
Notes de l’épisode
Que ce soit en vélo de route, en VTT ou en gravel, Jeanne parcourt plus de 24 000 km par an sur un vélo.
Lorsqu’elle a appris l’heureuse nouvelle de sa grossesse, elle s’était préparée à l’idée de ne plus pouvoir remonter sur un vélo pendant presque un an.
Pourtant, Jeanne va nous expliquer comment elle a pu, avec les conseils de son pédiatre, continuer de pratiquer son activité préférée et comment le confinement a finalement modifié ses plans.
C’est ce qu’elle va partager avec nous dans ce nouvel épisode de « Dans la roue ».
Site internet : http://jeanne-lepoix.com\
Instagram : @jeannelepoix
Vimeo : https://vimeo.com/jeannelepoix
The Grand Quarantined Bivouac : @the_grand_quarantined_bivouac
Olivier Godin : @vascoutdoor
Musique : Artyom / David Kiledjian \ Miguel Atwood-Ferguson © 2020
Transcription
Générée automatiquement, elle peut contenir des erreurs. Cliquez sur un horodatage pour écouter le passage.AfficherMasquer
À travers mes différentes activités liées au vélo, j'ai eu la chance de rencontrer de nombreux cyclistes au parcours singulier, des voyageurs, des coureurs, des artisans, des passionnés. De ces rencontres est née l'envie d'enregistrer ce podcast, l'envie de partager leurs récits, leurs aventures, leurs expériences. Alors il faut bien avouer que cette période de confinement a un petit peu accéléré les choses, car s'il y a bien un trait commun avec tous ces cyclistes, c'est cette même envie d'enfourcher leur vélo, de prendre la route et de découvrir de nouveaux horizons.
J'ai donc voulu savoir comment eux vivent le confinement, comment ils s'entraînent et quels conseils ils peuvent partager avec nous. Je suis Laurent Bellando et aujourd'hui je vous invite dans la roue de Jeanne Lepoix.
Que ce soit en vélo de route, en VTT ou en gravel, Jeanne parcourt plus de 24 000 km par an sur un vélo. Lorsqu'elle a appris l'heureuse nouvelle de sa grossesse, elle s'était préparée à l'idée de ne plus pouvoir remonter sur un vélo pendant presque un an. Pourtant, Jeanne va nous expliquer comment elle a pu, avec les conseils de son gynéco, continuer de pratiquer son activité préférée et comment le confinement a finalement modifié ses plans.
C'est ce qu'elle va partager avec nous dans ce nouvel épisode de Dans la Roue. Bonjour Jeanne, comment vas-tu ? Écoute, ça va, tous dans le même bateau, confinés à la maison. Donc voilà, on reste bien tranquille au chaud. En tout cas, merci d'avoir accepté mon invitation.
Alors, petite question rituelle, quel est ton humeur musicale aujourd'hui, Jeanne ? Alors, mon humeur musicale, c'est Trombone Shorty. C'est un artiste que j'ai découvert il y a déjà quelques années. C'est à la base le thrombiste de Lenny Kravist, qui s'est lancé en solo il y a une dizaine d'années maintenant. Et c'est vrai que c'est instrumental, c'est pas mal pour travailler. Donc, c'est plutôt funk, soul, pas mal de cuivre.
Et ça donne la pêche. Ok, cool. Bon, et du coup, pour les gens qui ne te connaissent pas, est-ce que tu peux te présenter un petit peu ? Dire d'où tu viens, ce que tu fais aujourd'hui et comment t'es venue cette passion pour le vélo. Ok, alors du coup, je ne sais pas, je peux dire mon âge. J'ai 31 ans, je viens de Picardie et je me suis installée à Paris il y a 12 ans maintenant, plus, 13 ans.
Donc, comment arriver le vélo pour moi ? C'est vrai que ma passion pour le vélo s'est pas mal accélérée en arrivant à Paris pour se déplacer. Mais c'est vrai que le vélo, c'est une longue histoire d'amour pour moi. Au début, c'était comme j'étais dans un petit village de Picardie. C'était le moyen de s'évader avec les copains dans le village, partir à la conquête de nouveaux territoires tout autour. Et donc, comme je disais, ça s'est accéléré en arrivant à Paris pour faciliter les déplacements, pour aller à l'école et puis par la suite, aller au travail.
Ça, c'est même plus qu'accéléré Parce que je te connais un petit peu, tu fais énormément de kilomètres. Tu peux en dire un peu plus ? Oui, c'est vrai que du coup, en parallèlement au fait que je me déplaçais à vélo,
j'étais sportive et du coup, j'ai eu l'idée de faire des petits week-ends qui me permettaient de m'évader en mode vraiment flash. C'est-à-dire que je repérais une ville, une grosse ville aux alentours de Paris, c'est-à-dire sur un territoire, ça peut aller jusqu'à 200 bornes de Paris. Et puis, je passais la nuit et je revenais le lendemain. Du coup, c'était les premières expériences, vraiment tester le bikepacking ou le cyclotourisme, comme on l'appelait à l'époque, parce que j'étais plutôt avec un vélo et des grosses sacoches à l'arrière.
