
Notes de l’épisode
Ancien footballeur professionnel, mon invité du jour est devenu au fil des années une personnalité incontournable dans le milieu des critériums pignon fixe et plus largement dans celui de l’organisation d’événements cyclistes.
Avec WishOne, la marque de vélos haut de gamme qu’il vient de lancer, il élargit peu à peu son domaine de jeu au Gravel tout en conservant dans son ADN les valeurs propres à la communauté pignon fixe.
Dans cet épisode, il nous racontera comment la crise sanitaire a bouleversé l’organisation de ses différentes activités et comment il voit l’avenir.
Bonne écoute !
WishOne : wishonecycles.com
Instagram : @wishonecycles / @lalmax
Musique :
hila (Artyom – David Kiledjian) / Miropé feat Miguel Atwood-Ferguson © 2020
Sampa The Great / Final Form © 2019
Transcription
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Ancien footballeur professionnel, mon invité du jour est devenu au fil des années une personnalité incontournable dans le milieu des critériums Pignon Fix et plus largement dans celui de l'organisation d'événements cyclistes. Avec Wish One, la marque de vélo haut de gamme qu'il vient de lancer, il élargit peu à peu son domaine de jeu au gravel tout en conservant dans son ADN les valeurs propres à la communauté Pignon Fix. Dans cet épisode, il nous racontera comment la crise sanitaire a bouleversé l'organisation de ses différentes activités et comment il voit l'avenir.
Je m'appelle Laurent Bellando et aujourd'hui, je vous invite dans la roue de Maxime Poisson.
Salut Max, comment vas-tu ? Salut Laurent, écoute, ça va super bien, merci de m'appeler. Ah bah non, écoute, ça me fait vraiment super plaisir de te recevoir dans ce podcast parce que, bon, tu le sais déjà, mais tu fais partie des gens qui m'ont beaucoup influencé et en tout cas qui m'ont beaucoup appris sur ma pratique du pignon fixe.
Mais avant que tu nous expliques un petit peu tout ça et que tu nous racontes qui est Maxime Poisson, J'ai envie de te demander un petit peu, comme à tous mes invités, quelle est ton humeur musicale aujourd'hui, Maxime ? Mon humeur musicale ? Écoute, bizarrement, pendant le confinement, je n'ai pas spécialement écouté de la musique par rapport à d'habitude. J'ai plus regardé des reportages sur le vélo.
J'ai regardé un peu des séries comme Tiger King, par exemple.
Au niveau musique, non, je n'ai pas eu une grosse activité pendant le confinement. J'ai beaucoup lu au niveau des films, des reportages sur le vélo. J'ai adoré le reportage sur la L. Wilcox. I just want to write. Exactement, c'est ça.
Mais sinon, d'une manière générale, c'est pas très original, mais j'aime un peu tout et la Constance, c'est plutôt le rap. D'accord, tu me laisses choisir un morceau. Parfait.
Alors du coup, mais qui est ce Maxime Poisson, Max ?
Présente-toi un petit peu, d'où viens-tu ? Alors rapidement, pas mal de gens le savent, mais je suis averroné. Voilà, je suis averroné, j'ai 46 ans, je suis marié, j'ai trois enfants et je vis à Dijon depuis 18 ans maintenant. Ça va bientôt être la ville où j'ai passé le plus de temps dans ma vie.
Je suis un ancien footballeur professionnel. J'ai fait pendant 15 ans une carrière de footballeur, notamment en Ligue 2 en France et puis un peu à l'étranger.
Et je suis passionné de vélo depuis une douzaine d'années.
Ça fait partie intégrante de ma vie par rapport à la façon de vivre, de se déplacer, de s'amuser, de faire du sport.
Alors, comment on passe du football au vélo ? Tout simplement, quand j'ai arrêté ma carrière de footballeur, pendant trois ans, j'ai quasiment fait zéro sport.
Et mon corps qui, mine de rien, était peut-être physiologiquement habitué à travailler tous les jours.
J'avais un vrai manque, j'avais pris un peu de poids. Donc, je cherchais une activité. J'ai fait un peu de course à pied, mais ça me faisait un peu mal aux genoux, aux tendons, etc. Et finalement, j'avais fait un peu de vélo quand j'étais gamin en Aveyron, chez moi. Et finalement, je me suis remis à faire du vélo. Et c'est un sport qui est porté, qui est doux.
Bon, qui est très difficile après, quand tu commences à t'entraîner un peu. Mais au final, j'ai commencé comme ça. J'ai pris une licence rapide au SCO Dijon. Et puis, j'ai rencontré une bande de jeunes il y a une dizaine d'années, peut-être un poil moins. Et je suis arrivé dans le pignon fixe comme ça. C'est le DMC. Voilà, le Dijon Moustard Crow, exactement. Mais alors, j'imagine que quand on a eu une carrière professionnelle de sportif, quel que soit le sport, et qu'on se met en vélo, on s'y met plutôt de façon rigoureuse et intensive ou tu t'y es plutôt mis façon chill ?
Un peu les deux. Au tout début, c'était vraiment chill. Au début, c'était vraiment pour avoir une activité. Je faisais une sortie par semaine. Par contre, tout de suite, je me suis... Parce que comme j'ai créé mon entreprise Sport Unit, et que finalement, je suis parti avec pas grand-chose. Ça paraît paradoxal, j'étais footballeur professionnel, mais c'était dans les années plutôt 90, c'est pas 90, 2000.
Et finalement, comme je n'avais pas de gros moyens, J'ai pris un vélo, je n'avais pas de voiture, donc je me déplaçais à vélo tous les jours. Donc là, c'était vraiment dans une logique à la fois économique, mais aussi bien-être, écologique, etc. Et au niveau du sport, je faisais une fois par semaine, une sortie le week-end ou deux.
Et finalement, de fil en aiguille, le fait d'organiser des courses, le fait de se piquer au jeu, ça devient un peu plus sérieux. Et il y a eu des années où je me suis bien entraîné.
Après, moi, j'étais plutôt un sprinter. Donc, dans le vélo, il vaut mieux avoir des qualités d'endurance.
Et finalement, je m'entraîne un peu, je pars à l'aventure. Je fais plein de choses. Je fais plein de choses différentes, en fait. Je fais de la piste, je fais du gravel, je fais de la route. Je fais plus du BMX parce que depuis qu'on avait fait le lendemain de la petite course, justement. On avait fait une initiation à 50 ans Niveline avec Sport Unit de BMX et de pistes et je m'étais fracassé le menton au BMX.
