
Notes de l’épisode
Mon invité du jour est un insatiable amoureux du vélo sous toutes ses formes : du VTT Cross-country dont il design les modèles pour la marque Triban, au cargo-bike qu’il utilise aussi bien pour traverser la France chargé de packs de bière que pour livrer des repas aux sans-abri pendant le confinement, en passant bien sûr par le grand-bi dont il détient un titre de champion d’Europe ou encore le Gravel-bike pour lequel il a créé une course entre terrils et pavés du Nord, et même le vélo virtuel puisqu’il a relevé le défi du Virtual Everesting.
Beau programme donc pour ce cinquième épisode de Dans la roue.
Bonne écoute !
Instagram : @alexvoisine
Malteni Bootlegger : https://www.maltenibeer.com/malteni-gravel-race/
Virtual Everesting : https://everesting.cc/virtual/
#poureux : https://www.poureuxlemouv.com
Musique :
hila (Artyom – David Kiledjian) / Miropé feat Miguel Atwood-Ferguson © 2020
4hero / Another Day feat Jill Scott © 2006
Photo : Laurent Belando – Vélos Urbains – Tana Éditions © 2015
Transcription
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À travers mes différentes activités liées au vélo, j'ai eu la chance de rencontrer de nombreux cyclistes au parcours singulier, des voyageurs, des coureurs, des artisans, des passionnés. De ces rencontres est née l'envie d'enregistrer ce podcast, l'envie de partager leurs récits, leurs aventures, leurs expériences. Alors il faut bien avouer que cette période de confinement a un petit peu accéléré les choses, car s'il y a bien un trait commun avec tous ces cyclistes, c'est cette même envie d'enfourcher leur vélo, de prendre la route et de découvrir de nouveaux horizons.
J'ai donc voulu savoir comment eux vivent le confinement, comment ils s'entraînent et quels conseils ils peuvent partager avec nous. Je suis Laurent Mellando et bienvenue dans la route d'Alexandre Voisine.
Mon invité du jour est un insatiable amoureux du vélo sous toutes ses formes. Des VTD Cross Country dont il dizaine les modèles pour la marque Triban au Cargo Bike qu'il utilise aussi bien pour traverser la France chargée de packs de bières que pour livrer des repas aux sans-abri pendant le confinement. En passant bien sûr par les Grands Billes dont il détient un titre de champion d'Europe ou encore le Gravel Bike pour lequel il a créé une course entre Théril et Pavé du Nord.
Et même, et même le vélo virtuel puisqu'il a relevé le défi virtual Everesting. Beau programme donc pour ce cinquième épisode de Dans la Roue. Allez, c'est parti.
Bonjour Alexandre, comment vas-tu ? Ça fait un petit moment qu'on ne s'est pas donné de nouvelles. Oui, salut Laurent. C'est vrai que la dernière fois qu'on s'est vus, c'était à Lille. Quand tu étais venu signer ton livre. Voilà, c'était la dernière fois. C'était pour la promo de Vélo Urbain chez Cycle Guedlas, effectivement. Alors on va commencer par la petite question rituelle. Quel est ton humeur musicale du moment, Alexandre ? Alors, en fait, bizarrement, je n'écoute pas énormément de musique, mais c'est vrai que je me suis surpris à rechercher un groupe que je ne connais pas tant que ça, mais j'aimais bien certaines chansons.
C'est Four Heroes, ça s'appelle. C'est assez mélodique. C'est un truc que j'ai retrouvé sur Deezer l'autre fois. Et j'ai écouté ça. Mais après, je suis assez éclectique. J'écoute plein de choses. La musique, ce n'est pas ultra, ultra important pour moi, mais de temps en temps, j'en écoute quand même pas mal. Mais voilà, c'était plutôt ça.
Alors, est-ce que tu peux présenter un petit peu qui est Alexandre Voisine aux gens qui ne te connaissent pas ? Alors, j'ai 45 ans bientôt. Donc j'habite dans le Nord depuis une vingtaine d'années et je suis arrivé dans le Nord pour travailler chez Decathlon au vélo. Donc je suis designer produit pour le VTT. Et là, principalement sur la partie cross-country.
Donc tous les produits cross-country de la marque, je travaille là-dessus. Donc c'est plutôt cool. C'est quoi exactement le cross-country ? C'est une des disciplines du VTT.
Disons que c'est un sport olympique, en gros c'est une course sur un circuit et c'est le premier arrivé à la fin qui remporte la course. Mais bon voilà, ça a pas mal évolué récemment, c'est de plus en plus technique, c'est de plus en plus spectaculaire. Puis il y a d'autres, il y a aussi le cross-country marathon, il y a les cross-country par étapes aussi, donc ça bouge pas mal.
C'est pas un sport trop figé et c'est vraiment intéressant parce que c'est plutôt très technique et les vélos évoluent bien. C'est un produit et un sport très sympa. Et du coup, tu fais quoi au sein de Decathlon pour ce type de sport ? Je suis en charge du design de ces produits. Ce n'est pas que les vélos, c'est aussi les sacs, les vêtements, différents accessoires.
Donc, c'est assez global, ce qui est plutôt sympa.
Et donc, si je travaille sur un vélo, je vais dessiner un nouveau cadre conjointement avec des ingénieurs. Je vais modéliser, il y a pas mal d'allers-retours.
Et puis, voilà, petit à petit, il y a un process particulier jusqu'à temps d'avoir un prototype qu'on teste et puis qui après produit pour être vendu dans nos magasins. Parce que c'est quelque chose qui mérite d'être rappelé, c'est que toute la conception est faite à Lille ? Oui, c'est ça. On est une équipe de OVTT, on est une cinquantaine,
donc divisée en différentes équipes selon les produits. Et moi, je suis dans une petite équipe cross-country et donc voilà, c'est comme ça qu'on est organisé. Donc là, avec ce qui se passe, On est un peu dans l'ombre scolaire en ce moment, je suis au chômage partiel. Oui, c'est ce que nous a dit Camille aussi qui, elle, est du coup chez Triban. Alors, je ne suis pas sponsorisé par Décathlon, je tiens à la préciser. Non, mais on est nombreux, quand on creuse, on est pas mal.
Et vous avez été mis en confinement quasiment une semaine après le début du confinement, je crois que c'est ça ? Oui, assez vite. Je crois qu'on n'est pas prêts d'aller travailler encore, parce que même en télétravail, ce n'est pas super simple quand tu as les enfants et tout. Donc voilà, pour l'instant, je pense qu'il y a un peu une réorganisation en interne. On a des points réguliers pour savoir. Mais je ne sais pas du tout quand je vais reprendre.
Donc je pense qu'on verra. On reviendra un petit peu plus tard sur le confinement, évidemment. Mais j'aimerais qu'on complète le portrait parce que je sais que tu es un vrai mordu de vélo. Et je sais que Décathlon n'est qu'une corde à ton arc. Tu fais beaucoup d'autres choses dans le vélo. Oui, c'est vrai que moi, je suis passionné depuis l'âge de 14 ans, donc je faisais du VTT. Et puis, petit à petit, c'est vrai que je me suis intéressé à tous les types de vélos.
Puis, il y a le gravel qui est arrivé. Donc, c'est ça qui a toujours des répercussions sur ce que je peux faire maintenant. Donc, comme on organise la Melteni Bootleggers, donc la course, je n'appelle pas gravel, mais plutôt Ultra CX, qu'on organise tous les ans. Cette année, elle a fait les frais du confinement, mais pour l'instant, on la reporte au 18 juillet.
