient ensemble plus ou moins par affinité, par un groupe de niveau, c'est hyper sympa, très bonne ambiance, il y avait une jolie map à chaque fois, c'était super donc revenez le Pills Bike Tourisme Antoine il est aux Etats-Unis maintenant il fait pousser des carottes je crois qu'il y a il y a Ronald qui s'est mis un peu sur le coup je crois je ne savais pas que Ronald avait repris non il n'a pas repris mais il en parle en tout cas je crois et en fait on est arrivé, on visitait le brasseur nous faisait visiter sa brasserie il nous a expliqué comment on fait une bière alors à chaque fois c'était un peu la même histoire mais on était tous moi je crois que je les ai tous faits, on avait les yeux émerveillés à chaque fois et puis la pire à la fin bon ça c'était génial c'est vrai que et du coup tu nous parles du Wild Vélo Club comment ça s'organise ?
c'est vraiment une bande de copains ? vous faites des vous organisez quoi ? des sorties ? écoute c'est une bande de copains c'est initié par Guillaume et Mathieu qui sont vraiment les fondateurs du World Vélo Club et qui ont agrégé d'autres potes autour d'eux. C'est un côté un peu foufou, ça s'organise.
C'est très informel. Par exemple, dimanche prochain, on va aller faire un tour de gravel à Fontainebleau. Il y en a un qui a fait une jolie map. On la partage. C'est assez cool. On va boire beaucoup de bière aussi ensemble. Une autre raison d'existence du Wild Vélo Club, c'est de se retrouver avec ses potes. Dans les faits d'armes, on a fait un grand voyage à vélo dans le Larzac pendant plusieurs jours, justement en bikepacking, ça correspond bien à ton actualité, en dormant à l'arrache dehors, c'était super, c'était vraiment très chouette.
voilà on va faire des événements ensemble parce que c'est plus rigolo cette année on a été faire la Normandie 4 gravel la BTR aussi la première année on avait fait la BTR quasiment tous ensemble la Born to Ride de Chilkoot l'année dernière c'était un peu particulier il y a eu des abandons au fur et à mesure aux conditions météorologiques mais on est quelques-uns à être arrivés au bout du Wild Vélo Club voilà c'est ça et cette année on va faire les 7 majeurs au mois de juillet c'est-à-dire 7 cols alpins dans les Alpes.
Ah oui, vous êtes bien motivé. Et alors, moi, je ne suis pas du tout sponsor du Wild Vélo Club, mais tu es quand même la troisième personne, je crois, du Wild Vélo Club que j'ai reçu dans ce podcast. Donc, c'est vraiment une bande de potes très engagées dans le vélo. Il y avait Mathias, il y a Jeanne et toi. Oui, mais c'est justement avec le Wild Vélo Club. Les deux ont dû t'expliquer déjà. C'est que pendant le confinement, on a mis en place un...
un système de visioconférence pour faire du home trainer ensemble quelque part. On pédalait chacun chez soi, mais en étant connecté en vidéo. Donc, ça motivait, ça donnait un rendez-vous fixe tous les jours. Et ça a donné une énergie. Ça a de la motivation surtout, parce que pédaler tout seul chez soi, ce n'est pas très excitant. Ça s'est bien passé pour toi le confinement ? Tu as pu concilier ça avec un petit peu d'entraînement home trainer ?
Alors le confinement, il y a eu vraiment deux périodes très précises. C'est qu'au début, je suis un peu tombée des nues comme tout le monde. J'étais en état de sidération, on peut dire. Et j'avais un home trainer, donc heureusement, j'ai perdu tous mes boulots. En une semaine, tout s'est annulé, donc je me suis retrouvée avec rien à faire. Donc j'ai un peu bossé sur ma bande démo. Je me suis astreinte à faire une photo par jour pour illustrer ce confinement.
le soir donc tous les soirs à 18h on faisait une heure de home trainer avec les copains et après au bout de pendant un mois j'ai fait ça et puis j'ai entendu parler de pour eux le mouvement je crois que t'en as aussi parlé dans tes podcasts et donc moi j'ai rejoint la section parisienne tu vois vers la mi-avril au bout d'un mois et après pour ceux qui n'ont pas écouté le podcast avec Alexandre le mouvement pour eux c'était Vous étiez fixée comme objectif d'aller livrer des plats cuisinés par des bénévoles au sans-abri.
Tout à fait. Pendant la période du confinement. Vous allez livrer tout ça à vélo. Exactement. Donc, je faisais ça quasiment tous les jours. Ça m'a rempli mes journées entièrement. Ça m'a fait complètement changer d'organisation. Parce que le matin, je préparais mes tournées et je partais en début d'après-midi. Donc, j'allais chercher des plats chez des cuisiniers en Paris et en proche banlieue.
Et après, je m'arrodais pour les distribuer. Voilà, donc j'ai fait ça jusqu'au dernier jour du confinement. Là, je le continue d'une façon un peu plus hachée. Mon emploi du temps est moins libre. Mais voilà, ça m'a vraiment tenu un mois complet de vélo dans Paris pour faire une bonne action et être utile surtout.
On va revenir un petit peu sur toi et surtout sur tes voyages. Tu as bouclé l'année dernière, il me semble, la Northscape 4000. Tout à fait. Qu'est-ce que c'est ? Et explique-nous comment quelqu'un qui, comme toi, s'est mis finalement assez récemment en vélo, finit par faire ce genre de choses.
Alors, la Northscape 4000, c'est un voyage. Je suis en train de voyager et une course parce qu'il n'y a pas de deadline comme la transcontinentale, par exemple. Tu arrives quand tu arrives.
L'année dernière, ça partait de Turin, en Italie. Et le but, c'est de rejoindre le Cap Nord. Alors, ça s'appelle la North Cape 4000, mais en fait, ça fait 4600 kilomètres. C'est la petite surprise de départ. Et on n'a pas besoin de tracé, contrairement à la TCR. C'est-à-dire qu'on a une map imposée qu'on doit suivre. Voilà, donc ça démarre, c'était au mois de juillet. J'ai mis 23 jours pour faire ces 4 600 kilomètres.
Voilà, on part en autonomie, donc c'est du bikepacking. Et puis, c'est l'aventure. Donc, tu ne peux pas sortir de la trace. Non, si tu sors de la trace, tu dois la récupérer. Par exemple, pour dormir à la fin, c'était un peu compliqué dans tous les pays scandinaves. Je veux dire, ce n'est pas comme en France ou en Europe, plus centrale, avec des petits villages et des endroits où dormir tout le temps. Parfois, il faut faire 20 kilomètres pour aller se mettre à l'abri.