Ah, je me souviens de cette histoire. Pour ceux qui ne savent pas, la petite course c'est un critérium pignon fixe que j'ai organisé avec des amis dans Paris et donc auquel tu avais brillamment participé même, je crois. J'y ai participé deux années et j'ai été une fois en finale ou les deux fois peut-être les deux fois en finale mais après j'étais derrière ouais parce que alors donc du coup t'as pas choisi n'importe quel vélo t'es quand même un gros fan de Pignon Fix et beaucoup de gens te connaissent par rapport à ça alors tu en parlais là rapidement t'as organisé des courses de Pignon Fix nous on s'est personnellement rencontrés c'était à la redresse à Berlin si je me trompe pas donc est-ce que tu peux nous parler de ce vélo un peu particulier alors un vélo de pignon fixe en fait aujourd'hui ça c'est un poil démocratisé mais clairement c'est un vélo de piste l'histoire si je ne me trompe pas c'est dans les années 80 les coursiers à vélo à New York ou notamment aux Etats-Unis qui connaissaient un peu la crise c'est des gars comme les coursiers qu'on a aujourd'hui en France depuis quelques années depuis une quinzaine d'années c'est des gars qui font à peu près 100 bornes par jour etc. Donc le vélo s'use il y a beaucoup d'entretiens et en fait quand ils ont connu cette crise là ils se sont dit il faut qu'on ait plus de câbles, il faut plus qu'on ait de patins et ils ont transformé un peu leur vélo, ils ont fait des conversions pour les passer en pignon fixe ce qui permet finalement, il n'y a pas de frein mais avec une certaine technique, on peut s'arrêter.
Et quand la mode est arrivée un peu en Europe et en France, comme on avait historiquement des vélodromes en France, il y a pas mal de gens qui ont été vider un peu les vélodromes pour sortir les vélos de piste dans la rue. Et aux États-Unis, c'est ce qui s'est fait aussi. Et puis David Trimble a organisé, sans le vouloir, a lancé une espèce de phénomène autour de la course pignon fixe et voilà donc d'ailleurs pour la petite histoire c'est pas lui qui a lancé le premier Criterion donc là on est en train de parler du Red Hook du Red Hook c'est pas lui qui a lancé le premier Red Hook c'est ses amis qui l'ont lancé pour son anniversaire en fait ils lui ont fait la surprise puis finalement il y a eu je ne sais plus combien de saisons et puis dans plusieurs pays et d'ailleurs c'est Cassie Lloyd qui a gagné ce soir-là ils étaient 25 à son anniversaire.
C'est une nana qui a gagné le premier EduCrit, en fait. Elle a explosé tout le monde, en fait. Ce qui prouve que déjà, le pignon fixe était en marge de l'univers cycliste. Oui, mais après, c'est des gens qui ont baigné dans le monde du vélo qui étaient présents ce soir-là, quand même.
Mais donc, pour en revenir sur le vélo de pignon fixe, ça a apporté aussi une certaine approche du vélo, urbaine, une certaine idée de la liberté, du mouvement, être toujours en mouvement, pédaler, le risque, l'adrénaline. C'est ce qui t'a attiré vers ce type de vélo ? Oui, l'objet aussi en lui-même, un vélo très épuré,
ce que je perpétue aujourd'hui avec Wishwan, on en parlera après, ma marque de vélo. Mais il y a un peu tout. En fait, j'ai découvert les vélos à pignon fixe via les vidéos virales, etc. et internet. Parce que quand je me suis mis à me déplacer en ville, je cherchais un vélo épuré, etc.
Et la vraie révélation, ça a été quand j'ai rencontré justement les gars du DMC lors d'un aller 4 à Dijon. C'était en 2012. Donc là, vraiment, tu as eu le choc. Tu t'es dit, waouh, c'est ce type de vélo que je vais faire. Oui, j'en avais déjà eu un, mais je me l'étais fait piquer. Et en fait, quand je m'étais pointé à cet Alley 4, j'avais un vieux vélo de route retapé.
Et par contre, tous les gars du DMC, ils étaient en pignon fixe. J'ai fait l'Alley 4 avec eux, on a fait une équipe. Et c'est comme ça que je me suis lancé à fond dans l'aventure. Tu t'es lancé à fond dans l'aventure jusqu'à organiser, excuse-moi du peu, le premier Criterium pignon fixe. en France ? Alors, il y en avait eu un à Levallois, je pense, avant.
Il y avait eu des initiatives.
Mais, effectivement, la National Moutard Cris, ça a été peut-être le premier critérium pignon fixe 100%. C'est-à-dire que, je crois qu'à Levallois, il y avait en même temps un critérium route, etc.
Mais, ce n'est pas le sujet. En fait, si tu veux, on commençait à faire du... Enfin, ce n'est pas qu'on commençait, On faisait du pignon fixe à Dijon, on faisait même du bike polo, on faisait plein de choses.
Et c'est justement le Red Hook. On s'est dit, on voulait aller à Milan faire la course. Et puis un jour, dans un bar, on a tous, on avait un peu picolé. Et puis moi, j'ai dit les gars, mais pourquoi on ne lance pas un crit nous ? Et moi, j'avais mon entreprise de marketing et on a lancé un brainstorming.
on a trouvé le nom, le National Moutard Crete.
Et voilà, c'est comme ça que c'est parti. Est-ce que ton entreprise, tu nous parles de Sport Unit, en fait, c'est ça ? Oui, tout à fait, oui. Et donc, c'est un petit peu le support de toutes les courses que tu organises, le Sport Unit ? Oui, oui, c'est entre guillemets, c'est Sport Unit qui organise. Et après, à Dijon, on a une équipe de malades, c'est le service course Sport Unit. Il y a à peu près 50 personnes qui ont peut-être, je ne sais pas, Même pas à 25 ans de moyenne d'âge.
Peut-être un peu plus maintenant.
Mais parce qu'il y a les parents qui ont rejoint. Il y a la famille. Mais voilà, on a une super équipe qui organise l'écrit et qui est habituée à la fois accueillir les coureurs dans les bonnes conditions et assurer une course de haut niveau, un niveau de sécurité suffisant et de fun et de plaisir. Est-ce qu'il y a eu combien d'éditions du National Motor Trip ?
Alors, il y en a eu six.
La septième qui devait avoir lieu l'année dernière a été remplacée par la Fix Nations Cup qu'on a accueillie à Dijon. Oui, donc tu peux nous en parler un petit peu ? Oui, alors la Fix Nations Cup, en fait, ça a été peut-être l'événement le plus incroyable qu'on ait pu organiser parce que clairement le Red Hook Criterium était considéré comme le championnat du monde des équipes de marque, en fait, des équipes privées ou des riders individuels.
Et moi, je me suis dit, mais nous, Dijon, pour qu'on continue à accueillir les meilleurs riders du monde, il faut que, et pour continuer à ce que le sport se développe, il faut trouver une idée, quoi. Et je me suis dit, mais pourquoi pas organiser la première édition, la première course qui va rassembler les équipes nationales ? J'en ai parlé avec David Trimble, on en a parlé longtemps, Et il m'a dit, vas-y, moi je te suis si tu lances le truc.