Donc, on est plutôt confiants. On verra comment ça évolue. C'est une course pour qu'elle n'a pas trop besoin de pub parce que toutes les places sont prises en quelques minutes à chaque fois. Mais disons que c'est une course qui reprend le meilleur de tout ce qui est le Tour des Flandres, de Paris-Roubaix, mêlée à ça avec des zones très off-road, de la forêt donc pas mal de pavés forcément, des terrils qui sont aussi une emblème du Nord-Pas-de-Calais donc c'est une course qui est très longue cette année elle fait 261 km et donc elle est réputée comme dure c'est un peu notre credo dans ce type d'événement vélo et ça a l'air de plaire donc on croise les doigts pour qu'elle ait lieu en juillet D'accord, donc la différence entre Ultra CX et Gravel finalement il n'y en a pas beaucoup en fait CX c'est pour cyclocross et Ultra j'imagine c'est un peu plus long qu'une course de cyclocross Ouais c'est du cyclocross marathon parce que le Gravel, en fait j'ai déjà expliqué mais c'est trop restrictif parce que la deuxième année de cette course on l'appelait Gravel et plein de gens sont arrivés en pensant qu'ils allaient faire que du gravel, alors qu'il y avait des trucs très techniques.
Et donc, du coup, ils étaient perdus. Ils disaient, mais ce n'est pas possible, ce n'est pas ça. Donc, on ne veut plus trop employer ce terme, même s'il y a pas mal de gravel sur le parcours.
Voilà, c'est plus que ça. Derrière, des gens qui n'ont pas forcément un background VTT ou un peu plus technique, ils ne seront pas forcément favorisés. Donc, c'est pour ça qu'on insiste là-dessus. C'est plus que du gravel. Et qu'est-ce qui t'a donné envie, toi, comme ça, d'organiser une course ? En fait, ça fait longtemps. Nous, avec deux, trois potes, ça fait sept ans, je crois, qu'on avait monté des gravels sans le savoir, ou des Ultra CX.
On avait bidouillé des vélos, un peu des 4 VTT, qu'on avait transformé en 700. Même, on était en fixe à l'époque.
Et on roulait, on faisait toutes les randos, on faisait tous les trucs qu'on faisait en VTT. Puis on a dit, mais en fait, on va vachement plus vite qu'avec des VTT. Et donc voilà, petit à petit, c'est arrivé, ça s'est démocratisé. Et puis est arrivé le terme gravel peut-être deux ou trois ans après. Donc nous, on parlait d'Ultra CX entre nous. Donc c'est pour ça qu'on l'a gardé, parce que ça existait déjà aux États-Unis.
Quoique là-bas, les Ultra CX sont quand même très roulants, parce qu'aux États-Unis, c'est toujours très roulant. Mais voilà, donc c'est arrivé de là. Et puis, un jour, je me suis dit, avec William et Clem, je me suis dit qu'il y a un truc à faire. Dans le coin, on peut réunir le meilleur de toutes ces zones. On peut les réunir en une course.
Donc, c'est ce qu'on a fait. Et le succès, il a été immédiat. Donc, il n'y a pas de sectarisme, finalement, parce que je sais que tu es un mordu de VTT. Et là, te voir organiser une course de gravel, c'est génial. j'adore le VTT mais c'est pas forcément le vélo idéal dans le Nord enfin c'est c'est bien c'est confortable etc mais si tu veux aller vite et loin sur ce type de parcours c'est quand même un gravel ou un ultra-cylix qui est quand même le mieux placé hormis certains vélo cross-country ultra-light voilà enfin on pourrait toujours comparer sur des segments quel est le plus rapide ou pas mais bon c'est puis voilà c'est une autre philosophie c'est des vélos un peu plus simples normalement pas de suspension etc donc moi j'aime bien la philosophie j'aime bien le look de ces vélos aussi donc c'est voilà on restreint quand même on peut pas faire cette course en VTT parce que sinon ça va vite être un peu n'importe quoi donc certains nous le reprochent d'autres disent non vous avez raison donc peu importe de toute façon c'est toujours plein donc on va pas se battre oui et puis il y a suffisamment d'événements un peu partout et du coup c'est une course de vélo à la fois mais j'ai l'impression qu'on boit des bonnes bières aussi dans ces courses tu vois la transition elle est pas trop en fait on arrête la Malteni parce que c'est on a un peu fait le tour de la question le marché de la bière il est quand même ultra ultra saturé on peut rappeler juste en introduction que tu avais cofondé la brasserie Malteni Juste une marque, c'est pas nous qui brassions la bière on travaillait avec une brasserie en Belgique donc c'était super, franchement ça nous a apporté plein de choses, on a fait des trucs dingues avec cette bière, on a sponsorisé un gars en coupe du monde de cyclocross des trucs qu'on aurait jamais imaginé donc c'était super, mais là on s'est dit on a fait le tour perso avec William Lannigan avec qui je fais ça et lui il était un peu pareil il était un peu débordé avec le boulot etc donc on avait plein de raisons d'arrêter la bonne nouvelle c'est qu'il y a une nouvelle brasserie dans la métropole lilloise qui va reprendre la Maltenie donc ça se sert dans le coin mais c'est pas vraiment officiel mais à l'occasion de la course justement il y aura la nouvelle Maltenie à déguster donc ça sera l'occasion d'officialiser la chose. Ah super, donc elle sera pour le coup elle sera vraiment faite à Lille cette fois-ci et ça sera de la microbrasserie.
C'est ça, ouais. Et je l'ai goûtée, elle est vraiment bonne. Elle sera toujours bio, enfin voilà, ils ont fait ça bien. Mais je, voilà, pour l'instant on ne officialise pas, enfin certains savent mais pas tout le monde. Et c'était quoi ce pari de lancer une brasserie enfin plutôt une marque de bière avec un nom comme ça qui a beaucoup de sens ? Pour des cyclistes ?
Avant de faire la bière, avec mon pote William, on avait eu cette idée il y a 7-8 ans.
On faisait des tours, on faisait un peu tour opérateur sur les pavés de Paris-Roubaix et du Tour des Flandres. C'est-à-dire qu'on accompagnait des gens, des groupes, surtout d'anglo-saxons, qui venaient rouler dans les monts des Flandres, sur les 100 derniers kilomètres de Paris-Roubaix. Parce que c'est vraiment deux courses qu'on adore. Donc, on avait fait ça. Enfin, on le fait encore ponctuellement. On devait le faire ce week-end, d'ailleurs.
Mais bon, on ne peut pas. Donc, on le fait un tout petit peu de temps en temps, mais c'est assez chronophage. Donc, on essaie d'éviter de trop empiéter sur la vie de famille aussi. Mais voilà, à des moments, on l'a fait beaucoup. On a organisé une semaine entière avec Velominati. Je ne sais pas si tu connais. un groupe un peu virtuel où il y a pas mal d'Américains d'Australiens dans ce club, et puis un jour on s'est dit, William me dit on pourrait faire une bière, il y a une brasserie pas loin d'où on habitait on va le voir, et il avait l'idée et puis il dit bah tiens, on pourrait faire la Maltenie, je trouvais ça marrant aussi donc on l'a fait le brasseur nous a fait nous a dédié des bouteilles à lui, et puis on collait les étiquettes avec le bouche à oreille ça s'est vite répandu dans la communauté vélo tout le monde trouvait ça assez marrant en plus la bière était de qualité et puis petit à petit ça a pris le but c'était pas d'en vivre c'était vraiment notre jouet mais voilà ça nous a fait faire plein de choses, de déplacements on a eu des stands sur des événements des choses comme ça donc c'était vraiment sympa Donc on ne regrette pas, même si on arrête, ça fait toujours un peu drôle, mais en même temps, il vaut mieux ça avant que ça devienne vraiment pénible à gérer.