Pas du tout le type de vélo qu'on retrouve actuellement, souvent avec des petites sacoches légères. Et tu faisais ça régulièrement ? Je l'ai fait plusieurs fois, jusqu'à tant que j'ose allonger les distances, allonger les durées de séjour et éloigner aussi les zones de voyage en faisant des zones plus exotiques. Les premiers longs voyages, ils n'ont pas forcément été exotiques.
C'était en France, donc c'était aussi très bien. Avec mon compagnon, on partait souvent faire ce qu'on appelle les traversées VTT, Les GTMC, les GTV. GTMC, c'est le Massif Central. GTV, c'est les Vosges. Le premier, ça va même être le GR65, le fameux GR qui te permet d'aller à Saint-Jacques-de-Compostelle, donc à pied.
Et c'est plutôt VTT. Oui, j'allais te dire, ce n'est pas avec ton vélo et tes sacoches de cyclotourisme que tu as dû faire ça. Eh bien, si. Sur les VTT, on avait installé deux sacoches à l'arrière type cyclo. Donc, pour la petite année d'offre, d'ailleurs, deux jours avant d'arriver. Donc, nous, on avait fait la première partie française, donc jusqu'à... Attends, je recherche le nom en France. C'est auprès du Pays Basque, justement.
C'est un long pied de pas, voilà.
Et... J'ai entendu la petite voix de Xavier derrière qui contrôle... Et du coup, on avait... Deux jours avant, on avait cassé... C'était très VTT, donc forcément, le port de bagage, il n'a pas tenu. Donc, on a fait une attelle avec une branche et des risons, sur les deux derniers jours et ça a tenu. Ce qui arrive souvent d'ailleurs. C'est vrai que les portes-bagages, il faut le savoir, c'est quelque chose qui ronde souvent. Ah ouais, non, de là à fond, moi, je n'aurais jamais cru, ouais.
Tu as encore passé un step supplémentaire puisque je crois que tu as travaillé pour une boîte de vélo, non ? Oui, c'est vrai que le fait de travailler pour un site e-commerce… On peut le citer, on peut le citer. On peut le citer parce que c'est une super expérience. C'est Alltricks, donc City Commerce qui rend des accessoires vélo. Le fait de bosser avec des passionnés au quotidien, ça a fait que encore accroître ma passion pour le vélo.
Et puis, la découverte de nouvelles pratiques. Moi, je ne faisais jamais de route. J'étais très VTT, donc j'ai découvert le monde de la route. On a fait des initiations pistes, BMX. C'est vrai que je côtoyais des gens qui aimaient tout type de vélo. Donc, c'est vrai que ça ne fait que accroître ma passion. Et c'est à ce moment-là aussi que j'ai découvert aussi les épreuves d'Ultra, les épreuves d'Ultra Bikepacking.
Justement, les premières, ça a été en route avec le Born to Ride. Est-ce qu'on peut juste préciser pour ceux qui ne savent pas ce que c'est qu'une épreuve d'Ultra ? Pour moi, une épreuve d'Ultra, du coup, ça sort du contexte touristique. C'est vraiment, on s'inscrit à une épreuve avec d'autres participants.
Et le but, c'est d'aller, je ne dirais pas le plus vite. Le but principal, c'est moins de profiter des paysages. C'est plus une compétition envers soi-même. C'est d'aller le plus vite possible parce qu'il y a aussi des contraintes de temps et avec des kilométrages à faire quotidiennement assez importants. Donc voilà, c'est pour moi la différence entre un voyage cyclo et une épreuve d'ultra.
Tu veux dire que l'enjeu, il n'est pas tellement d'arriver le premier, mais il est plutôt d'arriver soi-même à atteindre son objectif. Oui, de passer la ligne d'arrivée, déjà, c'est un sacré objectif. Tu as participé à la French Divine, notamment. Ça a été, justement, est-ce que cet objectif a été rempli pour toi ? Oui, il a été rempli parce qu'en plus, moi, je ne peux pas me... Je dis que c'est quand même une compétition, mais je ne peux quand même pas me passer...
Enfin, je ne peux pas passer à côté du fait qu'on passe... Toute la journée, on traverse des paysages incroyables. Donc, moi qui suis passionnée d'images, je prends quand même le temps de regarder les paysages. Et c'est vrai que ça a été réussi du côté contemplatif et aussi du côté performance que j'ai passé la ligne d'arrivée. Puis avec un nombre de jours que je ne pensais pas du tout. La Fringivide, on a 15 jours en fait pour la faire et j'ai eu l'agréable surprise de la terminer en 12 jours.
Donc, j'étais vraiment, je n'y croyais pas. Donc là encore, pour ceux qui ne savent pas, la Fringivite s'est traversée de la France VTT du nord-est jusqu'au sud-ouest, vraiment.
Et donc voilà, tu l'as parcouru, tu dis, en combien de temps ? 12 jours et quelques heures, je crois que c'est 12 jours et 12 heures. Tu n'as pas dû beaucoup dormir ? Ben si, justement. Moi, mon cadeau, c'est rouler fort et dormir beaucoup. Donc du coup, on s'est pas mal suivi avec quelques autres participants. On dormait souvent ensemble le soir. On dormait, on se posait à 10h et on partait à 5-6h.