En fait, pour la petite histoire, au début, on devait faire les qualifications de la Fixed Nations Cup uniquement avec les quatre Red Hooks et le National Moutard Crit. Finalement, le Red Hook a eu des petits soucis au niveau des sponsors. Et ça a bien fait les choses, puisque Brooklyn et Milan sont restés dans les phases qualificatives en 2018.
Mais j'ai passé avec 25 critériums dans le monde entier un partenariat pour que les coureurs puissent se qualifier et collecter suffisamment de points pour faire partie de leur équipe nationale.
Donc c'est assez simple, les coureurs devaient s'inscrire sur une plateforme,
dire je m'appelle un tel, j'ai tel âge et je suis sélectionnable pour tel pays, les filles et les garçons. Et dans les 25 critériums qui étaient référencés,
s'ils étaient parmi les meilleurs de leur nation sur ce critérium-là, ils marquaient des points, Mais les organisateurs m'envoyaient les résultats et moi, je faisais les classements. Et on est arrivé avec les cinq meilleurs garçons, les cinq meilleures filles de chaque pays dans l'année. Ils sont venus à Dijon pour représenter leur pays.
On est complètement dehors de l'UCI, complètement dehors du milieu fédéral. Il a fallu tout inventer. Justement, c'est une question que j'allais te poser. Quel est ton rapport justement avec les fédés par rapport à ce type d'événement ? Disons qu'ils ne m'ont jamais contacté, donc je n'ai pas de rapport avec eux là-dessus.
Je n'ai jamais non plus cherché à les contacter. Parce que si je pose la question, c'est qu'en fait, historiquement, c'est vrai que l'opinion fixe n'est pas étiqueté. Il n'y a jamais eu vraiment de fédé derrière. C'est quelque chose d'un petit peu sauvage. Disons que c'est quand même un truc hors système. Et on le voit, de toute façon, avec ce qui se passe aussi depuis quelques années, notamment en France, mais dans tous les pays, c'est un peu pareil.
Aussi, la crise, ce qu'elle fait apparaître en ce moment.
Au début, on était obligés d'avoir un partenariat avec le comité départemental de cyclisme. Parce que quand tu es allé voir la préfecture pour organiser une course de pignon fixe, déjà, ils ne connaissaient pas, mais la fédération non plus. Mais moi, comme j'ai des bonnes relations avec le comité départemental de Côte d'Or, de Sikis, j'avais des autorisations, en fait.
Après, il y a eu un changement de réglementation où, à partir du moment où on était sur une seule commune et que le maire était d'accord pour accueillir la course, l'avis du comité n'était pas nécessaire.
Donc, finalement, on a réussi à... Et notamment en regardant... Tout le monde a apporté sa pierre à l'édifice. C'est-à-dire que tous les critériums qui ont... tous les différents formats qui ont existé, tous les critériums qui ont eu lieu, chacun apportait une petite nouveauté. Il y avait beaucoup d'innovation, beaucoup de nouvelles choses pour donner envie aux coureurs de participer.
Et donc, on est plutôt hors fédération. Et en plus, ce n'est même pas le fait de dire « non, non, on ne veut pas bosser avec vous ». C'est surtout qu'aujourd'hui, je pense qu'ils ne nous apporteraient rien, de plus. Après, s'ils ont des projets, s'ils peuvent apporter quelque chose, pourquoi pas ? Parce qu'il y a eu un moment où ils ont lorgné un petit peu sur cette pratique.
Oui, mais si tu veux, pour quelle raison ils lorgné ? C'est ça qu'il faut se poser la question. Est-ce que c'est parce que pour développer la pratique du vélo d'une manière générale, qui est en théorie le rôle d'une fédération, ou est-ce que c'était pour essayer d'avoir plus de subventions, plus de sponsors, plus de partenaires, etc. Donc là, on s'aperçoit qu'il y a, encore une fois, je trouve qu'il y a une remise en cause d'un peu tout en ce moment.
Et j'ai l'impression que même dans les instances sportives, on se rend compte que la pratique doit être au cœur, même s'il y a le sport business, etc.
Je pense que les fédérations qui n'ont pas compris que la pratique est essentielle, mais pas seulement pour choper des subventions de la part de l'État, parce qu'on a tant de licenciés dans notre fédération, ça permet d'avoir tant de subventions. Non, c'est former, éduquer ou accompagner les enfants à grandir, les familles à vivre leur passion, etc.
Donc, je pense qu'il y a quand même une prise de conscience et le vélo, on y est en plein dedans.
Parce que le pignon fixe a une force qui est à la fois une faiblesse qui est que, selon moi, c'est un super tremplin vers le monde du vélo tout court, que ce soit le vélo de route ou le gravel. Mais du coup, on voit que clairement, ça fait des hauts et des bas.
Là, on est clairement dans le bas. Qu'est-ce que tu dis, toi, à ceux qui pensent que le pignon fixe s'est terminé, en tout cas tel qu'on l'a connu il y a 3-4 ans ? Parce que par exemple, il n'y a pas eu un M.C. cette année. Alors là, en 2020, il devait y en avoir un, mais le coronavirus a tout arrêté. Il devait y avoir un M.C. cette année.
Voilà, je réfléchis quand même quelque chose à une petite forme de rassemblement au mois de septembre. Mais bon, le cannerie va être chargé. Mais bon, un petit crit, ça pourrait être pas mal. Mais clairement, je pense que la pratique du pignon fixe, elle était à deux niveaux. Elle était au quotidien, ceux qui font du fixe pour se déplacer, etc.
Donc ça, elle a peut-être diminué, mais pas sûre. Je n'en sais rien. Et après, il y avait la compétition. Et la compétition, il y a eu son apogée avec les quatre Redouks, Milan, Barcelone, Londres, Brooklyn. un championnat de très haut niveau qui a instauré des règles spécifiques.
Nous, à Dijon, on faisait même des contrôles antidopage.
Donc là, c'était un peu l'apogée, mais sans sponsor, c'est impossible. Donc nous, on y arrivait à Dijon parce que justement, il y avait Sport Unit et l'équipe organisatrice qui est incroyable et les entreprises locales qui jouaient le jeu, etc. Mais le Red Hook, par exemple, ne continue pas parce que c'est qu'une histoire de sponsor. Et en fait, ce marché-là, pour les marques de vélo, ça a été pendant longtemps, enfin, pas dans longtemps, mais pendant dix ans, une antichambre en disant, allez, on va profiter de l'image parce que tous les gens qui participaient au début et même un peu après étaient un peu à part quand même.