Parce que Malteni, tout amateur du Tour de France voit ce nom-là, mais moi personnellement, je ne sais pas trop ce que c'était, tu peux peut-être nous en dire plus ? En fait, dans les années 70, Merckx roulait dans l'équipe Malteni, C'était le fameux maillot Havan et bleu qui écrit Molteni. C'est avec ce maillot qu'il a gagné énormément de classiques et de grandes courses.
C'est un maillot mythique. Dans la bière, il y a du malte. On a croisé les deux, Molteni et le malte. C'est vrai que quelqu'un qui ne connaît pas bien l'histoire du cyclisme, il ne va pas forcément percuter. Par contre, souvent, quand on était dans des endroits avec beaucoup de cyclistes, ils trouvaient ça super, top. La bière, on la vendait un peu comme souvenir au musée du Tour des Flandres.
Enfin, il y avait plein de trucs comme ça qui coulaient de source un peu pour des purs passionnés. Et puis, mais d'autres l'achetaient aussi pour les qualités gustatives et les qualités du produit. Parce que d'une façon générale, tu aimes bien rendre hommage à l'histoire du cyclisme parce que moi, je t'ai rencontré sur le shooting de vélo urbain parce que tu étais un spécialiste du Granby et notamment champion du monde du Granby à l'époque champion d'Europe pardon excuse moi donc tu étais champion d'Europe de Granby à l'époque c'est quoi un Granby ?
alors le Granby c'est vrai que ça c'est un la première fois que j'ai vu quelqu'un rouler dessus j'étais j'étais vraiment ça m'a séduit tout de suite c'était un papy à Amiens qui apprenait aux gens un peu à en faire et je me suis dit un jour si j'en trouve un j'en achète un et puis de par mon boulot j'en ai trouvé un en allant sur des salons de vélo j'ai trouvé un mec qui faisait des répliques donc j'en ai acheté un assez vite donc ce sont des vélos qui ont été inventés en 1871 jusqu'à dans les années 1890-1895.
Donc c'est les fameux vélos avec une très grande roue devant et une petite roue derrière. Donc c'était le vélo de l'époque. Tout le monde ne roulait pas là-dessus parce que c'était quand même assez dangereux. Mais voilà, c'était les vélos de course de l'époque. Et j'ai toujours trouvé l'objet très chouette. Et puis à rouler, c'est une expérience totalement différente. Donc voilà, c'est pour ça que je roule toujours avec. Là, d'ailleurs, fin mai, il y avait les championnats du monde prévus à Ostend, donc pas loin de chez moi, en Belgique.
Donc forcément, c'était prévu. Mais bon, c'est annulé, c'est reporté l'année prochaine, donc je devrais être patient.
Et en plus, j'ai un pote que je connais qui est suédois, qui a créé une petite marque de Granby et qui m'a demandé de rouler pour sa marque. Donc là, j'ai eu un deuxième Granby qui est encore plus rapide, avec une roue encore plus grande, enfin un super... Ah mais c'est ça j'ai vu sur ton compte Instagram qu'il y avait deux grand bis, un blanc et un noir Donc là j'étais en train de préparer, en train de bidouiller des trucs et là j'ai le temps, j'ai un an maintenant pour le faire mais bon c'est marrant, les courses c'est toujours assez drôle c'est quand même très dangereux mais bon on fait attention entre nous mais c'est intense, franchement c'est vraiment vraiment intense les dernières courses que j'ai faites et la finale on était à 32 moyennes pendant je sais pas combien de kilomètres mais pendant c'est un peu des critériums, on fait des tours de pâté de maison mais c'est vraiment c'est vraiment rude mais donc c'est j'aime bien, c'est vraiment parce que là c'est plus que du pignon fixe puisqu'il n'y a plus de pignon oui c'est un peu du pignon fixe mais il n'y a pas de frein non plus sauf que la transmission est à l'avant donc il faut faire un peu attention il y a une grosse inertie donc tu peux pas freiner la roue comme tu le ferais avec un pignon fixe parce que sinon déjà il faudrait avoir des secs les cuisses et puis ça serait le soleil assuré mais c'est vrai que ça ressemble pas mal au pignon fixe dans les sensations sauf qu'on pédale à l'avant donc c'est particulier mais ce qui est marrant c'est qu'on peut prendre vraiment beaucoup d'angle quand on va vite donc c'est impressionnant et c'est pour ça que les gens aiment bien voir les courses parce que c'est vraiment impressionnant j'ai fait des courses il y a une course qui n'existe plus qui était la London Nocturne qui était tous les ans au mois de juin à Londres donc il y avait 10 000 spectateurs qui venaient voir différentes courses différents critériums toute une après-midi, toute une soirée et une des courses phares c'était la course de Granby alors j'ai réussi à la gagner une année enfin et c'était dingue il y avait 10 000 personnes qui t'acclament mais qui sont comme des fous parce qu'ils trouvent ça hyper impressionnant et la course était très disputée c'était un super niveau donc voilà, il n'y en a pas beaucoup mais quand on peut, j'essaie de les faire J'ai une question con, tu m'excuseras comment tu fais pour mettre le grand B sur le home trainer ?
J'ai pas essayé sur des rouleaux ça peut se faire Ah peut-être C'est un truc à tenter J'ai pas de rouleaux, j'ai que le home trainer mais là il faudrait le mettre à l'envers il faudrait trouver un truc il y a des courses de grand biais en France il a failli en avoir une une année à en jouer le vintage mais ce jour là il pleuvait des cordes donc ils l'ont annulé donc je devais la faire mais je pense pas c'est toujours en Belgique ou en Angleterre là il y a un événement en Suède mais je pense qu'il va devoir je sais pas s'ils l'annulent parce qu'en Suède ils sont plutôt épargnés mais il y en a pas des tonnes mais c'est surtout en Angleterre qu'il y en a beaucoup et en Europe de l'Est aussi les Tchèques qui sont pas mal là dedans, beaucoup en Australie, aux Etats-Unis. Et alors le Grand B a assez vite disparu dans l'histoire du vélo parce qu'il a été remplacé par la bicyclette de sécurité, je cite. C'est si dangereux que ça un Grand B, est-ce que toi tu as vu des cartons ou est-ce que même toi tu as eu un carton déjà sur un Grand B ? Parce qu'à l'époque on pouvait en mourir, je sais qu'il y avait l'histoire dit qu'il y avait des morts en Granby dans les journaux, le lundi matin il y avait la rubrique Kill by the wheel, c'était tous les gars qui étaient morts en vélo pendant le week-end et bon ils étaient un peu tarés parce qu'ils n'étaient pas vraiment conscients du danger moi j'ai lu pas mal de bouquins sur le Granby à l'époque et les gars ils partaient dans des descentes et ils fonçaient dans des buissons pour s'arrêter c'était n'importe quoi, donc forcément il y avait un peu une sélection naturelle qui se faisait mais oui moi je suis tombé deux fois mais ça fait longtemps j'avais un grand bille un peu plus petit à l'époque mais bon c'était quand même haut je me suis jamais fait mal mais par contre j'ai vu des crashs sur des courses il y en a régulièrement il y en a un assez connu sur internet en cherchant il y en a un impressionnant d'un papy qui fait une descente les jambes sur le guidon donc il contrôle plus rien et il sait descendre et il va tellement vite que la bande de roulement parce que c'est pas un pneu c'est une bande de roulement elle se désolidarise de la jante et le gars il glisse sur la jante il tombe dans le fossé mais en plus avec un original un vélo qui a 140 ans il se fait pas mal mais elle est vraiment impressionnante et en fait il y a quelques années il y avait un jeune autrichien qui était passionné de vieux vélos qui faisait toutes les courses j'ai jamais réussi à le battre le gars il roulait sur un original qui pesait 10 kilos vraiment une super belle machine donc vraiment là aussi le vélo il joue beaucoup mais le gars il avait la moitié de mon âge donc il arrivait à bien gérer au niveau physique et j'étais pas à cette course mais lui pareil il a eu le même problème sur un sprint il était lancé à pleine vitesse et pareil sa bande de roulement est partie de la jante et ça l'a bloqué, il est tombé il est franchi la ligne complètement éclaté par terre et depuis ce jour-là il a arrêté les courses parce qu'il a trop eu peur donc dommage ah ouais à ce point-là je l'ai vu en vidéo la chute je pense qu'on peut la trouver sur internet mais elle fait vraiment flipper j'ai pas envie que ça m'arrive c'est que là tu tombes de très haut t'as le temps de te dire ça y est je vais tomber ouais c'est ça c'est-à-dire que si c'est tant dangereux c'est que tu tombes de beaucoup plus haut comme vélo normal ouais ouais c'est ça en fait c'est la hauteur qui rend le truc dangereux donc nous entre nous en course on fait attention mais c'est vrai que des fois c'est un peu limite avec la fatigue moi je sais qu'à London Nocturne la dernière course que j'avais faite là-bas c'est l'année où j'ai gagné au dernier virage il y a un anglais qui frotte un peu et j'ai passé le dernier virage avec un seul pied donc quand t'as plus qu'un seul pied sur la transmission c'est difficile de freiner donc j'ai passé le virage vraiment au ras des balustras trad, et c'est peut-être ce qui m'a aidé, j'ai eu le plus d'élan, mais c'était chaud, ça aurait pu mal finir.