Et donc, il faut refaire le chemin inverse pour reprendre la trace là où on l'a quitté. Et l'autonomie, c'est une exigence aussi de cette trace ? Ou est-ce que tu peux faire le choix de dormir en auberge ? En autonomie, c'est-à-dire que tu fais ce que tu veux, mais tu n'as pas d'assistance. Voilà, c'est ça. Mais tu peux dormir à l'hôtel, tu peux dormir dehors, tu gères absolument comme tu peux. Et toi, tu avais fait quoi ? Quel choix ? Du coup, tu étais partie en bikepacking léger en disant que tu trouverais des hôtels ou tu avais pris quand même de quoi bivouaquer ?
Non, je voulais bivouaquer majoritairement. Donc en France, en Allemagne, ça s'est assez bien passé. Mais en fait, je n'avais pas anticipé le côté climatique. Et dès que je suis arrivée, je suis passée en haut par la Suède et la Norvège. En fait, ça caillait. Et je n'avais pas le matos pour. J'avais un bivy, un sac de couchage.
C'était très humide. Et ça ne marchait pas. J'ai fait une nuit dehors. Je n'ai quasiment pas dormi de la nuit. Après, j'étais obligée d'aller en dur. Mais l'avantage des pays nordiques, c'est qu'il y a plein de structures de camping. C'est des petites cabanes. Donc, tu n'es pas obligé d'aller à l'hôtel. des espèces de cabanes auberges de jeunesse, dortoirs, où tu peux t'installer pas très cher. Et ça, c'était vraiment une bonne solution, en fait. Tu déplies ton sac de couchage, mais dans une petite hutte.
Voilà, et c'est très mignon. C'est ça, un bungalow, avec des caravanes. Il y a beaucoup, beaucoup de gens qui se promènent en caravane et en camping-car, là-haut. Donc, toi, t'arrives en vélo et tu mets ton sac de couchage dans ton petit bungalow. Et tu t'étais fixé de le boucler dans un délai imparti ou tu l'avais pris plutôt en mode voyage pour découvrir le paysage ? Je m'étais fixée. Je suis partie avec une amie, Myriam, mais qui a abandonné à la moitié.
Donc, on s'était fixé entre 20 et 25 jours pour le faire. Ça faisait à peu près 200 kilomètres par jour. L'idée, c'était de... Moi, je voulais voir les paysages. Je ne connais pas du tout le Nord et je ne voulais pas rouler l'avenir parce que tenir sur autant, je pense que ça aurait été un peu compliqué. L'idée, c'est d'apprécier le moment. Donc, c'était un espèce de voyage, comme tu dis, mais un petit peu sportif. Et donc, je l'ai fait en 23 jours.
Donc, je suis rentrée dans mon timing, ce qui m'a permis de voir que j'arrivais à anticiper aussi quelque chose de cette ampleur. Et alors, du coup, c'est intéressant parce que tu as donc commencé le voyage à deux et tu l'as fini tout seul. Du coup, tu as vu deux facettes du voyage à vélo qui est à la fois celle où tu es accompagné, puis celle où tu te retrouves finalement face à toi-même.
Est-ce que ça a fait un gros changement pour toi ? Est-ce que tu as su garder la motivation ? Est-ce que ça a été plus dur ? Écoute, c'est assez intéressant parce que, comme tu dis, il y a deux facettes qui sont très différentes. Le fait de voyager à deux, ce qui est cool, c'est que tu as quelqu'un quand tu fais des pauses, tu partages des moments. Mais en même temps, j'ai beaucoup aimé le côté solo parce que tu es face à toi-même, surtout dans les pays du Nord où tu peux rouler 100 kilomètres sans croiser personne, ni un village, ni rien du tout.
Et pour moi, elle était plus là, l'aventure, en fait. Tu sors vraiment de ta zone de confort.
Et donc non, ça ne m'a pas du tout déplu de rouler en solo. L'avantage de rouler seul, c'est que tu suis ton rythme. Et ça, c'est quand même, quand tu pars sur des si longues distances, c'est quand même important parce que quand on s'arrête, alors qu'on n'a pas envie de s'arrêter ou qu'on doit rouler moins vite ou plus vite, bref, à la fin, c'est ingérable. Et donc, le côté solo, quand tu arrives à le tenir mentalement, finalement, c'est ça, c'est assez fascinant.
Est-ce que pour toi, quelle a été la difficulté la plus grande à surmonter ? C'était le temps parce que je n'avais pas du tout anticipé ça. Et en fait, en arrivant au cas… La météo, tu veux dire ? Oui, pardon, la météo. En arrivant au Cap Nord, il faisait 2 degrés. Tu pars et il fait 30 degrés en Italie. C'était la canicule en plus. Et plus tu montes, plus tu montes, plus ça caille. Et à la fin, le mois d'août à 2 degrés, c'est un peu dur.
C'était ça. Ce n'était pas forcément évident. Et la pluie, il a beaucoup plu. Donc en haut des journées sous la pluie constante, tu es trempé, ce n'est pas forcément évident. Donc je raccourcissais mes journées. De toute façon, tu dois... Puisque je ne pouvais plus dormir dehors, tu dois t'arrêter là où tu peux. Et les villes espacées de 50 ou 70 ou 100 kilomètres, finalement, tu ne continues pas pendant 100 bornes pour aller chercher un camping qui, de toute façon, sera fermé.
Donc, c'est gérer un timing et une météo qui ne sont pas forcément faciles. C'est moins libre que les 2000 premiers kilomètres qu'on a roulés. Là, tu t'arrêtes n'importe où. Il y a toujours un truc à manger. Voilà, c'était ça. Sauf le dimanche. Sauf le dimanche, ouais. C'est la difficulté que j'ai rencontrée dans les campagnes un peu reculées. C'est que tout va bien, sauf le dimanche, où là, même pour trouver de l'eau, des fois, c'est compliqué.
Je ne sais pas si tu as eu ce problème. Non, alors oui, j'ai eu le problème de jours fériés dans des pays que je ne connaissais pas. Et là, tu te rends compte, mais merde, tout est fermé, en fait. Zut, et pourtant, on est mardi. Ah oui, mais c'est la fête nationale de je ne sais plus quel pays. Dommage. Donc, j'avais tout parti. Plus je montais et plus je faisais des réserves de nourriture. J'avais toujours un sac de bouffe. J'avais au moins un repas sur moi, au cas où justement, parce que quand tu te fais avoir une fois et que tu te fais un dîner avec des barres, des céréales, t'apprends vite de ça et tu te promènes avec de quoi manger pour anticiper justement tous ces soucis.
