
Notes de l’épisode
Ancien circassien, à la silhouette mince et dynamique, Pierre Glottin s’adonne depuis 2016 à la fabrication de vélos dans son atelier du petit village de Mondoubleau. Féru de cargos, de randonneuses légères, de longtails et autres petits traîneaux, Pierre a appris à fabriquer des vélos en effectuant ce qu’il appelle un compagnonnage. Après avoir visité quelques ateliers d’artisans déjà installés, il peaufine son art en fabriquant des bicyclettes jolies, costaudes et surtout très pratiques. Ex-abonné à l’explosion d’endorphine par la pratique de l’ultra-distance, il roule aujourd’hui un peu plus tranquille et il a définitivement troqué sa voiture contre le vélo-cargo, fil rouge de notre épisode.
Pierre, il laisse traîner ses p’tites clopes roulées un peu partout ; mais le soir l’atelier est propre et bien rangé.
En mai j’y suis passée alors qu’il accueillait en stage Janis : punkette à chat, fabriqueuse de bicyclettes utilitaires et autres remorques soudées à l’arrière d’un atelier participatif lyonnais.
L’enregistreur s’est un peu emballé, alors je coupe l’épisode en deux pour leur laisser la place de s’exprimer.
Le site de Taillefer : https://cyclestaillefer.fr/
Le side bike : https://cyclestaillefer.fr/2023/03/30/sidebikes-livree-anglaise/
Janis attend de monter sa start-up de cargo avant de se faire un site internet.
Victoire en partenariat avec l’AFPA, formation « Cadreur-cadreuse cycles » : https://www.victoire-cycles.com/blog/victoire-et-afpa-en-partenariat
Osborn : https://www.osbornmetals.com/
Moteur Virvolt : https://virvolt.fr/products/moteur-virvolt-900
Cyfac https://www.cyfac.fr/
Victoire https://www.victoire-cycles.com/
Jolie Rouge http://jolierougecycles.fr/
Miel d’Ours https://mieldours.fr/
Pechtregon https://www.instagram.com/pechtregon/
Swanee https://www.instagram.com/atelier_pariah/
La Fraise : https://www.lafraisecycles.fr/
Douze Cycles : https://www.douze-cycles.com/
Cooperative : https://www.coopaname.coop/
Concours de machines 2019 et son cahier des charges : https://www.associationartisansducycle.com/concours-2019
Benur
Akira : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/blockbusters/akira-le-manga-alpha-8159550
Musique :
Je me suis un peu lâchée :
Cascade (Remixe)- Alpha Wann
Design – Andriy Mashtalir
Ooh La La Run – The Jewels
World Champ – Marlon Craft + Why do you hurt me – Gene & Eddie
Cold Summer – Wesley Joseph
芸能山城組 – Kaneda
Générique d’intro : Andriy Mashtalir – Changes
Interlude : $lumber – Piyush Gupta / TypeBeats
Générique de fin : Le Collectif À Bernard featuring Driss ! https://lesiteinternetabernard.com/
Transcription
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L'objectif de cet ouvrage est de mettre en lumière le potentiel d'épanouissement humain offert par les métiers manuels.
On pourrait appeler ça les cyclines légitimes. Non, le gamin. Si c'est lui, il le fait, pourquoi toi, t'y arriverais pas ? Sophie, garçon, tout du genre. On s'intéresse ici à l'expérience de ceux qui s'emploient à fabriquer ou à réparer des objets. Dans le cadre, Camille Industries, Longtail et Cargo à la fois. Vous écoutez Dans le cadre, un podcast sur les cadreurs et cadreuses vélos destinés à tous les monomaniaques et passionnés de la bicyclette.
Ancien circassien à la silhouette mince et dynamique, Pierre Glottin s'adonne depuis 2016 à la fabrication de vélos dans son atelier du petit village de Montdoubleau. Férus de cargo, de randonneuses légères, de longtail et autres petits traînaux, Pierre a appris à fabriquer des vélos en effectuant ce qu'il appelle un compagnonnage. Après avoir visité quelques ateliers d'artisans déjà installés, il peaufine son art en fabriquant des bicyclettes jolies, costaudes et surtout très pratiques.
Ex-abonné à l'explosion d'endorphine par la pratique de l'ultra distance, il roule aujourd'hui un peu plus tranquille et il a définitivement troqué sa voiture contre le vélo cargo, fil rouge de notre épisode. Pierre, il laisse traîner ses petites clopes roulées un peu partout, mais le soir, l'atelier est propre et bien rangé. En mai, j'y suis passée alors qu'il accueillit en stage Janice. Punkette à chat, fabriqueuse de bicyclettes utilitaires et autres remorques soudées à l'arrière d'un atelier participatif lyonnais.
L'enregistreur s'est un peu emballé, alors je coupe l'épisode en deux pour leur laisser la place de s'exprimer.