La London Nocturne n'existe plus, tu dis ? Non, en fait, c'est une course qui doit demander quand même pas mal de moyens, je pense, et il y avait toujours un gros sponsor, il y a des années, c'était Rafa, et je pense que là, ils ont eu des problèmes de financement, et elle n'a pas eu lieu l'année dernière et cette année, je crois, donc peut-être qu'elle reviendra parce que ouais c'est métique elle était bien il y avait plein de courses des courses de Brompton il y avait des pros un criterium de pro il y avait du fix il y avait plein de trucs enfin il y a eu une année du fix ouais peut-être ouais c'est vrai que mais il y avait le tweed run aussi pendant la la nocturne non ?
non c'était non c'était un autre ah ok du coup tu participes comme ça au tweed run ou à des des événements ça fait longtemps bah j'ai pas mal fait le Anjou Vélo Vintage là je ne l'ai pas fait depuis quelques années et c'est vrai que je l'aurais bien fait cette année mais par contre je pense qu'ils vont l'annuler parce que c'est encore avant 8 juillet donc je pense que ça ne va pas être possible et je l'aurais bien fait parce que moi j'ai un autre vieux vélo j'ai un 1910 là un fix apparemment les vélos de course de 1910 donc très simple et j'aime bien rouler avec celui-là sur là-bas parce que les parcours sont plutôt sympas j'avais fait l'Heroica deux fois aussi avec ce vieux vélo de 1910 donc les 200 bornes c'est une bonne journée à vélo avec ce truc là parce que dans les montées tu forces et dans les descentes tu moulines donc c'était c'était deux super souvenirs avec l'Heroica avec ce vélo bon bah écoute on a parlé de VTT on a parlé de Gravel on a parlé de Granby j'ai cru comprendre que tu avais une petite passion aussi pour le cargo ou alors sinon je me trompe parce que tu voyages avec ou tu fais des week-ends je sais ouais ouais ouais bah le cargo après c'est différent parce que c'est plus c'est plus un mode de transport pour moi enfin je trouve que ça fait 6 ans je crois que j'en ai un 5 ou 6 ans je sais plus et au début enfin voilà je m'en servais plus pour des petits trucs mais maintenant c'est mon vélo de tous les jours je fais tout avec je vais en fait mon but c'est d'utiliser le moins possible de ma voiture donc on peut vraiment tout faire je pense de la déchetterie à faire les courses aux enchants enfin j'ai vu que t'as fait le ventou quand même avec ah oui j'avais fait le ventou ouais c'était une préparation parce que j'avais fait l'étape du tour avec c'était bon l'étape du tour c'est pas le truc qui me fait le plus j'en ai fait plein mais je me suis dit bon j'ai pas envie de la faire normale je me suis dit allez je vais le challenge ça va être de le faire en cargo donc ça l'a fait mais comme quelques mois avant j'étais près du Ventoux je disais je vais faire au moins une première montée avec ça, voir comment le truc réagit parce que je ne m'aventure pas dans un truc complètement débile et puis bon ça l'a fait mais c'était marrant je l'avais fait avec une grosse bouteille gonflable de Malteni, de vent dessus avec la bouteille qui a gonflé avec l'altitude ah mais oui j'avais vraiment peur qu'elle explose tellement elle était gonflée au sommet, puis dans la descente elle a dégonflé donc du coup les sangs étaient détendus donc la beauté s'est décrochée dans la descente de la remettre c'était assez connu j'ai vu sur Instagram que tu emmènes beaucoup tes vélos aux quatre coins du monde est-ce que tu fais pour autant des voyages à vélo ?
c'est un truc que j'aimerais faire plus après c'est pas forcément simple dans mon emploi du temps parfois j'adore tout ce qui est bikepacking j'en ai fait bien avant que ça soit des trucs itinérants j'en ai tous les ans avec quelques collègues on se faisait 9 jours de raid VTT donc j'en ai fait plein dans différents coins de la France et puis régulièrement j'essaie de partir de faire ce genre de truc, après j'aimerais en faire plus mais c'est compliqué à faire mais j'avais fait un trip en cargo une année c'était un délire pour rejoindre Alain Puisieux de 200, en fait c'était pour lui livrer une caisse de bière à Volvic, c'était un peu le challenge donc j'étais descendu du nord en cargo, là j'ai fait en deux jours et demi j'ai fait le trajet, et pareil c'était un super souvenir, le cargo pour ça c'est pratique, parce que c'est vrai qu'on peut tout mettre, alors c'est un peu lourd mais voilà, on a tout le confort j'avais la tente, j'avais tout ce qu'il fallait et puis c'est un truc j'ai déjà un projet comme ça de refaire un trip en cargo Je ne sais pas quand je le ferai, mais j'ai déjà le thème, plein de choses, mais il faut juste que je planifie ça et que je précise un peu la route.
Ton cargo, à toi, c'est un Bullit, c'est ça ? Oui, c'est ça. Effectivement, ce n'est pas le plus léger. Oui, mais il est équipé très sport. Il est plutôt dynamique. J'ai mis une route 700. Il est équipé comme un centre de route. C'est comme un vélo-route, en fait.
Je suis même en DI2, t'imagines. Ah oui, c'est un Bullit. Haut de gamme ? Oui, je l'avais acheté en cadre nu et puis j'avais quelques composants que petit à petit, j'ai mis dessus. C'est vrai que même si on met beaucoup de poids, je pense que c'est quand même important d'avoir une position sportive parce que je vois des cargos avec des positions de vélo hollandais.
Je me dis, mais quand tu es chargé, comment tu fais ? Ce n'est juste pas possible. Là, au moins,
des fois, j'ai l'impression d'aller aussi vite qu'avec un vélo normal, un cargo quand il est lancé il va aussi vite qu'un route normal c'est juste les montées et les relances qui sont plus dures mais j'ai même sensation même de meilleure tellement quand j'ai fait l'étape du tour, les descentes personne m'a doublé, c'est un pur butt leg le vélo donc c'était mais grisant c'était un truc incroyable le vélo, tu peux prendre de l'angle en montagne c'est vraiment vraiment impressionnant. Du coup c'est quelque chose que tu conseillerais à par exemple une famille qui voudrait voyager avec son enfant ou tout simplement des gens qui voudraient voyager chargés ?