Après l'eau, ça a toujours été. En France, il y a les cimetières, ça nous sauve la vie. Et puis au pire, il faut aller voir les gens. tu sonnes chez les habitants et puis tu trouves. C'est vrai qu'il y a toujours quasiment un robinet d'eau au bord des cimetières et parce que tout simplement pour arroser les plantes, enfin les fleurs plutôt.
Donc ça, c'est un petit tips à savoir. Et effectivement, cet accueil-là, même dans les zones isolées, tu l'as toujours retrouvé ? Tu veux dire l'accueil ? des gens lorsque tu as besoin d'eau ? Est-ce que tu as senti des différences entre les pays, par exemple ? Alors, j'ai senti... Plus tu mentes, c'est que moins il y a de monde. C'est plutôt ça, en fait. C'est qu'il n'y a personne. Les gens, ils ne sont pas dehors.
Puis c'était au mois d'août, tu vois. Je pense qu'il y en avait qui étaient en vacances aussi, qui étaient partis. Mais les gens étaient toujours bienveillants. Le fait, en fait, de se promener en vélo, c'est qu'on a un capital sympathique et qui est fou. Les gens te parlent, te sourient. Même, je me suis, en remontant vers le nord, la route qu'on avait pour la Narscape, ce n'était pas forcément la route la plus bucolique.
Donc, il y a eu un moment où il y a eu 400 km de grosse route avec les camions tout droit. J'avais les motards qui me faisaient des petits signes. Je raccroche-toi. Parce qu'il n'y avait personne là-dessus. Il n'y avait pas de vélo.
Donc, tu arrives s'il y a besoin. je pense qu'il y aura toujours un moyen de trouver quelque chose et c'est pas un peu frustrant de ne pas pouvoir sortir de la trace justement d'être obligé de tenir cette ligne si complètement mais c'était le postulat de départ donc c'était comme ça mais effectivement il y a eu des routes un peu passantes et j'ai maudit les organisateurs parce que c'est pas possible de nous faire passer par là, c'est dangereux Enfin, ce n'est pas dangereux, mais tu as les camions qui passent à côté.
Ce n'est quand même pas super. Moi, quand je trace moi-même, il n'y a que des petites routes. J'évite à tout prix toutes ces grosses routes. Donc, ce n'est pas toujours très, très, très agréable à ce niveau-là. Tu étais partie en vélo de route ou de toute façon, tu n'avais pas pris de gravel ? Non, oui, j'avais un vélo de route. Surtout, je n'avais qu'un vélo à l'époque. C'était un vélo avec des pneus de 25, un vélo en carbone, parce que c'était mon vélo.
Donc, ouais, le gravel, il y a eu quelques petits passages gravel. Je t'avoue que je suis passée en faisant, en serrant les fesses, comme on dit, parce que je voulais à tout prix éviter les crevaisons et perdre du temps et galérer au milieu de nulle part. Bon, ça, c'est bien passé. Donc, même avec des pneus fins, ça va, ça passe, comme on dit. Ouais, et un vélo rigide, t'as pas ressenti d'inconfort sur du carbone, du coup ?
Écoute, mon vélo, c'est un vélo en carbone, mais typé endurance. Donc, je pense qu'il est conçu un peu pour ça. De toute façon, j'ai toujours connu que ça. Donc, ça a été. Non, non, ça a été. Après, forcément, pendant 23 jours de vélo non-stop, tu vas me dire que tu as un petit peu mal partout, quoi. Mais ça va, ça passe. Tu t'habitues, finalement.
Ton corps s'habitue aussi. Le début, un petit peu plus dur, peut-être. Mais après, bon, voilà. Tu n'as pas eu de problème mécanique ou physique ? Non, rien. Donc, ça, c'était chouette. J'ai eu une crevaison lente sur 4600 bornes et c'est tout. Je n'ai rien eu, donc c'était génial. La fameuse crevaison lente. Voilà, celle que tu me maudis. Non, qu'est-ce qui m'est arrivé ? Rien, j'ai changé les patins de frein à un moment puisqu'on a eu quand même des montagnes. On a passé par les Alpes et puis après, des montagnes en Norvège.
Donc forcément, sous la pluie, ça use pas mal. C'est à peu près la seule chose que j'ai faite. Tu me dis que tu avais qu'un vélo maintenant, tu as plus de vélos aujourd'hui. Tu me parlais de sortie Gravel, donc j'imagine bien que tu as acheté un Gravel. Oui, alors c'est mon vélo qui était mon vélo de TCR que j'inaugure. C'est un MR4 de chez Two Eleven Cycle. Je ne sais pas si tu connais cette marque, mais c'est un vélo en acier où tu peux mettre vraiment des grosses largeurs de roues.
C'est un all-road, c'est-à-dire que tu peux faire du Gravel, tu peux faire de la route qui va partout en fait. Et donc là, j'ai des roues de 650 par 48. Alors comparé à du 25, ça n'a rien à voir, c'est la fête. C'est le bonheur, tu es hyper bien, tu vas partout, tu t'en fous, tu peux descendre des petites routes à blindes qui sont défoncées parce que de toute façon, tu ne sens plus les trous, tu ne sens plus rien. C'est hyper confortable.
Je l'utilise en ce moment, je le teste, je l'utilise, je m'habitue. Ah, puis tu verras que non seulement en plus c'est polyvalent parce que ça accepte mieux les petits chemins les routes cabossées mais en plus tu devrais constater que sur les longues distances ça va t'apporter un confort et donc un meilleur repos et donc de meilleures performances et ainsi de suite c'est clair c'est un bonheur je suis sous-gonflée forcément les gros pneus t'es hyper bien c'est comme si tu faisais du vélo sur un Chesterfield j'aime bien l'image tu vois pas dans la même position il te manque le petit whisky à côté mais c'est hyper confort déjà j'avais commencé à faire des modifs mon vélo en carbone il a une selle en cuir donc il n'est pas du tout typé vélo ultra rapide mais il devient confortable j'ai changé j'ai changé les rapports j'étais sur du 50-34 je suis en 46-30 pour pouvoir monter des pentes un peu violentes même en ayant 10 kg de bagage donc je baisse en, comment dire, je gagne en confort en baissant en rapidité sûrement. Oui, ça reste à vérifier. Je t'inviterai pour que tu nous racontes les sensations après ta première BTR avec ce vélo.