C'était des gens qui sont des milieux plutôt artistiques ou urbains ou un peu décalés, etc. Donc, beaucoup de créativité, beaucoup de fun, beaucoup de parties, de fiestas, etc. Et voilà, des tenues qui sortaient d'ordinaire, des vélos, des fusées, des Formules 1.
Et au final, je pense que les marques de vélo se sont dit, allez, on va profiter de ça. Mais bon, nous, ça ne nous fait pas gagner d'argent, donc on ne va pas mettre d'argent dedans. Et ça a été ça le problème. Pour moi, la preuve, c'est que, en tout cas, c'est que ceux qui pensaient ça se sont trompés. Et ceux qui pensaient l'inverse ont eu raison. c'est qu'aujourd'hui avec l'essor du gravel on voit que les marques historiques du gravel que ce soit Baumtrak que ce soit toutes ces marques là maintenant finalement sont dans le haut du panier des fabricants de gravel notamment et qui se mettent aussi à faire du route et alors transition toute adaptée et toi notamment puisque tu as lancé une marque de vélo tout à fait en fait si tu veux Tu as tout à fait raison là-dessus, c'est que les codes du pignon fixe et les gens qui faisaient du pignon fixe ou qui continuaient à en faire un peu encore ont pas mal basculé sur le gravel, effectivement.
Et les marques qui ont capitalisé, qui ont compris ces codes-là, cette nouvelle façon de faire du vélo,
ont peut-être une petite avance sur les autres. Après, le gravel en lui-même, c'est quelque chose qui est incroyable. C'est un vélo qui, en plus, rappelle à ceux qui faisaient de la route ou du pignon fixe. Ils sont sur une position du vélo qu'ils connaissent. À l'inverse du VTT, ou si tu n'es pas un spécialiste du VTT, c'est compliqué techniquement, etc.
Après, moi, oui, j'ai lancé une marque, mais c'est incroyable cette histoire parce que ce n'était pas du tout prévu.
Voilà, c'est une aventure. Parce que justement, j'allais te demander qu'est-ce qui a provoqué cette envie de créer une marque ? En fait, je l'ai raconté plein de fois. Mais pour résumer, j'étais en Aveyron chez moi en vacances. C'était à Noël en 2017, je crois. Noël 2017.
Et il y a FX Blanc qui m'appelle. On se voyait souvent. qui est un ancien de chez Mavic, qui est à Véronay. On se retrouve dans un bar pour le café, ce n'était pas pour l'apéro. Je vois qu'il se passe beaucoup de choses dans les bars avec toi, Max.
C'est vrai, ben oui. On devait aller rouler, et puis le temps était mauvais, donc on s'est retrouvés pour le café. Et il y avait Alex Guiral, qui est un ingénieur, un ancien de chez Sun, qui fait plein de vélos pour pas mal de marques et qui est averroné aussi, qui est un gars génial. Et c'est en discutant avec Alex, en lui parlant du pignon fixe, et c'est là où il me dit, mais Max, si tu veux, un jour, je te dessine ton pignon fixe.
Je n'en ai jamais fait, mais j'ai fait des vélos de route, j'ai fait des vélos de graveur, j'ai fait des vélos de compétition, de VTT, de BMI, de tout.
Et l'idée, elle est partie comme ça, mais pas plus. Et puis, quelques semaines après, je le recroise, Il me dit « alors, on le fait ce vélo ? » Et puis, je dis « vas-y, dessine. » Et puis, il l'a dessiné. FX, il suivait ça un peu de loin parce que lui, il était chez Mavic, etc. Et quand Alex a fini le dessin, il a fait une étude incroyable.
Il a discuté avec des gars ici de Dijon, des gars qui roulent bien, etc. Il a fait une étude comparative sur tous les modèles du marché, etc. et il a sorti une géométrie qui me semblait vraiment parfaite pour l'opinion fixe le choix aussi des matériaux et en fait j'ai contacté SIFAC tout simplement parce que j'avais vu une interview d'Emeric Lebrun il y a 5-6 ans sur FR3 Loire où j'avais vu ça sur Facebook son discours m'avait plu sa passion, sa vision d'entrepreneuriat etc et quand je lui ai parlé de mon projet, il m'a dit, c'est quelque chose qu'on ne fait pas d'habitude, mais on va être partenaire de Wish One.
Parce que Sifak, c'est un des plus gros, si ce n'est le plus gros, artisan cadreur français, c'est ça ? Donc, les vélos Wish One, c'est le nom de ta marque, sont faits chez Sifak aujourd'hui ? Voilà, sont faits à l'affût dans la commune de Homme, dans le 37, l'Eindre-et-Loire. Ils sont designés en Occitanie par Alex Guiral.
Et ils sont pensés au niveau, tout le reste, du côté de Dijon. Ils sont testés en Aveyron et fabriqués en France, à l'affût à Parsifac. Et quand il a sorti le premier vélo, quand on a fabriqué le premier vélo, moi j'ai eu la chance de rouler sur énormément de vélos pignons fixes.
Je n'ai pas combien de critères dans ma vie parce que j'en profitais. Le fait d'être organisateur, je me déplaçais aussi beaucoup pour rencontrer les riders, les team managers, les autres organisateurs. Oui, et puis ça devient vite une famille. Complètement. Et donc, un vélo de pignon fixe, même si je n'ai pas un niveau de vélo énorme, je sais ce que c'est. Et là, le Wish One, Criterium, une tuerie.
Mais vraiment, c'était au-delà de ce que j'espérais. Et la qualité de finition, etc. Enfin, hallucinant. Hyper rassé, parce que je l'ai vu, il est magnifique. Et en fait, c'est là où FX m'a poussé, elle m'a dit, pourquoi tu ne lances pas une marque, etc.
Et donc, voilà, le Wichwan est né. Et finalement, par une édition limitée Pignon Fix, qui s'est vendue, 10 vélos, à des prix quand même qui sont un peu inhabituels dans le monde du Pignon Fix. Mais vu le travail qu'il y a, vu derrière tout ce que ça génère, parce qu'il faut savoir que, pas que grâce à Wish One, bien évidemment, mais SIFAC, depuis le début où j'ai commencé à bosser avec eux et aujourd'hui, la production des Wish One, mais aussi ils ont relancé la marque Meral, etc., a fait qu'il y a deux jeunes cadreurs, depuis qu'ils ont rejoint l'équipe, Et ça, je trouve ça exceptionnel.