Donc, c'est quand même une bonne nuit, quoi, 7h de sommeil. Enfin, 7h d'arrêt en comprenant manger, dormir et ranger le campement, quoi. Donc, 7h, c'est quand même... Quand on entend les récits d'autres participants qui sont vraiment dans la performance ou à essayer de très peu dormir, moi, je trouve que c'est déjà... C'est beaucoup. Et tu as fait d'autres voyages, justement, après cette épreuve à French Divide ?
Oui, alors c'est vrai qu'on a, comme j'ai expliqué, on a pas mal voyagé en France avec mon compagnon sur des itinéraires VTT, mais suite à ça et en parallèle des épreuves backpacking, on a fait d'autres voyages du coup hors de France, des voyages plus cyclotouristes, donc avec les gravels chargés de sacoches.
Donc, on est parti en Écosse une première fois. Ça, c'est notre premier voyage vraiment, ce que je dirais, « exotique », entre guillemets, c'est en dehors de France. Donc, on est monté de Édimbourg. De Édimbourg, on a fait une boucle jusqu'à Glasgow, mais on a fait tout le tour de l'Écosse. On a fait aussi l'Islande un an après. Donc là, l'Islande, c'était vraiment un voyage incroyable parce que ça mêle les pistes, les routes.
Donc, c'est des paysages vraiment lunaires avec des cascades par centaines. C'est vrai que c'est vraiment dépaysant comme voyage.
Et pour un peu plus de chaleur, on est parti, c'est vrai, peu de temps après la Frangival. Du coup, là, on est parti en VTT sur une trace à Cuba qui nous a permis de traverser l'île d'Est en Ouest. Et là, c'est vrai que ce n'est pas comme l'Islande, des paysages à couper le souffle, mais c'est plus un voyage qui nous a vraiment marqués.
Mais avec les nombreuses rencontres de personnes sur la route, c'est vrai que les gens sont hyper chaleureux. En Istanbul, on ne croisait que des moutons. À Cuba, c'est vrai qu'on avait vraiment vécu un voyage fait de rencontres parce que pour le coup, on dormait beaucoup chez l'habitant et c'est une autre culture. C'est d'ailleurs des voyages pour lesquels tu as fait des films et beaucoup de photos qu'on peut retrouver sur ton site.
Tu peux nous donner l'adresse peut-être ou comment trouver ces vidéos ? Oui, c'est vrai que quand je fais un voyage où on prend le temps vraiment de découvrir les paysages et la culture, c'est vrai que j'aime toujours rapporter un souvenir du voyage en images. C'est vrai que si j'avais un souci de batterie ou de carte SD au moment du voyage, je serais vraiment malheureuse parce que c'est important pour moi de rapporter un souvenir.
Et je trouve que la vidéo, du coup, est un bon moyen de partager rapidement quelque chose sans trop, sans passer 800 photos à toute sa famille. En 3-4 minutes, on arrive à résumer une atmosphère, un voyage qui aura duré 2-3 semaines. et je trouve que c'est un moyen encore plus sympa et synthétique de présenter son voyage. C'est vrai que ça fait 2-3 ans que j'aime beaucoup faire des vidéos, des voyages que je fais.
Parce que du coup, à Cuba, tu n'as pas bivouaqué. Ça doit être difficile de bivouaquer, non, à Cuba ? À Cuba, en fait, c'est interdit. Tout simplement, c'est l'interdiction formelle de camper. Donc, on avait la tente en backup au cas où. Mais on a toujours, même si on a fait une trace très hors des sentiers battus. On a toujours trouvé des villages ou des villes qui proposaient ce qu'on appelle les casas particulières, donc les Airbnb locaux, où on était accueillis à bras ouverts à chaque fois.
Donc, il n'y a eu aucun souci pour trouver à dormir. Pas de problème de sécurité non plus ? Tu ne t'es jamais senti en danger ? Non, non, non. C'est vrai qu'ils sont très surveillés, les Cubains, par le gouvernement. Et nous aussi, en tant que touristes, tous les jours quand on arrive dans la casa ils nous prennent les passeports ils nous indiquent bien nos noms, prénoms qui on est etc en fait le gouvernement c'est à peu près où on est à chaque fois tous les soirs on est vraiment fliqués donc il n'y a pas de je dirais il n'y a pas de risque de se faire agresser vraiment les cubains je pense sont très peurs du gouvernement donc voilà il n'y avait jamais eu d'inquiétude à ce niveau là et quand on fait du vélo il y a un moment de la journée et qu'on apprécie particulièrement, c'est le moment du repas.
On mange bien à Cuba ? Oui, on mange bien. Qu'est-ce qu'on mange à Cuba ? On ne mange pas très varié. C'est souvent du riz. Il y a toujours tous les soirs les bananes frites en chips.
Il y a le riz et puis après, il y a une base de poissons, de poulet, de poissons ou de poulet. Donc, ce n'est pas très varié. Mais bon, après une journée de vélo, on n'est pas très... Voilà, on mangerait n'importe quoi. Et surtout, ce qui est agréable, c'est le petit verre de rhum local tous les soirs. Oui, parce que j'allais te poser la question, est-ce que c'est facile de trouver de l'eau ? Mais apparemment, je ne sais pas si tu as eu du mal à trouver de l'eau, mais tu as trouvé du rhum.