Et qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer dans cette aventure-là et d'une façon plus générale, qu'est-ce qui t'a donné envie de participer à des Born to Ride où c'est quand même des... On est plus sur des épreuves que vraiment du voyage à vélo qu'est-ce qui t'a inspiré là-dedans ? Les bornes to ride je dirais que c'est un peu un challenge quelque part et puis c'est plus on y a été déjà avec les copains du Wild Vélo Club et c'était genre allons-y on n'a rien à perdre au pire si tu abandonnes c'est pas grave c'est pas la fin du monde, on n'est pas des compétiteurs donc on s'en fiche du temps et des choses comme ça c'est de se faire plaisir c'est aussi un peu comment dire ça te donne une direction c'est à dire que tu dois pas c'est pas toi qui décide de ce que tu vas faire, ça j'en fais beaucoup justement avec mes potes mais là tu dois partir de là, passer par 3 ou 4 checkpoints et arriver là et dans un temps donné c'est pas des choses impossibles à faire ça te donne des lignes directrices donc ça change c'est pas toi qui construis tout de A à Z et que tu t'inscris dans un schéma qui est donné.
Ça, c'est pour la BTR. Ça permet de rencontrer des gens. Et ce qui est chouette avec les Born to Ride de chez Koot, c'est que les participants viennent de la France entière. Donc, tu retrouves des copains. C'est sympa, quoi. Tu vois, tu vois des potes, tu croises des gens sur la route, tu fais ta trace. Donc, tu découvres aussi des endroits chouettes. La première Born to Ride que j'ai faite, c'était les phares. Donc, c'était le long de la côte atlantique.
C'était magique, c'était que tu longes la mer. Il y avait eu une grosse météo aussi, je me souviens. Oui, il y avait eu la tempête dans le sud-est, dans le sud-ouest, pardon, que j'ai prise. Donc, c'était une bonne mise en condition, on va dire, pour la suite. Ça, c'était intéressant. Je n'avais jamais connu ça, se faire emporter par le vent au bord des falaises.
Donc, on ne faisait pas les malins, je peux le dire.
Celle d'après, il y a eu une autre tempête pendant la nuit. Donc l'année suivante, ça partait d'où déjà ? Au-dessus de Strasbourg, et ça descendait jusqu'à Ramatuel. Là, c'était surréaliste en termes de temps. Donc il y a eu la tempête de départ pendant la nuit avec du vent improbable. Et surtout, au fur et à mesure, il y a eu les cols.
On devait passer par des cols alpins qui ont fermé les uns après les autres parce que c'était impraticable. Il y avait des coups de la pluie à gogo. Donc, il a fallu retracer et refaire sa map en direct sur le vélo en apprenant par hasard presque qu'on ne pouvait plus passer. Donc, c'était assez fou.
En fait, c'est la Storm to Ride. Oui, cette année, c'est la pandémie to Ride. Vu que ça a été décalé, c'était censé partir ce soir d'ailleurs.
Et c'est décalé au mois d'août. alors vu qu'à chaque fois il se passe des trucs pas possibles comme ça passe par le massif central on s'est dit qu'il allait y avoir une éruption volcanique mais il y a eu le Covid donc c'est aussi assez intéressant Parce que tu t'es inscrite aussi pour cette édition ? Ouais je me suis inscrite du coup c'est décalé au mois d'août et comme tous les autres événements auxquels je devais participer sont annulés ou reportés à l'année prochaine finalement je vais faire celle du mois d'août Je crois que cette année le thème c'est la forêt et je crois qu'il y a 1200 kilos, je crois ?
Ouais, c'est quelque chose comme ça. Alors, le parcours, c'est assez joli. Ça part de rambouillé. Donc, pour une fois, les Parisiens, on est contents parce qu'on peut même aller en vélo au départ. Ça, c'est génial. Ensuite, ça descend vers la Loire. Donc, la première partie, ça ne va pas être très fun. Ça va être la Beauce. Mais ça s'améliore après. Ça passe par le Massif Central. Donc, ça va être magnifique. J'adore le Massif Central, c'est tellement beau.
Et ça va descendre jusque dans les Pyrénées. Le point d'arrivée, c'est un village perdu tout en haut des Pyrénées. Donc, on va voir de quoi s'amuser. Voilà, en espérant que ça se passe bien. Et qu'il n'y ait pas d'incident dans la forêt en même temps.
Ce n'est pas impossible. Et donc, du coup, tu nous disais la Northscape. Donc, si tu as envie d'aller au nord, au point le plus au nord, D'où elle t'est venue ? Après avoir fait la BTR, la première, je me suis dit en fait,
ça peut sembler un peu étrange de dire ça, mais c'est pas si terrible que ça, et c'est faisable. Je suis pas une grande sportive et je suis pas une acharnée de la perf du tout. Je me suis dit, c'est possible en fait. Je connais pas du tout les pays nordiques. Et je me suis dit, c'est l'occasion. Allez, allons-y en vélo. Ça permet de rencontrer des gens, que l'avantage des grands événements comme la North Cape ou la Transcontinentale, c'est que les gens viennent du monde entier.
Dans mon groupe d'allure, il y avait un Indien, il y avait des Ukrainiens, c'était génial. Il y avait plein d'Italiens puisque ça partait d'Italie. Mais ça, c'était super où tu rencontres des gens pas longtemps puisque forcément, on ne rentre pas ensemble. Mais il y a quand même quelque chose d'assez excitant et puis d'aller dans un endroit que tu ne connais pas du tout. Et pour moi, le Cap Nord, c'est presque la banquise. Ce n'est pas du tout ça.
Mais dans mon imaginaire, c'est d'aller vraiment très loin dans un endroit que je ne connais pas du tout.
Et du coup, cette découverte des pays du Nord, tu as été comblée ? Oui, c'est magnifique. Surtout la Norvège. On est rentré par la Norvège. Ça a duré une journée en passant par Oslo. Ensuite, on a chopé directement la trace.
C'est parti tout de suite en Suède. Remonter la Suède du sud vers le nord quasiment en entier, c'était moins joli que ce que je pensais. C'était assez chouette, mais comme il n'y a qu'une route, il n'y a qu'une grosse route justement avec des gros camions qui traversent la Suède jusqu'au nord, ce n'est pas toujours très plaisant. Mais tu rentres en Norvège, c'est fou, c'est magnifique. On est passé par les Lofoten, par le film art, tous ces paysages.
Moi, je n'ai jamais vu ça. Par en photo, c'est magique, il n'y a plus personne. à part des camping-cars qui se promènent.