Il y a une vraie volonté de la part d'Emerick de créer de l'emploi, de faire des beaux vélos, etc. Donc au final, et quand je vois le travail qu'il y a sur le vélo,
c'est presque... Wichwan, on fait finalement peu de marge, on le vend presque pas assez cher. Mais bon, voilà. Après, c'est plus du prototype, parce qu'entre nous, et puis tu le sais très bien, parce que tu as fait plus de critérium que moi, mais t'as pas envie qu'un vélo comme ça finisse dans la barrière ouais mais moi le premier j'ai fini dedans donc avec un richard ah bah oui j'ai tombé au moins trois fois avec après l'avantage c'est que c'est du cadre artisanal en acier ça se répare quoi ouais ouais et puis surtout j'ai eu de la chance parce que bon peut-être que inconsciemment j'ai voulu protéger mon vélo mais il a rien eu pendant les trois chutes que j'ai fait j'en ai fait une au Reduc à Milan on était en pleine vitesse c'était tout le pas qui est tombé j'en ai fait une à Amsterdam où il y a un gars qui a pété sa chaîne devant moi donc on est tombé à 3 et puis l'autre chute, je ne sais plus où mais voilà si tu veux ça, ça a été le lancement de la marque et après en voyant le phénomène Gravel on a décidé avec Alex Alex Guérald, l'ingénieur FX qui suivait ça aussi en tant que Camille, etc., on a décidé de faire un gravel.
Et le concept a été plus loin que ça. C'est un SUV, en fait, un Sport Utility Bicycle, un peu comme le SUV en voiture. Et en fait, le challenge que j'ai proposé à Alex, ça a été de dire il faut aujourd'hui les marques aujourd'hui tout le monde fait des bons vélos ouais enfin donc ouais t'es sympa d'une manière générale c'est bien ouais mais je sais j'ai pas tout testé mais si tu veux un bon vélo t'en trouves un tu vois mais les marques de gravel enfin les marques qui font des vélos gravel elles font des vélos pour aller sur le chemin nous on s'est dit dans ce concept SUV il faut que le vélo déjà soit performant sur la route parce que si tu as la chance ensuite d'avoir deux paires de roues tu vas avoir un seul vélo et les choix des tubes les choix de la géométrie vont faire que s'il est performant sur la route il va être performant sur les chemins je reviens juste sur quelque chose que tu viens je fais une parenthèse sur quelque chose dont tu viens de parler qui est si tu as deux paires de roues tu vas pouvoir choisir un petit peu ton usage finalement alors c'est quelque chose que plein de monde touche du doigt en se disant tiens ça serait top ça me permettrait d'avoir qu'un seul vélo mais au final moi ce que j'en ai entendu et ça m'a un peu dissuadé pour mon propre vélo c'est que en fait à chaque fois que tu changes les roues il faut tout régler quoi donc ça se fait pas aussi simplement que ça quoi alors écoute avec un Wish One honnêtement pas du tout non mais plus sérieusement moi je suis pas je ne suis pas le meilleur en mécanique.
Et en plus, pour répondre à ta question, clairement, quand on a lancé le Wesson SUB, je me suis dit, je ne faisais que du pignon fixe ou que de la route. Je n'allais jamais dans les chemins, ce n'est pas du tout mon trip. Et je me suis dit, il va falloir quand même que je m'y mette. Parce que ça serait con que si on a un vélo qui va dans les chemins et que je n'en fais pas, ça ne le fait pas.
Et en fait, ça a changé ma façon de faire du vélo, ça a changé ma vision du vélo aujourd'hui. Je fais presque plus de chemin que de route, etc.
Par contre, j'ai encore envie de faire des cycles sportifs, j'ai encore envie de faire de la route. Donc, d'une manière générale, la semaine quand je vais rouler, je garde mes roues gravel parce que voilà. Par contre, si je sais que je fais une sortie que route, j'ai la chance d'avoir deux paires de roues. Et là, honnêtement, je n'ai pas du tout de mécanique à faire.
Derrière, on a le système d'attache speed release de Mavic.
Qui est une petite merveille. Moi, pour l'avoir sur mon vélo, c'est génial. C'est super, oui. C'est super.
Et je n'ai pas du tout de modif à faire au niveau des plaquettes.
Je ne sais pas d'où ça vient, mais en tout cas, avec un Wish One. tu n'as pas besoin de faire de... Et véritablement, alors après, le choix des pneumatiques est hyper important parce que tu peux très bien avoir qu'une seule paire de roues polyvalente, mais par contre, effectivement, si tu veux faire 100% de route et que tu as des pneus gravel, ça peut être compliqué.
En fait, d'un côté du curseur, tu as vélo de route, compétition, de l'autre côté, tu as le VT, ou on va dire le Monster Cross et c'est à toi de définir un petit peu où tu vas placer le curseur pour savoir si ton vélo va être polyvalent mais plutôt d'un côté ou plutôt de l'autre c'est un peu le concept du gravel, c'est ça ? Ouais mais en fait pour moi le...
Parce que tu passes des gros gros pneus sur un Wish One ? Tu vas jusqu'à 42 en fait Donc là tu vas placer le curseur quand même plus du côté de la route que du VTT Ouais, oui, oui, de toute façon clairement nous c'est un vélo qui se veut avec un comportement routier exceptionnel et un comportement d'un chemin exceptionnel aussi. Donc, on a designé le vélo pour qu'il soit optimum en 700 x 35.
Par contre, tu peux mettre du 700 x 28, par exemple, avec des roues de route, ou du 700 x 42 ou 700 x 40. Par exemple, là, en ce moment, je suis avec des ramblers de chez Maxxis en 700 x 40. Ou tu as même des propriétaires de Wish One qui aujourd'hui roulent en 650 x 47.
Mais oui, effectivement, il a été designé pour qu'il soit performant de façon optimale en 700 x 35. Quand je vois les photos, j'ai l'impression que la géométrie du cadre est très proche de celle du Pignon Fix. C'est un vélo qui reste hyper agressif. Alors oui, c'est un vélo qui est quand même sportif. Il faut savoir que moi, je pars du principe que déjà, forcément, le racing, ça fait partie de l'ADN de Wish One.
Mais moi, je pars du principe qu'un vélo, en tout cas un Wish One, il faut qu'un athlète de très haut niveau va pouvoir le piloter et que quelqu'un qui débute ou quelqu'un qui a un niveau correct ou un niveau moyen en vélo ou correct va aussi pouvoir le piloter, prendre du plaisir, etc. Après, c'est sûr que c'est un vélo qui est très sportif.
Et en fait, ce qui te donne cette impression aussi, c'est le choix des tubes. Parce qu'on a gardé, alors pas la même géométrie, mais on a gardé les mêmes tubes, c'est du Spirit HSS de Columbus, pour faire le triangle avant du Wish One. Donc, tu as aussi la jonction du top tube avec les haubans et le tube de la tige de sel qui est un peu similaire.