Oui, c'est-à-dire qu'en fait, tu peux te retrouver paumé, il y aura toujours une petite bicoque. Tu ne trouveras pas de l'eau ou du coca, mais tu trouveras toujours du rhum ou des cigars. Ça, ce n'est pas un problème. Alors souvent, on demandait de l'eau et ils nous disaient non, on n'a que des cigarettes et du rhum. Donc, c'est vrai que des fois, c'était drôle. Ah oui. Et tous ces voyages, c'est des voyages que tu conseilles ?
Il y en a un en particulier que tu aimerais conseiller aux gens qui nous écoutent ? C'est vrai que Cuba, c'est difficile de conseiller parce que c'est quand même un voyage qui se prépare, c'est loin, etc. Et puis là, ça risque d'être compliqué. C'est vrai, je ne sais pas combien de temps il va falloir avant que les frontières soient ouvertes de nouveau. Mais c'est sûr que ce genre de destination... C'est été, je pense que beaucoup de gens vont partir en France, j'imagine. Si on peut, on ne sait pas encore où on sera cet été, mais si cet été, on peut à nouveau sortir, à mon avis, ça va être les Français vont rester dans leur pays, je pense.
Mais toi qui as beaucoup parcouru la France, du coup, il y a des destinations comme ça que tu conseilles, soit que toi-même, tu as envie de faire, que tu n'as pas encore faite. Il y a un voyage que j'ai fait cet été, et c'est vrai que je le recommande. Il est incroyable. On en parlait tout à l'heure, c'est l'itinéraire du Turanis. Et là, c'est vrai qu'il est accessible en train, donc c'est vraiment facile avec les vélos. On n'est même pas obligé de... Quoique si on les avait démontés, mais bon, il n'y a rien de compliqué à démonter un vélo et le mettre dans le train.
C'est quand même moins de logistique que de prendre l'avion. Et c'est vrai que c'est un voyage incroyable parce que sur 700 bornes, on est perchés toujours à des cols de plus de 2000 mètres d'altitude et très peu de civilisations, des routes, des pistes. vraiment pas beaucoup de voitures et des paysages vraiment comme on est souvent à 2000 mètres d'altitude des paysages grandioses ça se mérite c'est vrai que c'est c'est un voyage qui se fait vraiment à force démolée et faut pas être trop gourmand en kilomètres c'est vrai que nous on a été plutôt gourmand on a voulu le faire en 7 jours donc ça fait une moyenne de 100 bornes ça peut pour certains pas paraître dingue mais ça se parle pas en bornes ça se parle en kilomètres verticales, et c'est vrai que par jour, il y a plus de 3000 mètres, c'est pas 3000 mètres sur de l'asphalte, c'est vrai que Xavier pourrait témoigner, les cols gravel passent beaucoup moins bien que les cols asphaltés. Alors moi, j'ai fait deux jours avec vous, ou trois jours avec vous sur le Turanis, et pour donner un exemple, c'est vrai que la première ascension, c'était si je ne me trompe pas, c'était un peu plus de 2000 mètres de dénivelé, la deuxième moitié du dénivelé était tout gravel et c'était environ 15 kilomètres donc pour faire une comparaison le Mont Ventoux c'est 2000 mètres aussi mais c'est 20 kilomètres et c'est de la route tout le long donc ça c'était que le premier col. Et c'est vrai que le premier col c'était finalement un des plus durs j'ai l'impression sur l'itinéraire mais voilà, tous les cols sont différents c'est une claque tous les jours, il y a moyen de trouver des refuges tous les soirs donc il y a moyen de voyager léger, on mange très bien du coup on arrive dans les refuges les gîtes italiens on a le plat de pâtes en primo piatti après on a le plat de viande on a un dessert on se laisse pas abattre sur la trace il y a de quoi manger du coup il y a de quoi faire aussi pour juste partir avec un duvet parce que dans les refus généralement ils demandent d'avoir un duvet mais voilà pas besoin sur cette itinerère si on veut partir léger il y a moyen de partir avec juste son vélo un duvet et puis bien sûr Et puis une carte bleue.
Et puis une carte bleue, exactement.
Du coup, j'imagine que pour quelqu'un comme toi, qui parcourt énormément de kilomètres par an, qui fait de très beaux voyages, le fait de rester aujourd'hui enfermé chez toi, de ne pas pouvoir sortir ton vélo, comment tu compenses ? Comment tu t'occupes aujourd'hui par rapport à ça ?
C'est compliqué, forcément. J'en fais beaucoup, beaucoup moins. C'est-à-dire que moi, j'ai l'avantage d'être indépendante. depuis un petit peu moins d'un an. Donc, moi, tous les midis, quasiment, soit j'allais courir une heure, une heure et demie, soit j'allais faire 60 bornes. Et là, forcément, je ne fais plus tout ça. Donc, on a l'heure par jour autorisée.
Donc, c'est l'heure où je vais marcher. Alors oui, je dis marcher parce que je ne peux plus trop courir en ce moment. Allez, tu peux nous en parler. J'attends un nouveau événement pour juillet. Et du coup, j'ai continué le rythme course à pied jusqu'à mes trois mois. Puis à mes trois mois, j'ai décidé d'arrêter de courir. Pas que j'avais des soucis, mais j'ai décidé par sécurité d'arrêter de courir. Par contre, le vélo, c'est vrai que c'est un vrai déchirement depuis trois semaines maintenant.