Non, c'est vraiment dépaysant, c'est époustouflant tellement c'est bon. Donc tu roules là, c'est au bout de ta vie parce que tu as quand même fait 20 jours et tu n'en peux plus. Et ça te rebooste, c'est fou. Pour ça, ça valait le coup d'y aller. Je connais la qualité de ton travail photo. Est-ce que tu avais pris un appareil photo avec toi sur cette... Ah bah ouais, bien sûr. Maintenant, je ne me balade plus jamais, sans un appareil photo un peu de qualité.
Donc j'avais pris un appareil photo, ça m'a ralenti forcément, puisque je m'arrêtais de faire des photos assez souvent, mais bon, c'est pas grave, au contraire. Ça permettait d'apprécier ce qui se passait, et puis le paysage autour de moi. Et ouais, c'est dommage, parce qu'à cause de cette fichue pandémie, j'ai une expo qui est prête, mais qui n'a pas pu être installée, sur la North Cape justement, qui devait se passer à l'échappée belle, leur nouveau shop, café, lieu d'exposition.
Mais comme il n'y a plus d'accueil de public, c'est reporté à un canton qui va se réunir. C'est un petit peu aussi le problème que j'ai, moi, pour le lancement de mon livre. On avait prévu plein de choses hyper sympas. Et puis, en fait, on va attendre un peu. Et du coup, en attendant cette exposition, si on veut voir tes photos, est-ce qu'il y a un endroit ? Est-ce qu'on peut les voir sur ton compte Instagram ou il faut vraiment attendre que…
Non, alors écoute, elles sont postées. En fait, ce que je faisais, parce que j'avais quand même des... On avait un tracker sur cette Narscape, donc j'avais des copains et des gens même que je ne connaissais pas qui me suivaient en live. Et tu vois, c'est sympa de donner, pas des nouvelles, mais de partager avec eux ce que je voyais et ce que je faisais. Donc, je m'astreignais à poster des photos tous les jours, de bonnes photos faites avec justement mon appareil professionnel et pas des photos de téléphone.
Et voilà, donc sur mon compte Instagram, si vous remontez un peu dans le temps, effectivement, il y a déjà des photos de la Norscape. Bon, c'est des photos retouchées vite fait sur la route. Donc, évidemment, ce n'est pas la qualité de celles qui seront exposées, mais ça donne déjà un aperçu de ce que j'ai vu, de ce que j'ai vécu. D'accord. Et qu'est-ce qu'on mange ? Moi, c'est un sujet récurrent. Qu'est-ce qu'on mange dans ces pays du Nord ?
Alors, ça, c'est un peu le sujet qui fâche. C'est que j'ai mangé beaucoup, beaucoup, beaucoup en station service. Et ça, c'est raide. Parce qu'en partant d'Italie, c'est génial. C'est le paradis, tu t'arrêtes. Même dans n'importe quel supermarché, il y a des produits géniaux, trop bons et vive l'Italie. La France, c'est facile. Pareil, l'Allemagne, ça commence à se compliquer, mais on trouve de quoi manger.
Le Danemark, ouais. Vive les croquettes.
Et le Nord, surtout, il n'y a plus de resto, à part dans les grandes villes. Il n'y a plus rien. Je ne sais pas, c'est des petits villages un peu en bord de route ou de pêcheurs. Mais il n'y a pas de café, il n'y a pas de resto, il n'y a que du supermarché. Donc, j'ai fait beaucoup de supermarchés et puis de stations-services avec les voitures. Tu t'habitues, de toute façon, à la fin, tu as juste faim.
Donc, tu manges à peu près tout. Mais ce n'est pas un voyage gourmet, je dirais, les pays du Nord. après voilà j'avais cette trace je pouvais pas sortir vraiment donc j'ai pas j'ai pas exploré non plus le côté gastronomique tu vois j'ai mangé du renne quand même une fois voilà c'est pas très bon c'est pas très très intéressant mais forcément là-bas c'est du renne d'élevage donc c'est comme nos vaches ça se goûte et ce mythe des poissons séchés tout ça est-ce que tu as pu en goûter ou non j'en ai pas goûté alors je t'avoue que je me suis pas aventurée à faire des expériences culinaires même si le poisson séché c'est très beau j'en avais mangé en Allemagne pas mal justement sur la mer du nord mais là les trucs de supermarché enfin bon quand tu dois faire 200 bandes tous les jours tu cherches l'efficacité tu la joues sécurité et tu prends des trucs assez simples et surtout qui te nourrissent Parce qu'au début, c'est assez facile de gérer les repas.
Mais plus tu montes, plus tu as de la fatigue et tu as faim tout le temps. Donc, tu ne fais que manger. Plus ça va, plus tu roules et plus tu as faim. Donc, tu manges un monstre. C'est peut-être pour ça que je suis omnibulé par la bouffe. Et donc, du coup, parmi ces grands voyages-là, quel est ton prochain gros projet de ce type ? Est-ce que ça va être encore dans un cadre organisé comme la Northscape ou est-ce que tu prévois autre chose ?
Alors cette année, je m'étais inscrite à la Transcontinentale.
Et c'est annulé. Donc c'est repoussé l'année prochaine. Mais ça, c'était vraiment le gros truc parce que la Transcontinentale, c'est une preuve. Ça ne me sume pas en tant que telle pour des raisons légales, mais c'est un gros challenge. Mais là, c'est ça. C'est plus violent que la Norscape dans le sens où il y a un timing assez serré. Donc, ça, c'est repoussé. Alors, dis-moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que tu as découvert le vélo un petit peu comme moi il y a 4 ans.
Et plus ça va, plus tu veux repousser tes limites. Tu les cherches, tes limites. Je pense toujours, de toute façon. Ouais. Ouais, j'essaie. Et puis, si je me plante, c'est pas grave. C'est pas la fin du monde, mais c'est pour voir jusqu'où aller. Parce que je trouve ça assez fascinant. Tu vois, la Norscape, autour de moi, je pense qu'il n'y en a pas beaucoup qui pensaient que j'allais y arriver. Donc, c'était aussi pour leur dire, ben non, ou plutôt Bessie, tu peux le faire, tu peux y aller.
Il n'y a pas besoin d'être ultra fité, ultra sportif, ultra bon. Je me suis entraînée quand même. Je ne suis pas partie en s'y flottant. Mais c'est faisable. Et voilà, tu n'as pas buzz. C'est accessible pour, pas pour tout le monde, Mais pour tout le monde, pour toutes les personnes qui se poussent un peu et qui y vont. De toute façon, ces grosses courses, comme on dit, c'est une question de mental.