Pour voyager, je ne sais pas, parce que en famille, oui, peut-être, c'est pas mal. Avec un enfant, c'est parfait, parce que le centre de gravité est plus bas, tu peux mettre toutes ses affaires à côté. Moi, je le fais avec mon fils. Des fois, je me suis arrivé de faire des week-ends où on part, c'est un peu du flash-packing, on part le samedi midi et puis on revient le dimanche midi. C'est super, tu peux rouler avec lui, lui il est tranquille dedans, il fait sa sieste et puis tu te poses le soir et tu repars le lendemain matin.
Donc ça c'est plutôt sympa. Mais du long voyage, je pense qu'il y a quand même des vélos mieux pour ça, parce que c'est quand même très lourd. Moi quand j'avais une caisse de bière, mais mon vélo il faisait 60 et quelques kilos, donc c'est quand même dans les montées. Il fallait avoir un petit braquet, sinon c'était un peu douloureux. Et tu parlais de tes destinations que tu as faites en France, tu peux nous donner un petit peu des idées de ce que ça a pu être ?
En France, il y a tellement d'endroits.
Après, moi, c'est surtout en VTT que j'ai le plus bougé, enfin aussi en route, mais principalement en VTT. Moi, il y a des spots que je préfère, c'est quand même dans le sud de la France, c'est l'Esterelle, les Morts, toutes ces zones-là. Ce n'est pas forcément de la haute montagne, j'adore les paysages un peu du sud le rock d'azur c'est un peu particulier parce qu'il y a énormément de monde mais quand il retourne hors course c'est des super spots il y a des chemins de dingue des singles de rêve dans les stéréales pareil Massif des morts c'est vraiment là que j'aime bien rouler et quand on avait fait des raids on était passé dans ces zones là on avait traversé des Pyrénées on avait fait plein de choses mais j'aime bien le côté pas forcément hyper haute montagne même si j'aime bien mais je préfère ces paysages l'Estérel pour moi c'est vraiment ce que je préfère et ma course préférée c'est la Trans V donc c'est une course plutôt certains disent c'est le cross country des descendeurs en fait c'est une course qui a plus de 30 ans je crois maintenant c'est une des courses les plus extrêmes qui existent qui part de l'arrière-pays du Mercantour et qui finit à Nice donc ça descend principalement mais entre les descentes il y a énormément de montées et les descentes sont ultra techniques c'est hyper dangereux mais c'est ma course préférée je l'ai faite une dizaine de fois et cette année elle a été repoussée peut-être que je pourrais la faire on verra j'ai même un projet avec un pote c'est de la faire en mode bikepacking c'est à dire de monter depuis Nice et le lendemain de faire la course de dormir sur la ligne de départ et le lendemain matin on repart dans l'autre sens donc c'est un bon petit week-end bien chaud mais ça peut vraiment être ça peut vraiment être sympa de faire ça tu fais ça avec quel vélo du coup ?
le vélo pour faire une transvée c'est un tout suspendu là il n'y a pas de secret la dernière que je l'ai faite j'ai faite en semi-rigide mais avec un en 27 plus en 29 devant en 27 plus derrière bon c'était ça se fait bon j'ai quand même crevé j'ai bien galéré d'habitude je crève pas trop mais là c'était pas eu de chance mais honnêtement il faut un tout suspendu c'est rien que par sécurité c'est parce qu'avec la fatigue c'est vraiment une des courses où t'en es à espérer que ça monte tellement les les descentes sont violentes et dangereuses.
Donc, il y a quasiment 95% de tout suspendu, parce qu'il n'y a pas de secret.
Parallèlement à tout ça, on voit que tu es vraiment passionné de mécanique et de machine. Tu as été, je crois, l'année dernière, jury du concours de machine. Donc, c'est le concours des artisans, cadreurs, de fabricants de vélos en France.
Comment ça s'est présenté, cette opportunité ? Quel est ton rapport à toi par rapport aux vélos fabriqués de façon artisanale ? Puisque toi, tu travailles pour produire des vélos de façon industrielle. Oui, c'est vrai que c'est un peu paradoxal. Je n'ai pas dit ça, je ne trouve pas. Non, mais justement, quand on adore à ce point-là le vélo,
chez les artisans, il y a quand même des choses que tu ne peux pas faire autrement, enfin ailleurs. Et puis moi, c'était un peu avant qu'on fasse nos week-ends sur les pavés. J'avais fait un Lille Nantes à vélo. En fait, je suis nantais, donc j'étais allé chez mes parents. Et je suis passé devant Sifak. Et je connaissais Sifak. Et je me suis dit, ah tiens, ils sont là.
Et ça m'a donné l'idée. À cette époque-là, je faisais du pignon fixe. Et je me suis fait faire un pignon fixe chez eux. Et c'était le moment un peu après qu'Emeric ait repris le CIFAC. En fait, j'étais un des premiers, des jeunes, à vouloir faire un vélo chez eux. Donc un pignon fixe, ils me l'ont fait. J'étais super content, je l'ai toujours.
Je m'en sers encore beaucoup. Le truc, il est increvable.
Et puis à partir de là, c'est vrai que je l'ai vu. dit, c'est super, on peut se faire un vélo vraiment comme on veut. Je dis, je veux ça, je veux ça, je veux qu'il soit peint comme ça, je veux tel truc. Enfin, tout est faisable. Et puis, petit à petit, j'ai refait un autre vélo, mon Ultra CX. Là, c'était un Gravel Ultra CX en inox. Donc, j'ai fait faire chez Cifac. Donc, pareil, lui, il a 7 ans, je crois.
Il y a eu un peu de casse, mais ce qui est bien aussi sur ces vélos, c'est que tu peux les faire réparer. Parce que l'inox, quand il s'en prend un peu trop, il a du mal à résister. Mais voilà, mon vélo, il est comme neuf, il est tout repeint, il a été réparé. Et puis après, pour nos vélos sur les pavés, on a fait une flotte de 7 ou 8 vélos CIFAC. Donc on en a un paquet, on a des bons clients.
Et mon pote William, il a un tandem inox et un des plus beaux tandems du monde. Et il s'en est refait un nouveau, un gravel en inox aussi. Donc voilà, à force, moi j'adore un peu ce que font tous ces artisans. Et puis en plus, moi j'habite tout près de Roubaix, donc je peux être à 3 ou 4 kilomètres de l'atelier de la fraise d'Andreas Behrens.
Et ma femme, il y a deux ans, ou je ne sais plus quand, m'a payé un stage pour fabriquer mon vélo. Chez lui, parce que lui, il propose ça. Donc, en une semaine, tu conçois et tu fabriques ton vélo toi-même sous sa direction, sous ses conseils. C'est-à-dire qu'il t'apprend à fraiser, il t'apprend à couper les tubes, tout ça ? Voilà, tu arrives le lundi matin, t'as rien. Et le vendredi soir ou le samedi midi, t'as un cadre fini ou quasi fini prêt à peindre.
Donc, c'est une super expérience. Et c'est vrai que ça, ça donne plein d'idées. Et puis, pour revenir au concours de machines, comme je connaissais des personnes, je faisais Alain Puizier qui organisait l'année dernière et il m'a demandé si je voulais être membre du jury. Donc, moi, j'ai dit super, c'est vraiment le truc. Puis, j'ai adoré cette expérience parce qu'il y avait une qualité et puis le cahier des charges était assez complexe et les réponses étaient vraiment pertinentes assez souvent.