Salut Pierre ! Salut Camille ! On est dans ton atelier, à Montdoubleau, dans le Loire-et-Cher, avec Janice qui est dans l'atelier en train de faire des choses. Parce que Janice, elle est venue en stage chez toi parce qu'elle fait la formation de Victoire. En partenariat avec l'AFPA. Et là, c'est la fin de la formation. Elle est venue faire son stage de fin de formation chez toi.
Exactement, pour six semaines. Et vous vous êtes un petit peu communément choisie, un peu parce que tous les deux, vous avez un attrait pour les vélos cargos ? C'est Janice qui m'a appelée. C'est Janice qui m'a appelée et qui m'a dit « Oh, j'aimerais bien venir en stage chez toi parce que ça m'intéresse, les vélos utiles, les cargos. » Elle m'avait dit que c'était plutôt sa cam. Et puis moi, bon contact au téléphone.
Du coup, je me suis dit, allez, oui, viens. Ça a l'air de bien matcher. T'as envie de faire des vélos utiles. T'es au bon endroit. Vas-y, viens. Parce que toi, tu fais ça un peu en ce moment. Tu fais des cargos. Et puis, il y a ce fameux projet de sidebike. Ouais, c'est ça. Depuis cette année-là, depuis début 2023, j'ai décidé d'arrêter de faire des vélos de loisirs. Les vélos de course, par exemple, ça ne rentrait déjà pas, moi, dans mon champ de fabrication.
parce que j'ai toujours eu du mal avec le fait qu'il y a des personnes, tous les week-ends, ils vont faire 130 bornes, et potentiellement, ils prennent leur caisse pour aller à la baguette à un kilomètre. J'avais du mal à ce ratio-là, et du coup, de fabriquer un vélo hors de prix, au prix d'une bagnole en tout cas, pour juste aller rouler une fois par semaine, sans but. Il y avait quelque chose qui me grattait fort là-dedans. Et donc, cette année, j'ai vraiment décidé d'accepter des fabrications de vélos de randonnée, et vélo de voyage, cargo, long tail et cargo avant.
Et mon projet du moment, c'est vraiment les sides, comme un sidecar à moto, mais c'est en vélo, où on peut monter en fauteuil roulant dans le panier. Et donc, c'est vraiment ça que j'ai développé cette année. Avec Janice, on continue à le développer.
Ça touche ici, là. Ouais, là, ça touche pas. Et là, les ailettes.
Et alors ça, moi, le OTM, il m'a appris à me servir des lignes que dans un sens. En poussant. Pour les conserver plus longtemps. Et de ne pas mettre de pression quand tu reviens ? Ouais, c'est vraiment... Et toi tu la soulèves entre temps ? Non, je relâche. Et je fais genre deux coups à gauche, deux coups à droite. Je change de main. Comme ça, parce que sinon la gruge, quand tu sais pas, c'est ses mains gauches, mains droites comme ça là.
Et là ta gruge, elle va partir en général à gauche.
Coupe dégazage, les portes bidons. Coupe dégazage, l'ajustement. Le centrage du boîtier de pédalier.
Et oui, à la bicycle, le premier vélo, c'est à la glisse.
Là, vous faites le premier prototype où vous construisez et le vélo et ce que tu appelles le panier. Et le panier, oui. Pour l'instant, les quatre sides qui sont sortis de l'atelier, c'était accouplé à un vélo de l'industrie. Parce que délai de fabrication, prix, c'était intéressant. Et du coup, moi, je fabriquais le panier et l'emboîtement avec le vélo.
Mais j'ai envie de tout fabriquer. Ça devienne un ensemble, un véhicule dans son entièreté. Et donc, avec Janis, là, on a fait le proto du vélo qui a été fini hier soir.
Et qui fait combien de kilos ? Et qui fait, c'est 4 kilos. J'essaye d'être entre la rationalisation de fabrication et le low-tech. Et du coup, d'essayer d'avoir, par exemple, un nombre de références de tubes limitées. Puisque le panier est fabriqué en 25 par 1,5 en chromoly, en assiette vélo. Et du coup, on a utilisé certains de ces tubes pour le proto de vélo.
Et du 35 par 1,5 et une grosse douille. Parce que j'aimerais du coup, dans cette rationalisation aussi, de pouvoir virer le giant de l'histoire. C'était un vélo giant que j'achetais. Il y a aussi le fait de pouvoir maîtriser à peu près l'approvisionnement. Parce que pour les tubes de side, c'est absolument que du 25. Il n'y a aucune autre taille de tube. Et donc ça, je vais pouvoir me fournir chez Osborne qui est un fabricant de tubes français où la matière vient d'Allemagne.