C'est plus qu'une question de physique à la fin. C'est tenir en solo tout seul pendant plusieurs jours. Alors que parfois, tu es au fond du trou et tu te demandes bien ce que tu fous là. Et quelle idée à la con tu as eu d'aller faire ça. Mais c'est d'attendre que ça passe. Ça passe toujours et puis de continuer. Mais tu as un goût pour le challenge. J'ai l'impression qu'à chaque fois, tu rajoutes une difficulté. Est-ce que la dernière grande étape, ce sera le tour du monde ?
Je ne sais pas, on verra. Mais déjà, si j'arrive à boucler la transcontinentale, pour moi, ce sera un beau challenge. Oui, c'est de voir jusqu'où tu peux pousser un petit peu plus loin. Tu vas repousser le bouchon à quelques centimètres. Du coup, tu as prévu autre chose ? Oui, j'ai plein d'événements qui se sont annulés. Je devais faire la North Trail.
Ça avait l'air trop sympa du bikepacking en gravel autour de l'île organisé par Rémi Quinquin et les copains de l'île. La BTR est décalée. Il y avait le gravel Nantes aussi. Ça avait l'air d'une journée trop chouette. Tout s'est annulé. Mais maintenant, j'organise des trucs avec des copains. On va faire le gravel dans les Vosges. C'est Naturist Bike, c'est ça à Nantes ? Non, c'était pas ça ? Non, c'était gravel ouest, je crois, gravel Nantes.
c'est la première fois qu'ils font ça c'était assez cool bon bah tant pis ça sera pour l'année prochaine et donc comme toutes les choses un peu organisées sont décalées ou annulées on s'organise nous-mêmes avec mes potes là on va faire dans 15 jours on va faire du travel dans les Vosges une trace qui était sortie sur le site bikepacking.com le fameux qui est un site génial au passage donc on va aller rouler ça ensuite je vais aller faire un peu de Love Tour.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un tour de France organisé par le magazine 200. Et cette année, ça fait le tour des micro-brasseries. Donc, il n'en faut pas beaucoup pour nous attirer pour aller faire ce genre de trip en vélo. Ça commence par la Bretagne. Donc, je vais aller faire le début de ça. Et ensuite, il y a les sept majeurs. Donc, c'est sept cols alpins avec mes copains du Wild Vélo Club en backpacking.
Donc là, on va aller voir un peu comment c'est la grimpette sérieuse avec un vélo chargé. Il y a quel col dans ce... Je ne connais pas cette épreuve. Enfin, ce tracé... Alors, je crois qu'il faut le faire dans un temps donné, mais nous, on le fait plus à la cool. On fait deux cols ou un col par jour parce qu'on a envie de se poser, de regarder le paysage et pas de rouler de nuit. C'est dommage de rouler dans la montagne et de rien voir. Donc, il y a Vars, il y a Isoar, Agniel, Samper, Fauniera, Lombarde et La Bonnette pour finir.
Avec que des beaux cols en plus. Le paysage a l'air magnifique. On va peut-être dévier un peu pour s'en faire un ou deux en gravel histoire de compliquer la tâche. Isoar et Agnès sont sur le tracé du Turanis d'ailleurs. Je vais regarder alors votre trace. Le Turanis, je crois que j'en ai parlé dans tous les épisodes de ce podcast. Moi, ça m'a marqué. C'est incroyable.
Mais à t'écouter comme ça, on a vraiment l'impression que tu passes le plus clair de ton temps sur un vélo. Est-ce que quand j'écoute le nombre d'événements auxquels tu pensais participer cette année, en fait, tu avais prévu de passer tout l'été sur ton vélo ? Un peu quand même. Après, il y a juste la TCR qui est un gros morceau qui va durer longtemps, mais le reste, c'est des trucs de quelques jours finalement. Tu arrives ça à Calais dans un week-end, tu vois, ce n'est pas énorme.
Après, l'avantage que j'ai, c'est comme je suis indépendante, je fais mon emploi du temps. Donc, je n'ai pas besoin ni de poser de vacances, ni rien du tout. Et puis, ça fait presque partie de mon taf maintenant, puisque j'emmène un appareil photo. Donc, je reviens avec de la matière.
Que tu proposes ensuite au magazine ? Par exemple, oui. Les 7 majeurs, normalement, ça va passer dans le cycliste.
Donc, ça va être des paysages magnifiques. Les autres, vu qu'ils sont annulés, on verra ça pour l'année prochaine. Mais oui, il y avait des choses de prévu déjà.
Super. Tu fais autre chose aussi, donc comme on vient de le dire, tu fais des piges pour des magazines, mais tu t'occupes d'une newsletter à destination des cyclistes, plutôt des cyclistes parisiens, mais a priori, ça peut intéresser un petit peu tout le monde.
Ça s'appelle La Map.
Est-ce que tu peux nous en dire plus ? D'où c'est parti ? Qu'est-ce que c'est exactement ? Tout à fait, tu as bien raison. La Map, c'est une newsletter qui concerne le vélo. C'était centralisé autour de Paris. Mais on est en train de l'ouvrir au National. Donc ça, c'est la grande annonce du jour puisque ça date d'il y a deux jours. Donc, scoop dans la roue. Donc, d'ailleurs, c'est un message à tous ceux qui m'écoutent et qui ont des choses à nous partager.
N'hésitez pas parce que là, on va relayer plus niveau France. Voilà, les événements, des sorties de livres. On a parlé du tien, de tout. En fait, tout ce qui concerne le vélo, des super parcours. n'hésitez pas, c'est sur lamap.cc. C'est notre site, vous pouvez nous envoyer un message.
Donc, Lamap, c'est parti. On est quatre copains à s'occuper de ça. C'est une newsletter, agenda. Donc, tous les jours de la semaine, il se passe quelque chose en vélo. Et en fait, on faisait des recherches pour nous, tu vois, de qu'est-ce qu'on va faire dimanche ou jeudi ou je ne sais pas quoi. Et puis, on a commencé à les accumuler. On s'est dit, mais c'est dommage, on fait quand même un travail de veille assez important. Pourquoi on ne partagerait pas ? c'est comme ça qu'est née la map donc on est quatre on roule souvent ensemble on a des parcours un peu différents donc on voit pas forcément passer les mêmes choses ce qui est bien donc on parlait surtout de Paris et de la région parisienne mais on partage aussi des films des livres, des blogs des traces, il y a plein de choses donc on a pas mal d'abonnés qui sont pas de la région parisienne parce que ça les intéresse pour ce qui se passe globalement.