Parce que le vélo, je continuais comme avant, même rythme. Le cardio, je le faisais monter moins haut forcément, mais c'était mon exutoire. mon petit plaisir de me dire je suis enceinte mais je continue à être là à pouvoir cultiver ma passion du vélo alors certes je faisais beaucoup plus de route mais c'est vrai que c'est dur avec le confinement de devoir tout arrêter donc j'ai acheté un vélo d'appartement mais c'est pas pareil parce qu'on peut continuer à faire du vélo quand on est enceinte alors j'ai pas eu de contre-indication ma généraliste qui m'a dit que c'était pas possible qu'il fallait vraiment s'arrêter et qu'il me connaît très bien mais mon gynéco qui lui m'a dit au contraire continuer donc j'avais les deux avis donc oui j'ai eu l'aval de mon gynéco et du coup c'est vrai que comme le vélo le vélo c'est vraiment une passion pour moi je ne me voyais pas arrêter pendant 9 mois c'est long 9 mois sans exercice on perd de la masse musculaire ça il n'en était pas question Et puis d'ailleurs, je pense que mon dos m'en remercie parce que supporter le poids du bébé devant et continuer à muscler son dos, c'est important.
Mais je suis convaincue aussi que le vélo, il améliore l'endurance à l'effort. Donc du coup, ça me rendra certainement plus forte aussi pour mon accouchement, qui demande beaucoup de ressources, je pense, pour une femme. Et puis bon voilà, pour résumer globalement, le vélo enceinte, c'est que du bonheur. il faut juste avoir confiance en soi, apprendre à s'écouter aussi, écouter son bébé, et puis ça reste du plaisir. Et on ressent les bénéfices, même dès le quatrième, cinquième mois, c'est lui qui fait la fête dans ton ventre, et puis c'est des moments inoubliables pour une femme, voilà.
Tu crois qu'il ressent, tu crois que tu vas faire un futur cycliste juste comme ça, parce qu'il ressent le plaisir que tu prends sur un vélo ? Clairement, quand je descends du vélo, je la sens encore plus à ce moment-là. Alors, est-ce qu'elle dit « qu'est-ce que tu fais maintenant ? » « Tu fais n'importe quoi, tu fais n'importe quoi. » Ou alors, est-ce qu'on continue ? « Pourquoi tu t'arrêtes ? » Ça, je ne le saurais jamais, mais en tout cas, je suis convaincue que ça sera une...
J'espère que ça sera une passionnée comme nous, c'est clair. Ça serait difficile avec les parents que vous êtes. Sinon, on va faire une répulsion totale, on va le savoir. Mais je n'y crois pas trop. En tout cas, c'est vrai que quand arrivait la maternité, j'ai été confrontée à l'épiné au dilemme de conjuguer ma nouvelle aventure humaine avec le désir, franchement, viscéral de continuer à pédaler.
Ce n'était pas simple. Je me suis dit, est-ce que j'allais quand même pouvoir la vivre à vélo ? À six mois, je peux dire que... Là, j'entame mon septième mois de grossesse, mais ça fait trois semaines que je n'ai pas vraiment roulé sur les routes. Mais en tout cas, je suis persuadée que... J'espère qu'une fois que le confinement sera terminé, que je pourrai poursuivre le plus longtemps possible jusqu'au neuvième mois. Pourquoi pas ? On verra, non ? Parce que moi, je me souviens, au tout début de ta grossesse, tu me disais...
Tu avais quand même envisagé de rester neuf mois sans faire de vélo. Dans mon esprit, je m'étais dit, ouais, neuf mois, allez, c'est rien dans une vie. Si vraiment je ne le sens pas, je ne le ferai pas. Et si médicalement, on me dit qu'il ne faut plus en faire, je n'en ferai plus. Mais non, là, c'est vrai que maintenant que ça se passe bien, je ne vois pas pourquoi je m'en priverai. Chaque rendez-vous, le médecin est rassurant, tout se passe bien.
Donc go, quoi.
Je ne dis pas que le jour où on est enceinte, ce n'est pas le jour où on va se mettre à faire du vélo. Il fallait en faire avant. Il ne faut vraiment pas s'y mettre le jour où on est enceinte. Oui, parce que tu as l'habitude de te tenir sur un vélo. Tu as les muscles qu'il faut aussi. C'est sûr que tu penses que c'est des difficultés en plus, sinon. Oui, sinon, c'est des difficultés en plus, oui.
Et on m'avait dit que je perdrais l'équilibre, que je n'aurais pas le même centre de gravité. Franchement, sur le vélo, au contraire, je trouve qu'on est... Au contraire de la marche, c'est encore plus facile, le vélo enceinte, je trouve, parce qu'on se sent plus légère. Il n'y a pas de problème de jambes lourdes, de rétention d'eau, comme peuvent faire les femmes enceintes. Je pense que le vélo, c'est vraiment... Bien sûr, il y a le souci de la chute, mais si on met la chute à côté, pour moi, le sport, c'est que du plus au moment de la grossesse. Parce que tu arrives à oublier que tu es enceinte ?