ça permet de découvrir des nouveaux artisans en fait c'est leur ils ont tous un état d'esprit tous très différent c'est hyper varié donc là pendant deux jours je crois j'ai vu passer une trentaine ou pas loin d'artisans qui expliquaient leur machine et puis après ils sont partis faire le Paris-Brest-Paris j'étais pas là quand ils sont revenus mais bon après j'ai vu j'ai fait un peu les résultats parce que la particularité du concours en France c'est vrai qu'en plus du concours entre les machines il y a aussi une phase, enfin une épreuve pendant laquelle ils roulent leur vélo et donc l'année dernière c'était le Paris Brest-Paris l'année dernière il fallait faire une randonneuse qui si possible se plient, alors ça c'était vraiment le point du cahier des charges que tout le monde n'a pas tant de personnes que ça ont respecté mais voilà c'était quand même pas évident de faire un vélo performant et démontable ou pliable donc c'était un gros challenge ceux qui l'ont fait, ils sont dans les premières places et en plus ils ont fait des super des super produits donc ouais c'est bien que le vélo aussi roule, c'est pas juste un vélo vitrine là il faut qu'il prouve ses performances et puis aussi s'il est capable de résister ok bah tout ça ça nous emmène on a bien profité du temps qu'on avait donc ça c'est super on arrive à notre sujet principal au bout de 42 minutes qui est ce fameux confinement.
Alors, tu peux peut-être nous dire un petit peu comment toi, tu nous disais tout à l'heure que tu as été très vite, toi, en chômage partiel. Comment ça s'est passé pour toi ? Qu'est-ce que tu as mis en place pour t'occuper ? Parce que tu étais toi-même, je crois, tu avais l'habitude de t'entraîner sur Home Trainer. Donc ça, tu pourras nous en toucher un mot. Et puis, je t'en prie.
Ouais, on est le 22 avril, donc ça fait plus d'un mois que je suis à la maison.
C'est vrai qu'au début, j'ai un peu de mal à y croire. On s'est dit, bon, ça ne va pas trop durer. Puis là, avec les différents échanges, on se dit, bon, ça va être long. Mais moi, je le prends super bien. Alors même si c'est un moment qui est hyper difficile pour plein de monde, moi, au contraire, ça m'apaise pas mal parce qu'au moins, j'ai eu du temps pour moi. Puis pour ma famille, on permet de respirer un peu.
Je sais qu'à mon avis, ça va être un peu dur, le retour, parce qu'il y aura énormément de changements. Mais justement, je pense que ça sera du changement positif. Donc moi, c'est vrai que par rapport au vélo, je faisais pas mal de home trainer sur Zwift. Donc je me suis dit, c'est parfait, j'ai bien fait. Puisque les premiers jours, j'ai été assailli de demandes. il disait « Alex, c'est quoi ton home trainer ? C'est sur quoi que tu roules ? Comment on fait ?
Où est-ce que tu l'as trouvé ? » J'ai accumulé les messages. Je répétais, j'aurais pu faire des copier-coller à tout le monde. Donc même certains qui disaient « Ah non, moi je jure que par le vrai vélo, ils étaient un peu à genoux en disant vivement que j'ai mon home trainer. » Et puis petit à petit, j'ai fait des sorties. Moi, j'aime bien faire des longues sorties sur Zwift parce que les petites, hyper rapides, moi, ça me flingue.
Je commence à être vieux et c'est dur. Donc là, ce matin, j'ai fait un 107 bornes. J'ai fait le méga pretzel. Je ne sais pas si tu connais Zwift.
J'ai mis 4 heures. 4 heures de home trainer, c'est rude. Mais ça permet de faire une bonne sortie parce que des fois, des sorties à bloc, je pense que tu t'épuises plus qu'autre chose. Donc c'était bien. tu dis t'es vieux etc je crois que tu as quand même fait ils appellent ça Virtual Everest en gros tu as gravi 9000 mètres ouais c'est ça j'allais revenir en fait j'ai un collègue on en avait pas discuté c'est mon ingé sur le cross country lui il est roumain et un jour il a dit aujourd'hui je roule pendant 24 heures sur Zwift donc il l'a fait, il a fait 500 km il a roulé 24 heures donc j'ai ramoté un peu l'équipe je dis supportez-le parce que là c'est quand même rude l'entreprise dans laquelle il est parti et il l'a fait et puis moi c'est vrai que je pensais un peu au truc et ça m'a motivé du coup je me suis dit tiens je vais l'année dernière en fait j'avais tenté un everesting donc c'est à dire c'est un challenge mais qui est vraiment régulé, qui est officiel où tu dois monter le dénivelé de l'Everest en une sortie, mais en montant et en descendant tout le temps la même descente et la même montée.
Ce n'est pas un circuit, tu montes et tu descends la même ascension jusqu'à temps que tu arrives à 8 848 mètres. C'est complètement stupide, mais c'est un challenge qui est intéressant. Je l'avais tenté en vrai, en VTT. En VTT, c'est très dur et je m'en suis rendu compte. j'ai arrêté au bout de 50 montées et 5200 mètres parce que j'étais cuit, il faisait trop chaud la montée était trop raide peut-être que j'étais pas prêt aussi et donc cette année là je me suis dit c'est une bonne occasion de faire ça s'appelle un Veveresting, c'est un virtual Veveresting donc tu dois faire la même chose, tu choisis une des montées dans Zwift, dans Watopia tu la fais autant de fois qu'il faut pour arriver au sommet de l'Everest, virtuellement et donc là je l'ai tenté et puis je me suis dit ah tiens je vais je vais essayer de lever des fonds donc des gens ont donné toute la journée pour ça donc j'ai recueilli quasi 300 euros bon je m'attendais à mieux mais c'est déjà bien je les remercie ceux qui ont participé donc je les reverserai à la Fondation de France prochainement quand Litchi m'aura débloqué parce que là ils ne sont pas très rapides et donc voilà donc j'étais content c'est une journée c'est vrai que c'était 17h30 de home trainer donc c'était long je fais 300 je ne sais plus 360 je ne sais plus combien de kilomètres et 9000 mètres pour arriver à un chiffre rond donc c'était c'était une journée alors j'ai démarré à minuit et demi donc c'était il vaut mieux démarrer très tôt physiologiquement c'est mieux et puis ce qui était sympa c'est que des potes sont venus parce que c'est virtuel mais mine de rien j'ai au moins je ne sais pas combien de potes qui sont venus toute la journée rouler avec moi il y a même Antoine qui est venu à 4h30 du mat avant de bosser il est venu rouler une heure avec moi donc on a fait une visio enfin c'était sympa puis d'autres sont venus ils m'ont accompagné une ou deux montées et Clem Clem qui m'a accompagné à la fin dans les derniers mètres là quand tu vois le 8848 mètres apparaître là t'es content vu ce que ça commence à être long j'imagine ouais ça doit t'encourager à ne pas laisser tomber, d'avoir les potes qui sont là et qui te disent, allez !
Oui, c'est sûr, parce qu'à un moment, vers le milieu, tu commences à te dire, ça va vraiment être long.
Parce que moi, la montée que j'avais choisie, pour plusieurs raisons, elle t'oblige à faire plus de kilomètres, parce qu'elle est un peu moins raide. Donc du coup, ça fait énormément de kilomètres et ça te prend plus de temps que si tu prends l'Alpe du Zwift, qui est un peu une réplique de l'Alpe d'Huez dans Zwift. Donc, j'avais vachement plus de temps à passer. Donc, c'est vrai que psychologiquement, c'est un peu dur parfois.