Mais aussi, on a un ton un peu décalé vu qu'on n'est pas affilié à une marque. On a un ton un peu irrévérencieux parfois. Donc, ça fait rigoler beaucoup de monde aussi. C'est assez sympa à lire et c'est rigolo. Comme on est quatre, il y a des tons un peu différents. Ça s'adresse à tout le monde.
Et donc, c'est au format de newsletter. C'est quelque chose auquel on s'abonne. Oui, on s'abonne. On reçoit tous les 15 jours. Non, toutes les semaines, tous les dimanches soirs. Alors, il faut s'abonner sur lamap.cc. Et on a aussi une page Facebook, la map de la semaine, tout attaché, où là, on relève ce qu'on a écrit dans la map. Mais pour avoir les infos en avant-première, il faut s'abonner à la newsletter du dimanche soir. Ah, je ne savais pas pour la page Facebook, tu vois, je vais aller...
Si, j'ai essayé de te taguer sur le livre, mais je n'ai pas réussi, figure-toi. Ah, OK. Écoute, je vais aller voir ça. Voilà, et tu peux mettre un commentaire. Élogieux Évidemment J'espère que t'as un nom d'entrain Je ne sais pas qui c'est qui l'a écrit Mais alors cette personne doit être merveilleuse Évidemment Avec 5 étoiles Le meilleur livre de la décennie C'est pas du tout mon genre Bon mais Il y a une autre question aussi que j'ai l'habitude de poser Et je sais que tu as beaucoup de choses A nous dire par rapport à ça C'est que je posais la question mes invités de savoir quelle est la première chose qu'ils ont fait lorsque le confinement a été levé et je sais que toi tu t'es lancé encore un défi un petit peu au niveau de tous les défis que tu nous as racontés jusqu'à maintenant tu peux nous en parler un petit peu ouais alors il y a eu deux choses le premier truc qu'on a fait que j'ai fait quand le confinement le déconfinement a été annoncé c'est qu'on a été voir Jeanne avec qui on faisait du vélo en vidéo, qui habite en banlieue vers plaisir, et bien on a été la voir en vrai. Voilà, donc ça a fait une sortie de vélo avec les gens qui faisaient du home trainer. On a enlevé les vélos de home trainer, on les a pris et on a été boire des bières chez Jeanne. Ça fait un petit aller-retour sympa et de se voir en vrai après avoir fait de là.
Il y a un truc avec les bières. C'est une bonne raison. Plus tu fais de vélo, plus tu peux boire de bière. C'est l'avantage. Ouais, mais Jeanne n'a pas dû boire de bière avec vous, je pense. Non, mais Jeanne, elle avait des bières sans alcool parfaite donc on a fait ça, on a été faire un pique-nique barbecue chez Jeanne, c'était hyper sympa et de se voir en vrai c'était quand même chouette, fini le virtuel et ensuite effectivement on a pour les Parisiens on avait un kilomètre de circulation c'était un peu dur on était vraiment en ville et tout et le premier truc que j'ai envie de faire c'était de sortir de l'espace urbain et d'aller prendre l'air donc on a tracé j'ai modifié une trace qui existait déjà justement proposée par la map d'un cercle de 100 kilomètres puisque c'était le rayon dans lequel on était autorisé d'évoluer donc 100 kilomètres plutôt que de faire des allers-retours Paris 100 kilomètres, 200 bornes qu'on connait pas par cœur mais pas loin quand même, parce qu'on sort beaucoup au départ de Paris c'était d'aller sur de tracer un cercle de rayons de 100 kilomètres.
Donc au total, si tu fais 2 fois le rayon fois pi, ça fait 600 et quelques, 630 à peu près. À condition que tu tires droit le long du rayon, enfin le long du cercle. Voilà, ce qui est impossible. Au total, mon cercle faisait 750 bornes, forcément, puisque l'idée, c'était aussi de passer que par des jolies petites routes. Donc ça fait des petits détours. C'est un cercle un peu dentelé, mais c'était magique.
Donc, on est partis avec quelques copains en bikepacking. On a pris le train jusqu'à Noyon, qui est au-dessus de Compiègne, pour éviter la sortie de Paris, parce qu'on la connaît par cœur, c'est chiant. Puis, tu passes déjà sans borne à galérer. Donc, directement, pour être au cœur de la trace et de l'aventure, et hop, on a fait un cercle anti-horaire, donc remonté jusqu'en Normandie.
Finalement, 100 kilomètres autour de Paris, ça va assez loin. On est passé juste en dessous de Rouen. On est redescendu par le Perche. C'est magnifique, cette région. Ensuite, ça a frôlé à Orléans et ça a remonté par la Champagne. Voilà, en backpacking, à l'arrache, puisque tout était fermé. Même, c'était déconfiné, mais les cafés étaient fermés. Donc, on a mangé des pizzas emportées sur la place du village et puis bu des cafés dehors.
C'est une autre façon de faire, parce qu'on a toujours, quand on fait des voyages à vélo, il y a toujours un moment où tu rentres dans un café, tu te pauses, tu te réchauffes. Là, c'est impossible, en fait. On était dehors 24-24. Moi, je trouve que c'est ce qui m'a manqué le plus sur mes premières sorties après le confinement. Après le confinement, c'est justement, en plus, nous, on s'est tapé un temps de merde dans le sud. On s'est pris des grosses pluies.
c'est de ne pas pouvoir se réchauffer dans un café, partager un moment avec des gens vraiment d'être tout le temps dehors avec ton vélo je trouvais qu'il manquait un truc, même la petite bière de fin de journée, elle manquait je ne sais pas si ça t'a fait ça complètement, c'est ce que tu dis de pouvoir rentrer, se prendre un café se réchauffer avec une tasse, ce n'est pas juste un gobelet en carton que tu bois vite fait à côté de ton vélo et puis la bière de fin de journée c'est une vieille canette chopée à l'épicerie du coin tu perds un peu ce côté social mais bon comme on était on était à plusieurs on n'était pas tous soit c'était pas en solo donc ça restait très sympa et on a emmené deux copines qui n'avaient jamais fait de bivouac donc c'est un peu la grande première pour elles donc c'était très sympa le but c'était pas d'aller vite de toute façon après deux mois de confinement tu fais pas des 200 normes Très rapide, c'est quand même violent.
On se rend compte qu'on perd très, très, très vite. Mais c'était ultra sympa. C'est profiter des paysages et du moment avec les bottes. Du coup, vous faisiez combien de bornes par jour ? On a fait entre le premier jour, donc on a pris le train. On a fait entre 150 et 200 bornes par jour à peu près. On l'a bouclé. La géométrie a varié. Il y en a qui sont restées une journée, d'autres deux jours. Il y a une copine qui est revenue à la fin.