Donc, effectivement, ça fait plaisir parce que ce que tu me dis, parce que c'était l'objectif, c'était qu'un wishbone, on le reconnaisse. Donc, voilà. Je trouve que c'est le cas. Moi, je trouve même que sur ton compte Instagram, il y a de très belles photos et quelquefois, on se fait avoir, on a l'impression de voir l'opinion fixe, mais en fait, tu es sur le gravel et puis d'autres fois, c'est l'inverse.
Parce qu'en fait, ce qui fait qu'un pignon fixe, c'est aussi beau, c'est qu'il n'y a aucune périphérique, il n'y a pas de levier de frein, il n'y a pas de câble, il n'y a pas de… Et en fait, le gravel a gardé ce truc-là aussi parce que j'imagine… Enfin, je ne sais pas, je n'ai pas vérifié, mais tu es en passement de câbles internes, freins à disques… Oui, c'était une volonté, ça. En fait, toute la technique est cachée, quoi. Oui, c'était une volonté d'avoir effectivement un routage interne des câbles et puis en plus on a eu certains montages de certains clients qui ont mis de l'électrique etc et donc il y a encore moins de passages de câbles c'est encore plus épuré et puis on a quelques projets qui arrivent on devrait pour la Wish One 130 la course qu'on organise fin août Explique nous un petit peu ce que c'est cette course Alors, Wichwan, en fait, on est une marque de vélo fabriquée en France, basée en Aveyron.
Et on a des valeurs qui sont associées ou qui naissent de ce qu'est notre territoire en Aveyron. La façon de vivre, etc. Et le côté un peu rural, sauvage, etc. Et au final, l'idée ça a été de, moi je me suis dit, une des façons de faire connaître Wish One, mais de faire connaître aussi nos valeurs, notre philosophie, c'est de faire venir les gens rouler en Aveyron.
Et on a un territoire exceptionnel, et donc voilà, on va organiser la Wish One 130.
Il y aura deux façons de vivre ce week-end-là. Ça aurait dû être au mois de mai, sur trois jours. Mais avec le coronavirus, on a décalé au 29 et 30 août. Et en fait, il va y avoir deux jours de bikepacking pour ceux qui souhaitent ne pas être dans la compétition,
être dans la découverte, dans l'aventure. Et je peux vous dire que, vu le parcours, ça va être une vraie aventure parce qu'on a la chance d'avoir des paysages et une variété de paysages assez incroyables. Et puis, je crois que la Veyron s'est bien adaptée au gravel, justement, beaucoup de chemin forestier. Beaucoup de chemin, oui, tout à fait. Et puis, il y a aussi la course, donc la Wichwan 130. Alors, il y a plein de gens qui me disent, ouais, 130 kilomètres, ça va.
Je peux vous dire qu'on a fait un preview l'année dernière.
On a la chance d'avoir Mavic comme partenaire. Et l'année dernière, au moment où Mavic a fait le lancement de ses roues Allroad,
Ça correspondait au moment où Wish One lançait le SUB. Et donc, on a fait un preview avec Frank Schleck, Steve Chenel, Kylian Bron, Alexis Chenevier, Pauline Sabin. Enfin, voilà, les riders de Wish One. Il y avait pas mal d'amis cyclistes. Et en fait, on a fait la reconnaissance du parcours.
Et le parcours, il est simple. c'est 130 kilomètres avec quatre sections chrono, ce qui veut dire que pendant les 130 kilomètres, tu peux rouler avec tes amis.
Par contre, dès que tu arrives sur une section chrono qui est en moyenne 5-6 kilomètres, sauf la dernière qui fait 10 kilomètres, tu vas pouvoir te challenger, tu vas pouvoir rouler à bloc pendant la section chrono. C'est un enduro, un peu à l'image de ce que fait le green duro. Exactement, c'est un enduro. Et en fait, c'est terrible parce que déjà le dénivelé, il y a à peu près 3000 mètres de dénivelé et la majeure partie du dénivelé et donc quasiment la totalité du dénivelé est sur chemin on a des sections on a pas mal de portions de route mais comme toutes les courses de gravel on a eu la chance l'année dernière avec Wichwan d'aller dans le Colorado faire la steamboat gravel et donc voilà et en fait c'est vrai qu'on se dit aller 130 km pour une course de vélo pour des gens qui sont entraînés ça va aller quoi mais là l'année dernière bon il y avait un rythme aussi entre les transitions qui étaient entre les sections chrono qui était très élevé parce que forcément des gars comme Frank Schleck ou Steve Schenel même quand ils roulent tranquille, tout le monde est à bloc.
On a quand même eu quelques abandons. C'était chaud, il faisait chaud. Il y a une section qui est terrible parce qu'à un moment donné il y a un passage de 4 km à 10% de moyenne mais constant en plein soleil. C'est magnifique le chemin, on place au milieu des bois mais c'est dégagé malgré tout pour que le soleil vous tape sur le dos et là cette année parce qu'on a modifié un peu un poil le parcours les dix dernières bandes donc la dix dernières la dernière section pardon qui fait dix kilomètres elle arrive au bout de cent vingt kilomètres et là on arrive sur l'Aubrax on passe à côté de là enfin c'est j'en dis pas plus mais ça va vraiment être terrible ça va être terrible émotionnellement Ah là tu viens de me donner envie de m'inscrire. Est-ce qu'il reste des places ?
Oui. Parce que du coup, alors, il y a eu coronavirus, il y a eu confinement, il y a maintenant 100 kilomètres. J'imagine que c'est compliqué pour un organisateur d'événements comme toi. Oui, c'est très compliqué parce que tout était calé. La dynamique était incroyable parce que on avait fait la présentation de la course au musée Soulages à Rodès avec, en présence des élus, en présence des entrepreneurs locaux, il y a un dynamisme incroyable je trouve moi je suis parti et ça fait longtemps que je suis parti de Rhodes et c'est là où j'ai grandi et j'y retourne bien sûr deux fois par an mais je trouve qu'il y a un dynamisme important et là il y avait beaucoup d'entrepreneurs locaux qui étaient présents il y avait les élus et les journalistes et en fait on était sur une voie royale et le coronavirus a tout a tout stoppé Aujourd'hui, les partenariats financiers qu'on devait avoir, finalement, on n'ose même pas les demander.
Tout le monde est dans des difficultés. On fait une course, on ne la fait pas pour gagner de l'argent, mais on ne la fait pas non plus pour en perdre. Là, on va arriver à être à l'équilibre. Mais c'est vrai qu'on était dans une dynamique géniale et c'est ce qui nous a motivés pour la maintenir en 2020.
Après, aujourd'hui, je suis en lien avec la préfecture, tout se passe bien, mais on en saura plus à début juin, mais à 99%, la course est la lieu.