Mais bon, c'est plus facile qu'un vrai, mais c'est quand même très monotone. Et tu connais d'autres personnes qui ont fait ça ? Là, il y en a eu pas mal. En fait, je ne l'avais pas vu. Mais le lendemain, ils organisaient une journée spéciale pour faire ça. Donc, le lendemain, il y a eu plein de gars qui l'ont fait.
Et là, j'ai vu après tomber... Il y a même un gars qui a fait un triple, donc trois fois, et je crois qu'il a fait, même il est allé plus loin, il a fait 29 000 mètres ou un truc comme ça. Il y a toujours des fous dans ce genre de truc. Donc le gars, il a fait trois fois ce que j'ai fait. Je lui ai dit, en plus, ça avait une vitesse assez impressionnante. Donc ouais, il y a des gars qui sont quand même costauds.
L'avantage, c'est que tu ne risques pas la chute au moment du ravito, quoi, sur Zoui. Non, en plus, tu as le droit de descendre du vélo dans les descentes parce que le vélo, il est en roues libres. Alors moi, la descente, elle était un peu pénible parce qu'il y avait deux, trois coups de cul dedans. Donc, j'étais obligé de rester sur le vélo parce que sinon, il s'arrête. Donc, ma descente était moins reposante que d'autres, où tu peux laisser couler pendant 12 bornes.
Mais là, je devais relancer et bien garder ma vitesse. Donc, c'était un peu plus pénible, ça. Est-ce que tu as des conseils, du coup, En tant que pro-zwifter, entre guillemets, à des gens justement qui, tout à l'heure, tu parlais de tous les gens qui te posaient des questions. Et Dieu sait qu'il y en a, moi aussi j'en ai eu beaucoup, sur le matos, mais est-ce que tu as un conseil à leur donner ? Effectivement, tu leur disais éviter peut-être les efforts trop brefs, trop forts.
Après, chacun... Enfin, sur le matos, moi, je n'ai pas le truc, le super matos. Moi, quand j'ai investi là-dedans, c'était vraiment... Je n'ai pas pris le moins cher, mais pas loin. ça marche très bien, après maintenant il y a les home trainers, les direct drive tout ça qui sont hyper pointus mais quand je vois le prix je me dis ça coûte le prix d'un beau vélo déjà donc je dis c'est déjà largement suffisant ce que j'ai, mais après en termes de pratique je pense qu'il n'y a rien de spécial je pense qu'il est intéressant c'est de regarder un peu là il y a des courses qui commencent à arriver, d'ailleurs cet après il y a le tour de Suisse Virtuelle qui est pas sur Zwift d'ailleurs qui est sur un autre qui a l'air bien moi j'aime bien Zwift parce que l'environnement est quand même sympa le côté social qui est plus sympa que d'autres mais c'est de regarder des courses sur Zwift c'est assez intéressant les gars mais il y a vraiment des spécialistes et c'est de voir un peu comment ils font comment ils abordent les trucs ces mecs c'est des avions mais après j'ai pas forcément de conseils comme ça si vous faites une longue sortie c'est bien s'hydrater se mettre de la crème dans votre cuissard parce que là ça peut faire mal parce qu'on transpire beaucoup c'est mettre un ventilo ou bien aérer parce que là on se déshydrate vraiment très vite mais autrement y'a rien d'exceptionnel non plus c'est un peu comme sur un vrai vélo finalement. Ouais, ouais, c'est sûr que oui, moi j'avais préparé l'everesting comme j'avais préparé le vrai que j'avais fait, j'avais tout préparé la bouffe, les boissons tout, enfin c'est, il n'y avait pas beaucoup de différence, c'est juste qu'on peut faire un peu on peut être un peu plus distrait que pendant un vrai, où là avec la fatigue il faut faire attention. Du coup donc ce confinement, on a vu tu l'as passé beaucoup sur ton home trainer, mais alors moi il y a quelque chose qui m'a de suite attiré quand j'ai vu sur tes réseaux sociaux là en ce moment tu donnes de ta personne, tu sors de chez toi tu peux nous en parler un peu plus ouais alors c'est donc c'est en fait c'est pas pour une association c'est une initiative citoyenne qui a démarré il y a un peu plus d'un mois d'ailleurs c'est un ancien gars qui bossait chez Decathlon qui a créé ça et qui est très proche de qui s'occupe beaucoup des autres et dans cet univers de l'aide aux personnes qui en ont besoin et donc il a créé le mouvement pour eux donc pour le trouver c'est un dièse pour eux en fait c'est le hashtag pour eux et donc il y a aussi une adresse on la mettra en dessous dans les infos du podcast c'est poureulemove.com Moi, je crois que c'est ça, je te préciserai.
Et donc, en fait, le principe, c'est que des gens cuisinent chez eux. Ils font un panier repas avec une boisson, un plat, un dessert, et puis ils peuvent mettre aussi d'autres éléments. Ça s'est développé depuis quelques jours. Il y a même maintenant un peu de matériel ou des vêtements. Il y a aussi pour elles, avec des produits d'hygiène féminine, des choses comme ça.
Et donc, quand ces gens ont fini leur panier, il communique à une application et moi en fait de chez moi je vois les différents endroits où les personnes mettent à disposition ces paniers et je choisis d'aller les récupérer et alors moi je m'occupe de la zone comme j'habite plutôt le nord de la métropole moi je m'occupe de Tourcoing et Roubaix et puis Mouveau, enfin toutes les villes limitrophes Et donc, je vais chercher tous ces paniers repas en cargo, parce que c'est quand même hyper pratique pour mettre tout ça.
Je vais les chercher chez les gens. Et puis, une fois que j'ai tout récupéré, je vais les distribuer à des SDF ou à des mal logés, à des familles. Donc, par contre, ce n'est pas comme un délivreur qui sait où il prend et où il doit délivrer. où il doit livrer, moi, je livre où je vois qu'il y a un besoin. Donc, si je vois un SDF dans la rue, je m'arrête, je lui demande et puis je lui dépose un panier.
Et puis, petit à petit, le but aussi, c'est qu'il faut être hyper observateur de se dire, tiens, ici, peut-être qu'il y a un besoin. Donc, je passe dans les rues, je regarde. Des fois, je demande à quelqu'un et puis j'ai découvert différentes familles ou différents endroits où il y a un gros besoin. Et les gens, ils hallucinent un peu, ils se disent « mais c'est génial, merci ». Donc voilà, c'est vraiment une initiative qui est vraiment importante, surtout en ce moment, parce que certains, ils sont encore plus dans la précarité.
Donc voilà, moi en même temps, ça me permet de rouler un peu. Alors c'est pas des sorties… Enfin, c'est quand même long, c'est des sorties de 40, 50 ou 60 kilomètres, Mais bon, c'est vrai que c'est un rythme assez bizarre parce que c'est que en ville et tu fais que t'arrêter, reprendre, t'arrêter, reprendre. Mais voilà, ça permet de prendre un peu l'air et puis surtout de faire une bonne action pour aider toutes ces personnes.
Et il y en a un paquet dans le coin. Quand je vais à Roubaix, c'est effrayant. Bon, ce n'est pas une nouveauté, mais c'est vrai qu'il y a des quartiers où je pense que pas grand monde ne met les roues. Et les premiers jours, je me suis pris quand même des bonnes claques dans la gueule de ce que j'ai vu. Donc voilà, ça serait bien que d'autres personnes rentrent dans cette initiative.
C'est un peu les oubliés du confinement. Oui, après, ils sont oubliés tout le temps. Mais là, encore plus parce qu'il y a des zones, surtout les SDF par exemple, ils se mettent dans des zones où il y a des commerces. Et comme pas mal de commerces sont fermés, forcément, il y a moins de passages, donc moins de dons pour eux. Et puis même, il y a d'autres personnes. Là, on a une messagerie qui dit, voilà, là, il y a telle personne.