Ah oui, non, mais complètement. Mais sur le vélo, c'est dalle. Moi, je n'ai pas l'impression que je suis enceinte. Je suis même un peu casse-cou. C'est-à-dire que les descentes, je les prends à pleine balle comme avant. Ah ça, c'est off. Je ne le mets pas dans le podcast. Non, sinon, ma mère, elle va écoutez, elle va être inquiète.
Ok. Et du coup, tu mets une double peau de chamois ou... Non, non, non. Bon, après, il y a quelques... Si je devais donner quelques petits conseils à une femme enceinte qui veut faire du vélo, il y a plein de petits conseils. Il faut jamais trop s'éloigner du domicile. Après, il faut privilégier des petites routes pas trop fréquentées.
Bien vérifier son matériel avant de partir, les freins, tout ça, pour éviter les risques de chute.
baisser un peu la pression des pneus quand même, pour sentir même les nids de poules sur les routes asphaltées. C'est vrai qu'on les sent un petit peu plus enceintes.
Est-ce qu'il y a une selle particulière ? Non, pas du tout. Non, non, non. Moi, je n'ai jamais été en temps normal. Les sels, je n'ai jamais eu de problème avec les sels. Je roule d'ailleurs avec les sels sur des vélos hommes. Donc, je roule sur des sels pas féminines. Et enceintes, je ne vois pas de différence. Je t'ai coupé, t'allais rajouter quelque chose tout à l'heure avant que je parle de celle, on va croire que je suis omnibulé par le... Les problèmes aux fesses.
Non,
si, emporter, ça c'est un petit conseil, mais toujours emporter un téléphone mobile, mais même si on n'est pas enceinte, il vaut mieux prendre un téléphone mobile quand on sort seul. Puis prévenir quelqu'un aussi. Pour prévenir quelqu'un, moi je le mets en mode avion, parce que je me dis, je suis un peu parano, je me dis que les ondes, les ondes, je les expose, J'expose le bébé au zon, donc le met en mode avion, mais voilà, j'ai toujours le portable au cas où. Non, ce que je voulais dire, c'est prévenir quelqu'un lorsqu'on part comme ça à faire du vélo.
Ça, c'est un conseil qu'on peut donner d'une façon générale quand on voyage. C'est vrai que plus on part dans des contrées difficiles, ce qui n'est pas le cas, j'imagine, pour tes sorties vélo, là, actuellement, avant le confinement, mais c'est vrai que de tenir informé régulièrement quelqu'un, C'est quand même une super façon de se sécuriser. Complètement, je crois que tu as même des applis pour dire où tu es…
Tu dois avoir des applis en cas d'urgence pour donner ta position GPS, tout ça. Je n'ai pas trop étudié le truc, mais il me semble que tu as des applis. Oui, il me semble qu'avec l'abonnement premium de Strava, par exemple, tu as ce genre de fonctionnalités. On verra quand le confinement sera levé, alors.
Du coup, j'ai vu que tu as commandé, ce n'est pas un home trainer, t'as commandé, c'est vraiment un vélo d'appartement. C'est une grosse machine, quoi. Ouais, ouais, ouais, vraiment, c'est le vélo d'appartement. C'est le premier prix que j'ai trouvé sur Internet avec la position vraiment droite, type, pour aller chercher le pain, c'est parfait, mais c'est pas du tout la position qu'on retrouve sur un vélo de route ou un VTT qui est beaucoup plus agressif, quoi. D'accord, parce que t'avais pas de home trainer, t'étais...
Non, non, j'avais pas de home trainer. Je suis vraiment... Qu'il pleuve, qu'il vente, je préfère être dehors encore que sur un entraîneur. Vraiment, j'ai cette relation avec la nature, je ne peux pas autrement. Et même là, c'est difficile à choisir. Je préfère marcher dans notre zone de confinement d'un kilomètre autour de la maison que de faire du vélo d'appartement.
Même s'il y a des solutions en ce moment, comme Mathias le disait, ils roulent avec le Wild Vélo Club via des rides en visio. C'est vrai que je les rejoins de temps en temps, mais je préfère être dehors. C'est vrai qu'il n'y a pas photo. Oui, puis j'imagine avec le vélo d'appartement que tu as acheté, tu ne vas pas prendre un grand plaisir à rouler dessus. Non, les sensations ne sont pas incroyables.
Heureusement qu'il y a tout le monde en visio, ça permet de passer un bon moment. Sinon, c'est vrai que je n'aurais pas du tout la motivation de monter sur le vélo d'appartement. Ok, et sinon, est-ce que tu... Donc, on l'a compris, du coup, là, le vélo, en ce moment, c'est quasiment à l'arrêt. Tu t'occupes comment ? Est-ce que tu fais... Mathias nous racontait qu'il faisait un peu de yoga, Camille aussi.
Est-ce que toi, tu as des choses comme ça à part la marche autour de chez toi ? Alors, du coup, voilà, l'heure de marche quotidienne, je la prends, je l'utilise. Le gouvernement nous l'accorde. Moi, j'ai la chance, en plus, d'habiter à la campagne. Vraiment, pas du tout dans la frénésie de Paris. Donc, je prends cette heure pour marcher et puis pour vraiment continuer à me raccrocher au vélo. Ce que je fais, c'est que j'imagine déjà les futurs voyages qu'on fera à Troyes.