Donc là, tu l'as décalé ? Oui, je l'ai décalé. Alors, c'est dommage parce qu'on était sur trois jours au mois de mai. Là, on est sur deux jours. Ça va être, en termes de logistique, pour les participants, ça va être un peu plus compliqué parce que l'Aveyron, il faut venir quand même. Mais je ne sais plus ce que disait Chirac, c'est beau, mais c'est loin. Et en fait, aujourd'hui, on a à peu près une soixantaine d'inscrits et on bloque à 100, voilà.
Donc, nous, on sait que… Ok, ben, mets-moi en une de côté, alors. Parce que moi, j'étais pas sûr, je m'étais dit la Gravel ou la 130, parce que moi, j'aime pas trop les courses, en fait. J'aime bien les courses d'opinion fixe, mais en fait, ce que j'aime dans le Gravel, c'est aussi la balade. Laurent, je t'ai vu sur un vélo, t'es comme tout le monde. Laurent, j'ai vu ce regard, tu vois, un peu compétiteur, cette passion.
Non mais c'est pour ça qu'il ne faut pas que je fasse de course, Max, parce que je me fais mal. Non mais écoute, sincèrement, aujourd'hui, là, on est quel jour ? On est le 22 mai. si personnellement je devais faire la Wishwand 130 me connaissant ça serait un challenge pour moi de la finir parce que je ne suis pas entraîné voilà là tu as un peu de temps pour t'entraîner ce qui veut dire que tu vas à la fois pouvoir en profiter mais de façon incroyable parce que sur les 130 kilomètres il doit y avoir que je ne dise pas de bêtises 30 kilomètres de chrono mais 100 kilomètres de balade après si tu veux faire le bikepacking là aussi je préviens les auditeurs c'est un voyage incroyable j'ai fait la trace j'ai découvert on a un partenaire qui s'appelle Komoot j'en profite mais j'ai découvert Mathias qui est le premier invité de ce podcast grâce à Mathias je connaissais Komoot j'avais déjà Komoot mais qui m'a soutenu qui nous soutient sur cette course le parcours aussi des deux étapes de bikepacking c'est sympa et c'est très dur donc il ne va pas falloir non plus s'endormir mais bon c'est un voyage du coup la date 29 et 30 août donc fin août en fait si tu veux le bikepacking démarre le 29 le samedi 29 matin de Saint-Jeunier-Dolte et d'Aubrac.
Ils arrivent le samedi soir à Sévérac d'Aveyron. Et là, en fait, tous les riders de la Wishfront 130, on va faire un système de soie.
Il y aura un retrait des dossards pour les riders de la Wishfront 130 le samedi aussi à Saint-Jeunier. Mais tout le monde va dormir à Sévérac d'Aveyron le samedi soir. ce qui fait qu'il y aura une belle fête entre ceux qui font le bikepacking et ceux qui font la course et les bénévoles, etc. Le samedi soir à Céverac. Ça, c'était clairement l'ADN déjà du NMC, c'est qu'on n'y allait pas que pour faire du vélo, on y allait aussi pour faire la fête.
Donc, tu as gardé ça. Exactement. Alors, ça aurait été encore plus au mois de mai avec les trois jours en Aveyron, mais là, ça va être deux jours. Donc, le samedi soir, il y aura une petite fête. Et le dimanche matin, là, on va changer de décor. Il y a un peu l'adrénaline qui va monter parce que rendez-vous entre 6h et 6h30 pour le café, pour le petit déjeuner sur la ligne de départ.
Briefing des coureurs à 6h30 et à 7h, ça démarre.
En plus, je n'ai aucune excuse parce que je n'ai pas la chance d'avoir un Wish One, mais néanmoins, j'ai la chance d'avoir un Pêche Trégon. On a fait spécialement pour la sortie de mon livre et il est quand même bien taillé pour ce type d'épreuve. Il est aussi en spirit, il est aussi en speed release. Par contre, moi, j'ai fait le choix du 650. Alors, peut-être que ce sera le sujet dans notre podcast. Je t'inviterai pour en reparler parce que là, sinon, on va avoir un épisode de deux heures.
Et par contre, on va revenir sur la promo de ta marque parce que du coup, j'ai vu que tu en parlais rapidement tout à l'heure. tu as fait des voyages mais complètement dingues sur ton compte Instagram. On voit très, très belles photos aux Etats-Unis et notamment. C'était pour du shooting ? Comment ça s'est passé ce type de voyage ? Comme on est un peu nouveau, si tu veux, dans cet univers, en fait, c'est un concept global.
C'est-à-dire que c'est effectivement une marque de vélo avant tout. On fait des vélos et on veut faire des vélos jolis, performants et que nos clients et que notre communauté soit heureux d'être sur un Wish One.
Mais on porte des valeurs importantes aussi sur un écosystème qui tourne autour de l'Aveyron, etc. Et en plus de ça, on organise un événement et on a d'autres projets d'événements ou autres.
Et en plus, si tu veux, on crée du contenu. C'est-à-dire qu'on va proposer à nos partenaires, en fonction de leurs objectifs, etc., on va leur proposer de leur créer du contenu. Par exemple, là, on va bientôt aller en Belgique pour physique.
Et l'année dernière, en fait, ce qui s'est passé, c'est que Mavic, qui est partenaire de WishOne,
sponsorisait la Steamboat Gravel, la première édition de la Steamboat Gravel. dans le Colorado.
Et moi, j'ai été franco, je dis, mais écoutez, vous avez un athlète, Alexis Chevenevier, que je connais, qui est prêt à rouler sur un Wish One pour faire cette course.
Vous avez lancé de nouvelles roues, vous êtes partenaire de la Steamboat Gravel. Est-ce que ça vous intéresse que trois riders de Wish One débarquent dans le Colorado Et en fait, on les a surpris parce qu'au début, on ne va faire que des photos et un film. Mais ce n'était pas bien défini.
Le shooting photo était défini au niveau des tenues, etc. Et en fait, quand on est arrivé au stage, on y est quand même resté huit jours ou neuf jours. En fait, on a pris une voiture jaune et on a été partout, enfin partout. La fameuse voiture jaune. Voilà, et on s'est dit, finalement, le film, on va le consacrer à Alexis pendant la course, sur le jour de la course, contre le shooting photo, au lieu de leur faire deux sites qui étaient prévus avec telle tenue, machin, etc.
En fait, on a fait sept ou huit sites. On a été aussi sur le lac à Bonneville, South Flats, West Vandiver.
C'était incroyable, quoi. Et on a fait beaucoup, beaucoup de vélos. Il y avait la voiture jaune qui nous suivait. Voilà, c'était génial. Et du coup, est-ce que... Bon, on comprend que vraiment, c'est l'ADN, c'est le côté sportif de tes vélos. Est-ce que c'est des vélos qui seraient adaptés pour... Parce que, bon, le thème quand même de ce podcast, c'est le voyage à vélo. Est-ce que c'est un vélo qui est adapté au bikepacking, au voyage ?