On se rend compte qu'il y a des gens qui deviennent vraiment dans la précarité à cause du confinement. Ça t'oblige, finalement, cette recherche-là à chercher quelque chose qu'on a tendance à ne pas vouloir voir, en fait ? Oui, c'est sûr. Moi, je n'ai pas long à faire. C'est vrai que la métropole îloise, elle est très mixte. Tu peux aller à Roubaix, un quartier hyper huppé, et faire 300 mètres, et c'est le tiers-monde.
Donc, c'est assez bizarre. C'est vrai que c'est des endroits... Déjà, parfois, tu n'es pas forcément rassuré, mais finalement, les gens sont hyper sympas. Surtout que si tu viens à vélo, déjà, tu n'es pas... Les gens, ils voient tout de suite un cargo, ils sont moins suspicieux, ils disent bon, après quand ils ont compris, ils sont hyper souriants, ils nous disent c'est génial, merci et tout, donc c'est vrai que c'est pas l'image qu'on peut avoir de quartiers comme Roubaix ou d'autres, moi je m'occupe plutôt de là, il y a beaucoup de livreurs à Lille, la première journée je l'ai faite à Lille, il y a beaucoup de camps, de SDF ou de migrants un peu partout, donc c'est vrai que c'est impressionnant parce que tu ne te permettrais pas de rentrer dans un camp de migrants comme ça pour te balader alors que là tu y vas pour leur rendre service donc c'est vrai que quand tu vois de près la misère tu te dis il y a quand même du boulot là c'est une initiative qui est partie je crois qu'il y a Paris, Lille et Lyon il y a Bordeaux il commence à y avoir d'autres villes Il y a même Bruxelles, je crois, maintenant.
Et si on veut, en fait, si on est cycliste et qu'on veut participer, c'est tout à fait possible. Il suffit de s'inscrire sur l'appli, c'est ça ? Oui, c'est ça. Alors là, ça avait été un peu bloqué parce que le but, c'est qu'il n'y ait pas non plus trop de livreurs. Mais vu l'engouement, moi, hier, j'ai fait une tournée, j'ai récupéré 30 repas. Donc, dans le cargo, ça commence à être lourd. Donc, moi, dans notre secteur, on est quand même beaucoup moins nombreux à tourner autour d'un Tourcoing-Roubaix.
Donc, c'est vrai que ça peut être pas mal qu'il y ait plus de monde, parce que moi, je ne le fais pas tous les jours. J'essaie de le faire au moins un jour sur deux, voire un peu plus parfois. Mais si on a un peu plus, c'est sûr que ça sera pas mal, parce que tu ne peux pas non plus te remballer trop de repas comme ça d'un coup. Donc, un jour l'Everest, un jour pour eux.
On a bien fait le tour. Tes journées doivent être bien remplies quand même. Oui, parce que moi, je ne vois pas le temps passer. en plus j'ai repris des projets que j'avais mis en stand-by là je suis sur un projet de cargo de design d'un cargo j'avais commencé il y a des mois j'avais arrêté parce que j'avais plus le temps et là je l'ai presque fini et je serais curieux de le prototyper parce que je me dis qu'à force de rouler en cargo je commençais à avoir pas mal d'idées de comment je pourrais améliorer tel ou tel truc et de par mon métier forcément j'ai un peu envie de faire bouger des trucs donc voilà je verrais ça me plairait de le fabriquer mais c'est un projet que tu aimerais présenter à Decathlon ou c'est vraiment personnel non non c'est perso après pourquoi pas s'ils sont s'ils sont open mais des fois j'aime bien faire des projets aussi perso et puis ça peut déboucher sur plein de choses on sait jamais ok sinon des conseils de lecture je sais que tu aimes bien lire conseil de lecture j'ai acheté des trucs mais du coup j'ai pas eu le temps je pensais avoir du temps pour lire mais j'ai pas trop eu le temps là un livre en particulier là je pense qu'il y a pas mal de choses qui se passent avec le confinement même si c'est des magazines je pense qu'il faut bien ne pas perdre de vue tout ce qui peut se passer parce que justement c'est une transition et il peut se passer des trucs bien comme des trucs vraiment pas bien donc c'est de lire de lire des comment dire des personnes qui ont pensé tout ça en avance moi c'est 1984 le livre là qui est une base mais c'est vrai qu'on est pas mal là dedans je trouve il y en a d'autres le meilleur des mondes aussi Duxley je crois je trouve que c'est ça ce genre de livres je pense qu'ils sont hyper importants à bien creuser c'est le moment de les lire ou de les relire il faudrait que je les relise parce que je sais qu'à l'époque c'était peut-être moins c'était pas le même contexte mais déjà il y avait quand même des trucs qui étaient surprenants mais là il faut faire super gaffe bon bah écoute merci Alex on arrive à la fin un petit peu de notre interview Quelle est la première chose que tu as envie de faire le jour où le confinement va être levé ?
C'est déjà prévu. Il y a des trucs. Le tout premier, c'est sûr que ça ne peut être que le tout premier parce que le but, c'est de le faire dès minuit. Donc, on verra en fonction de comment évolue le déconfinement. Mais là, sur Facebook, on est quelques potes. C'est un groupe privé. J'ai lancé l'autre fois le truc de partir rouler de nuit, dès minuit, pour fêter ça. Et justement, tout à l'heure, les nouveaux brasseurs qui vont faire la meltenie, il a vu ça, il m'a dit « On ouvre la brasserie pour boire un coup quand on aura fini de rouler ou vous venez à vélo, etc. » Donc voilà, c'est un peu un truc comme ça.
Donc ça serait vraiment dans l'instant, ça. C'est automatiquement, enfin c'est légalement, voilà, on y va. Après, moi, c'est aller voir mes parents parce que c'est vrai c'était prévu il y a les 80 ans de mon père et puis ils habitent Nantes donc là on peut plus et puis après le reste c'est plus anecdotique je pense que le reste on verra du coup le mot de la fin il est pour toi je te laisse si t'as un mot de la fin le mot de la fin moi j'espère que tout le monde va essayer de passer ce confinement le mieux possible de bien le prendre justement de ne pas le prendre comme forcément trop une contrainte mais il y a un moment pour se retrouver pour faire des projets qu'on n'avait pas le temps de faire pour surtout penser à l'après parce que ce que j'utilisais c'est que c'est une grosse crise même si elle est peut-être un peu démesurée par rapport à l'ampleur du truc c'est un bon moyen de se poser des questions et de faire bouger pas mal de lignes de ne pas redémarrer à bloc comme avant et de refaire les mêmes bêtises qui nous ont emmené là c'est ce que je dirais merci beaucoup Alexandre on arrive à la fin de cet épisode de Dans la Roue comme toujours si vous avez aimé le podcast vous pouvez vous abonner vous pouvez mettre des notes n'hésitez pas à m'envoyer des commentaires à moi ou à Alexandre d'ailleurs Alexandre si on veut te suivre sur Instagram, Facebook peut-être on tape Alexandre Voisine tout simplement ou Alex Voisine enfin sur Instagram c'est Alex Voisine sinon c'est Alexandre Voisine sur Facebook ok super donc voilà donc si vous voulez creuser un petit peu aller découvrir ou envoyer des commentaires des questions à Alexandre cette question technique sur le home trainer non je rigole n'hésitez pas d'ici là donc mon prochain invité sera Olivier Godin on en a parlé un petit peu dans le podcast avec Jeanne donc il viendra nous parler un petit peu de la traversée qu'il a faite des Etats-Unis la fameuse Great Divide et bon bah d'ici là portez-vous bien et à bientôt