Donc, moi, je suis la seule à l'avoir fait quasiment en entier. Il me manque une toute petite part à la fin parce qu'il y avait des galères de train pour rentrer. Donc, il me manque 100 bornes, malheureusement. Ah, dommage. Oui, j'avais trop la flemme de faire un dernier bivouac. Je crois qu'on en avait déjà trois derrière. Et puis, voilà, j'avais envie de rentrer, en fait. Donc, il me manque 100 kilomètres, une petite part de quiche.
Et qu'est-ce que tu me posais comme question ? Oui, on faisait entre 150 et 200 bandes par jour. Tranquille, c'était vraiment à la cool à faire des photos, à s'arrêter, à faire des pauses pour regarder le petit lac ou le truc joli. C'était vraiment détente. Détente, 200 bandes par jour, tranquille.
On ne s'arrêtait pas des masses. Et surtout, il fait jour jusqu'à tard. Et comme on bivouaquait à l'arrache, même les campings étaient fermés, tout était fermé. Donc, il fallait attendre que le soleil commence à tomber pour se poser. Donc, de toute façon, on était dehors jusqu'à 21h. Enfin, sur la route jusqu'à 21h.
Bon, du coup, on arrive au mot de la fin. Comme à chaque fois, je laisse à mon invité. Donc, je te laisse terminer, conclure cette interview. Écoutez, pour les auditeurs, pour le mot de la fin, je dirais cette année, les vacances, ça va se passer en France.
Donc, allez-y, lancez-vous. L'aventure, aller au coin de la rue, finalement, il n'y a pas besoin de grand-chose en vélo, mais même aussi en randonnée, c'est cool, il y a tout à découvrir, finalement. Il y a plein de choses géniales juste autour de nous, donc il faut y aller, c'est facile, c'est beaucoup plus facile qu'on ne le croit. Et puis, il ne faut pas hésiter à prendre le train aussi avec son vélo, surtout les TER, c'est un réseau génial, et donc il faut l'utiliser pour qu'il perdure.
La SNCF, je crois, on a bien besoin, et plus on sera de cyclistes dans les trains, plus, ça sera facile de mettre des vélos dans les trains, donc voilà, je recommande fortement le TER, les autres parfois c'est un peu galère, puis c'est ça, voilà, allez-y, amusez-vous. Et le fait d'arriver en vélo, les gens, ils vous accueillent d'une façon vraiment différente par rapport à une arrivée en voiture, c'est que quand tu te dis au mec, ouais, j'arrive, je viens de 200 km plus loin, il dit, ah ouais, quand même, tout ça pour venir boire un café dans mon bar ou découvrir, je ne sais pas, le coin, etc.
C'est chouette et les gens sont toujours prêts à aider quand on est en vélo, je trouve. Il y a quelque chose de magique. Et puis, ils veulent voir les vélos, ils veulent voir comment tu as chargé tes affaires dessus. Oui, tout à fait. Non, c'est un vrai moi, un vrai vecteur de rencontre, le vélo, dans tous les sens du terme. Souvent, ils te plaignent plus que de raison. Ils pensent que tu as J'ai grabé la Brest, mais c'est rigolo.
Ouais, ça dépend dans quel état t'arrives, au bout de ta vie. Tout cramé parce que t'as oublié de mettre de la crème solaire et tout. Ils ont un peu pitié en général. Des lunettes de soleil.
Le pire étant les lanières du casque, quand même. En trace de bronzage pourri, celle-là, elle est pas mal. J'avoue, ça t'est déjà arrivé ? Là, j'ai chopé un nouveau casque avec des petites lanières toutes fines. donc ça c'est cool mais ouais tu sais les grosses lanières sur les joues c'est horrible enfin là c'est vraiment enfin c'est drôle puis ça part de toute façon c'est pas bien grave mais c'est moi j'ai eu des bonnes marques de bronzage un peu ridicules c'est que j'ai des gants enfin des mitaines avec des petits trous sur le dessus donc tu sais ça me fait des mini coups de soleil comme des petits pois on dirait que j'ai une maladie j'ai déjà mis ça aussi ouais les mitaines c'est à double tranchant il vaut mieux éviter je crois ouais non mais si tu tombes c'est quand même pas mal.
Il ne faut pas tomber. Non, il ne faut pas tomber. Mais bon, voilà. Ça apporte un petit peu de confort quand même. OK, bon, super. Écoute, encore merci, Sophie, d'avoir accepté mon invitation, d'avoir participé à ce podcast. Merci, Laurent. C'était important pour moi de te recevoir parce que tu m'as aussi invité plein de fois à des expos, des choses comme ça.
En espérant qu'on en refera une. J'espère aussi, j'espère. Oui, après, la vie va reprendre son cours. Il n'y a pas de raison.
Écoute, hier, c'est le jour de sortie de mon livre. J'ai essayé de le trouver parce que, pour la petite histoire, je ne l'ai toujours pas. Et j'ai fait un petit peu le tour de tous les centres commerciaux pour essayer de trouver une librairie, même une grande, parce que je sais qu'il est quand même assez bien diffusé. Quand je vois le monde qu'il y a dans les centres commerciaux, Je me dis que finalement, c'est de l'excès de zèle de ne pas faire des événements dédicaces pour la sortie.
Oui, non, c'est clair. C'est même un peu frustrant, mais bon, c'est un autre sujet. Voilà, ça va revenir. Du coup, si les gens veulent te retrouver, c'est principalement sur Instagram ou comment on peut ? Oui, alors sur Instagram, mon nom, c'est Sophie Gâteau. Donc Sophie comme le prénom et Gâteau comme un gâteau. Sinon, mon pseudo-Instagram, c'est sophigato, S-O-F-I-G-A-T-O.
Et j'ai un site. Voilà, donc là, il y a des photos en meilleur def. Il y a d'autres choses, il y a des articles, il y a des films. Donc ça, c'est sophigato.com. Bon, dans la roue, c'est fini pour aujourd'hui.
Rendez-vous la semaine prochaine, si tout va bien. Parce que oui, effectivement, j'ai sauté, pour la sortie de mon livre, j'ai sauté une semaine. Je vous prie de m'en excuser. Et du coup, je ne connais pas encore le prochain invité. non plus, mais ça sera bien, je vous le promets. N'hésitez pas à vous abonner toujours, n'hésitez pas à écouter les premiers épisodes si vous découvrez ce podcast avec Sophie. Et à très bientôt !