Donc, je suis en train, là, actuellement, de tracer une petite trace sympathique pour l'été 2021 en Espagne. Donc, ça prend du temps. Donc voilà, j'occupe le temps comme ça en préparant les futures péripéties. Ça permet de rester positif. Et puis, comme ça prend beaucoup de temps, de passer le temps agréablement. Est-ce que tu vas te faire la... C'est quoi ? C'est la Sierra Vida ou...
Alors du coup, je vais passer par... Tu m'en avais parlé justement, par les Bardenas. Ah oui, d'accord. Donc le nord de l'Espagne. Donc oui, alors ça va être un gros voyage en fait. Je pense que ça va durer un mois. Donc, on partirait du Pays Basque. J'ai de la famille là-bas et puis on pourra te rendre visite, justement. Ah, cool ! On partirait du Pays Basque. J'ai repéré une trace sur le site bikepacking.com qui est un site qui repartirait vraiment des traces sympas en bikepacking.
Et il y a une trace dans le Pays Basque. Donc, je pensais la faire d'abord, rejoindre les Bardenas qui est un désert au nord de l'Espagne.
Ce serait un désert au niveau des paysages qui n'a rien d'envie à des paysages américains. On m'en a dit du bien, donc je vais aller voir. Et puis après, il y a une autre trace que j'ai repérée suite au Turanis qu'on a fait cet été. Il y a une trace, je ne sais pas si c'est le même organisateur, mais c'est via le Turanis que j'ai connu, ça s'appelle Montanas Bacchias. Je ne parle pas espagnol, donc je n'ai pas la bonne élocution, mais c'est une trace qui est très sauvage, un peu dans le centre de l'Espagne.
Oui, en fait, j'ai dit vidas, mais je crois qu'on parle bien de la même. C'est vacias. En fait, ça veut dire vide en espagnol. C'est les montagnes vides, quoi. C'est un peu la trace qui me fait rêver aussi, je t'avoue. Donc ça, c'est à l'ouest de Valence, normalement, si on parle bien de la même trace. Et en plus, il y a plein de façons de la faire.
Il n'y a pas une seule trace. Donc, c'est vrai que ça a l'air assez incroyable. Il y a des variantes plus route, plus gravel. Donc, comme on aura un bébé, si à un moment, on voit que c'est trop accidenté, on pourra prendre les alternatives. Et puis après, l'idée, c'est de descendre.
Il y a une trace en Andalousie. Donc, c'est vraiment de redescendre en Andalousie puis de remonter certainement en train ou en avion. On verra la logistique à ce moment-là. Ah oui, tu vas te faire une sorte d'Espania Divide, finalement. Voilà, Espania Divide, exactement. Bon, alors en tout cas, moi, pour l'avoir fait, je peux te dire que la première partie est très VTT, très dure, très cassante dans le Pays Basque. Oui. Donc, tu vas partir avec quoi comme vélo ?
Du coup, on sera avec les gravels. On ne pourra pas prendre les VTT. Ce que l'avantage des gravels, c'est qu'ils ont des œillets de partout. On pourra mettre des sacoches. On aura certainement, il y aura un vélo qui aura quatre sacoches traditionnelles et il y aura un vélo qui sera peut-être moins lourd au niveau sacoche, mais qui aura une remorque pour tracter la nouvelle coéquipière.
Donc là, on doit obligatoirement partir en gravel.
Ce n'est pas des vélos aciers assez lourds, mais robustes, mais qui permettent de mettre quand même des gros pneus. Je pense que c'est la monture. Finalement, tu as suivi un petit peu, peut-être que tu ne l'as pas entendu d'ailleurs, le conseil de Mathias. Tu te fais rêver sur les cartes en attendant la fin du confinement. C'est ta façon de passer le temps ? C'est ma façon de passer le temps et de continuer à me raccrocher au vélo parce que je ne peux plus en faire vraiment.
Ok, super. Est-ce que tu as maintenant d'autres conseils ? Des conseils de lecture, des podcasts, des séries ? Alors toi, la particularité, je crois que tu es comme moi, tu es indépendante, peut-être que tu continues de travailler de chez toi, donc tu as peut-être moins de temps libre que ce que pourraient en avoir certaines personnes. Mais peut-être que tu en as profité, toi, pour lire.
Oui, tout à fait. Du coup, j'ai vu qu'il y avait quand même pas mal de magazines qui mettaient à dispo leurs anciens numéros gratuitement en ligne. à 200, je sais qu'il y a eu un numéro de cycliste qui a été mis à disposition, donc voilà ces lectures, des lectures autour du vélo, c'est vrai que j'en fais pas mal s'il y avait un livre que je devais conseiller, je l'avais reçu peu avant le temps du confinement c'est un livre d'Olivier Godin qui est un gars qui a fait justement un truc incroyable avec son bébé de 10 mois et sa compagne justement qui a traversé la Great Divide qui est la traversée des Etats-Unis.
C'est un peu la frêle jivade américaine, traversée des Etats-Unis. Là, c'est plus de 4000 kilomètres sur la plus longue piste VTT au monde. Il a fait ça il y a quelques années et là, il vient de sortir son livre. C'est vrai que c'est une lecture passionnante. Il faut s'abonner à sa page Instagram parce qu'il continue de mettre tous les jours des photos de son voyage aux Etats-Unis.