Alors, justement, merci d'en parler.
C'est bizarre. Peut-être que je t'avais donné des infos, je ne sais plus. Ah, c'est possible. On me dit à l'oreillette que c'est possible. Bon, écoute, en fait, le Wish One SUV, c'est un vélo très, très polivalent. C'est-à-dire qu'il peut faire de la route, il peut faire du commuting, il peut faire du chemin. Et même, moi, j'ai déjà fait des cyclocross avec. Par contre, en termes de bikepacking, c'est un vélo qui va te permettre de faire du bikepacking très léger.
C'est-à-dire, aller partir deux jours à la rigueur. tu vois, deux, trois jours.
Après, tout est faisable sur un vélo, mais il n'est pas spécialement adapté pour ça, c'est vrai. Et là, en fait, on sort et on va le présenter fin août. On va sortir un vélo bikepacking. C'est-à-dire un vélo longue distance, bikepacking, voyage, mais gravel. Bon, tu pourras bien évidemment faire de la longue distance route, etc. Mais ça sera un vélo taillé pour du...
tu pourras mettre du 700, mais qui est optimisé pour du 650, avec des solutions de bikepacking, avec des choix de tubes. Alors, on garde l'ADN de Wichwan, on garde le triangle avant, enfin les tubes du triangle avant qui nous conviennent. Par contre, on va mettre une géométrie particulière, on va travailler sur le triangle arrière, on va travailler sur…
J'ai rencontré à Berlin Flo de chez Fern. Il a lancé une marque qui s'appelle Align et il fait des fourches, il fait des composants et on va sans doute bosser avec lui aussi pour la fourche. Peut-être qu'on va aussi bosser avec Columbus, on va voir. Mais là, on est en pleine... En fait, le proto est parti en production cette semaine.
On voit en tout cas que tu occupes bien ton temps. Tu as beaucoup de projets et puis ça a l'air de bien se passer pour Wish One. Donc vraiment, je te souhaite que ça continue. Puis du coup, on se voit sur la Wish One 130 dans l'Aveyron, fin août. Super, avec plaisir Laurent.
On a parlé un petit peu, on a parlé brièvement du confinement et surtout du déconfinement. Quelle est la première chose que tu avais envie de faire après ce confinement et est-ce que tu as pu la faire ? Alors, clairement, j'avais envie d'aller faire du vélo.
Je m'étais préparé justement sur Komoot quelques tours de gravel planifiés que j'ai quasiment tout fait depuis. Tous ceux que j'avais planifiés, je les ai quasiment faits. Mais c'était clairement d'aller faire du vélo.
Parce que j'ai quand même continué à bosser à la maison, même si l'activité est très réduite. Là, je parle pour Sport Unite.
Et en fait, de façon incroyable, je pense que ça a été le cas pour beaucoup de monde, on a eu un temps exceptionnel pendant deux mois, et le jour du déconfinement, il a plu, quoi. Oui. C'est incroyable, quoi. Et en fait, à 17h, il pleuvait quand même, je suis sorti quand même, j'ai fait 30 bornes dans les chemins, je me suis régalé. J'ai eu le sourire du moment où j'ai pris mon vélo jusqu'à ce que je sois rentré, incroyable.
J'avais le sourire avant. Moi, tu m'as mis le sourire après parce que j'ai suivi un petit peu ça sur les réseaux sociaux et en fait, tu as clairement nettoyé ton vélo de fond en comble le dimanche pour le sortir le lundi et en fait, il est revenu tout dégueulasse. C'est vrai, c'est vrai. Mais bon, c'était un vrai plaisir. Et puis maintenant, là, tu vois, ça fait quoi ?
Ça fait deux semaines qu'on est déconfiné. Tu parlais de bar tout à l'heure. C'est un des trucs qui me manquent, j'aimerais bien aller boire un coup avec mes potes dans un bar, donc j'espère qu'ils vont bientôt rouvrir, dans le respect des gestes barrières et des consignes sanitaires. Ça va peut-être être un peu plus compliqué, ça, pour les bars. Tout à fait, tout à fait. Mais bon, voilà, c'est quelque chose d'incroyable, parce qu'on a vécu tous, là.
Après, voilà, il faut continuer à avancer, il faut être solidaire. Alors justement, quel serait ton mot de la fin ? Sur quoi est-ce que tu aimerais conclure ? En fait, ce que je voudrais conclure, c'est que pendant ce confinement, c'est vrai que ça a permis justement... Tu vois, toi Laurent, tu fais plein de choses dans le vélo.
Donc, tu as fait un podcast. Et moi, je me suis aperçu qu'il y avait plein d'initiatives. Podcasts, lives, etc. Et c'est génial. Et ça permet finalement de garder du contact avec les gens. et maintenant il faut qu'on se retrouve donc c'est pour ça que je suis super content si tu viens en Aveyron j'invite j'invite pas tout le monde je vous invite à venir et à prendre votre inscription mais voilà il faut qu'on se retrouve qu'on partage en réel les bons moments mais ça n'empêche pas effectivement de continuer les podcasts les tutos les trucs comme ça ça aide aussi à préparer les voyages à préparer ça donne envie ça inspire et voilà mais c'est vrai que le mot de la fin c'est venez à un verron et si vous venez pas à un verron c'est pas grave allez ailleurs mais venez vous serez pas déçus ouais retrouvons le lien avec le réel ouais vivement qu'on se retrouve tous parce que quand même voilà faire du vélo tous ensemble boire un coup à l'arrivée ça n'a pas de prix bon en tout cas merci Maxime c'est vraiment ce que j'aime chez toi c'est ce rapport différent que tu as à la pratique et c'est quelque chose qui comme je le dis toujours moi je me suis mis au vélo hyper tardivement et j'ai eu la chance de rencontrer cette famille qui est le pignon fixe et des gens formidables comme toi donc ça me fait vraiment d'autant plus plaisir que tu es accepté de venir parler de tout ça de ta marque et de tes événements sur ce podcast encore merci Max Donc du coup, voilà, c'est fini pour aujourd'hui.
Moi, j'aurais bien aimé qu'on en parle encore longuement, mais une autre fois, on aura d'autres occasions de se reparler. Comme toujours, si vous avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à vous abonner et à mettre des commentaires positifs parce que ça m'aide beaucoup, ça rend le podcast visible. Et rendez-vous la semaine prochaine. mon invité sera Sophie Gâteau qui nous parlera un petit peu de tous ces projets par rapport au vélo voilà encore merci dans la roue c'est fini pour aujourd'hui et à la semaine prochaine