J'ai l'impression qu'il profite du confinement justement pour repartager tous ses souvenirs qu'il a eus sur cette aventure. Et son livre est sorti là il y a deux mois, donc on peut le commander en ligne. Il fait des super photos et c'est un journaliste, donc il écrit très bien. Si j'avais une lecture à conseiller en ce moment, ce serait celle-ci. J'ai vu aussi que tu participes à des événements un petit peu rigolos sur Instagram.
J'ai vu que tu as planté la tente dans le jardin, c'est bien ça ? Oui, c'est typiquement l'exemple, on ne sait pas quoi faire lors du confinement, on voit une idée un peu rigolote sur Internet, c'est des copains qui ont lancé ça, et l'idée c'était pendant le confinement de bivouaquer chez soi, donc si tu es dans un appart, tu poses ton bivoua sur le parquet, ou tu mets ton hamac, si tu as un jardin, tu plantes ta tente, C'était juste le temps d'une nuit.
Je crois que c'était international, vraiment. Je crois qu'il y a des gens de Belgique, d'Angleterre qui ont participé aussi. Ça a super bien marché. Il y avait une page Facebook et une page Instagram et on voyait tous les gens partager leur soirée, nuit, petit déjeuner, le lendemain matin, en photo. C'est vrai que c'était assez sympa de participer à ce collectif de bivouacs d'une soirée à la maison. Parce que du coup, tu as vraiment dormi dans la tente. Oui, oui.
J'ai vu que tu as même poussé jusqu'à te faire le repas de bivouac ouais le matin bon du coup j'ai été dans le frigo dans la cuisine chercher les aliments mais du coup l'idée aussi c'était de faire fonctionner le réchaud le matin et voilà bon super donc vraiment une nuit on s'y croirait franchement dans la tente c'est vrai que quand je revois la photo que j'ai faite dans la tente on pourrait vraiment croire qu'on y est on est loin de chez nous en train de passer une nuit tranquille voilà ok c'est super ouais moi je l'ai pas vu enfin je l'ai vu trop tard je m'étais abonné au compte Instagram je ne me souviens plus du nom du compte tu te souviens toi peut-être c'est The Big Quarantaine Bivouac donc c'était organisé par Rémi Lequin qui est un cycliste lillois qui fait pas mal d'épreuve backpacking et par ah mais c'est Rémi d'accord ok et par César César qui fait partie du collectif Colibride qui est un qui est un collectif qui voyage beaucoup à vélo ils ont fait plein de choses incroyables sur la route du Pamir dans l'Atlas plus récemment enfin voilà, c'est deux Rémi et César, c'est vraiment deux personnes que je suis beaucoup sur les réseaux et que je connais aussi beaucoup en vrai et qui sont des personnes passionnées par le bikepacking, donc l'idée qu'ils ont eue, ça ne m'étonne pas Est-ce qu'ils vont en refaire ?
Je ne sais pas si ils vont en refaire, en tout cas là tout à l'heure tu parlais de conseils de lecture j'ai vu que Colibril proposait justement des récits de voyageurs le premier ça va être demain mercredi 8 avril ils proposent d'écouter des récits de voyageurs ils vont continuer je pense à proposer des choses peut-être pas un bivouac mais ce genre de choses On arrive un petit peu à la fin de notre interview est-ce que tu as un mot de la fin que tu aimerais donner ?
Il faut relativiser et puis se dire que c'est le moment de faire des choses qu'on ne prenait pas le temps de faire avant, prendre le temps d'appeler ses proches. Enfin, je ne dis pas que je ne le faisais pas avant, mais prendre plus de temps pour prendre des nouvelles des gens qu'on aime. On se rend compte que le temps passe vite et qu'on est tout le temps à 100 à l'heure et peut-être prendre plus de temps pour faire des choses tranquilles, se poser, lire. Moi, je ne lisais pas souvent.
Je lis plus.
Je suis tout le temps à 100 à l'heure à vouloir faire du sport tout le temps. C'est aussi prendre le temps de s'arrêter un peu. Je ne sais pas si ça peut être un mot de la fin, mais prenez soin de vos proches et puis prenez du temps pour vous. Super. Bon, merci beaucoup, Jeanne, pour le temps que tu m'as accordé. Et puis, à très bientôt, j'espère, sur les vélos. Et puis, j'espère que sur le départ de ton itinéraire en Espagne.
Oui, il y en aura d'autres avant, c'est sûr. Mais ça, ça sera le gros voyage, on va dire. Bon, super. Merci beaucoup, Jeanne, et à très bientôt. À bientôt, merci, Laurent.
Voilà, c'est terminé pour ce troisième épisode de Dans la Roue. J'espère qu'il vous aura plu. Si c'est le cas, n'hésitez surtout pas à vous abonner. N'hésitez pas à mettre des bonnes notes, des pouces en l'air, des étoiles. Dans le prochain épisode, qui devrait sortir samedi prochain, je vais essayer d'être régulier dorénavant, j'ai invité Arthur Ferrault, qui est expatrié au Brésil et qui viendra nous parler un petit peu de sa pratique du vélo là-bas et aussi de la situation face à la crise sanitaire.
D'ici là, portez-vous bien et à bientôt.