A priori, Osborne va pouvoir fournir des tubes spécifiques à fabriquer des vélos à la fin de cette année, peut-être début de l'année prochaine. Et donc, je m'inspire de leur catalogue pour l'instant existant de taille de tube de pouvoir virer, par exemple, Seaway qui est un de mes fournisseurs de petites pièces sur les vélos qui est en Angleterre. parce que lui ces petites pièces là viennent de Taïwan donc d'essayer de virer ce fournisseur là non pas que je ne l'aime pas parce que je le trouve super ce fournisseur mais parce que la provenance des produits sont trop lointaines d'essayer d'avoir des tubes compatibles avec mes machines et du coup après 100% des composants que Hope produit et que je peux mettre sur mon vélo seront sur mon vélo il y aura un moteur adaptable qui est une marque qui s'appelle Virevolt où ça y est, les moteurs viennent en partie de Taïwan ou de Chine.
Je ne sais pas exactement la provenance. Il y a 30% des pièces qui sont fabriquées par Renault et le moteur est assemblé par Renault dans une usine dans le 78, dans les Yvelines. Et voilà, d'essayer qu'un maximum de choses viennent d'Europe. Pareil, les guidons, je vais essayer de les fabriquer. Il y a certaines pièces que je ne pourrais pas éviter. La batterie viendra de très loin. Mais voilà, j'essaye de réduire au maximum les trajets de mes matières premières et de partir de la matière première la plus brute.
Donc potentiellement, le vélo n'aura pas de base cintrée spécifique vélo, mais ça sera du tube de 22 qui correspondrait à la fourche qu'on fabriquerait, qui correspondrait à la taille de guidon. Donc c'est ça que j'appelle réduire le nombre de références. Là, tes premiers vélos, ils étaient à la destination d'une EHPAD qui n'est pas très loin de chez toi ? Oui, s'il y a 90 mètres entre la porte d'entrée de l'EHPAD et la porte d'entrée de mon atelier, c'est beau.
Il y a deux autres qui sont partis à un EHPAD qui est à Moray. Ça doit être à 25 bornes d'ici. Et c'est super parce que du coup, je peux avoir des retours en direct. Ça, c'est bien, ça, c'est chiant. Il manque un centimètre pour passer tous nos fauteuils roulants. Et par exemple, à l'inauguration du nouveau modèle de side, on a découvert que sur la rampe, les anciens, ils sont en chausson dans les EHPAD. Et même le petit plancher antidérapant ne suffit pas.
Donc il faut que j'aille aller leur mettre du grip. Et du coup c'est chouette, on fait une inauguration, on retourne en direct. Ah, on a failli casser une mamie direct. Donc ils nous ont dit, un peu de grip ça serait pas mal. Et du coup là, il faut que je commande du grip de skate pour aller leur remettre. Mais du coup c'est hyper intéressant sur un projet comme ça qui, à ma connaissance, n'existe pas. Donc il y a peu d'informations techniques ou de retours d'expérience.
Du coup, c'est hyper chouette d'en avoir deux en circulation. Il y en a un, il a plus de 800 bornes. Et les Pag, là, je ne sais pas, ils ont dû faire une centaine de bornes depuis que ça fait un mois et demi qu'ils l'ont là. Ils sont contents ? Ils sont hyper contents. Ils sont ravis. Et les mamies qui l'ont essayé à l'inauguration ont été... J'hésite à l'appeler le décoiffe permanente.
Je voulais aller chez des personnes qui faisaient du vélo, du vélo qui peut remplacer une bagnole.
Faire des vélos que loisirs. Je kiffe pas le vélo de loisirs. C'est un casque de VTT. C'est sympa quand même. Pour les mamies d'à côté. Et après, tu viens poser tes haubans et tu soudes le tout en place.
Ah, et tu le pointes, le wishbone, avant de mettre les haubans. D'accord.
Ah oui, parce que nous, on a un wishbone qui fait 25 pour du tube de 35. Mais ça peut se gérer avec des cales aussi.
Est-ce que je peux avancer sur le wishbone pendant ce temps ? C'est quoi en français ? Le wishbone ? C'est pas un os de poulet, non ? Un os de poulet, ouais. Le wish, c'est les vœux. Donc c'est l'os à vœux. Et c'est dans le poulet, il y a cette forme comme ça ? C'est le cellulès, ça c'est les deux parties. Et c'est le... C'est le furcula, ou le bréchis de poulet.
Pourtant j'en ai tiré de ces trucs sur les poulets. Le truc où tu fais un cri-cou-crac. Ouais, tu tires à deux, et celui qui a le plus gros bout, il a le gros deux. Ah waouh, alors ça je connais pas. Quand on faisait ça, je me rappelle qu'on faisait ça quand j'étais petite. Le dimanche, c'est papy ? Ouais. Ouais, pareil. Oui, mais c'est quoi le rapport entre l'os du poulet et le vélo ? Pour en être, bien sûr, j'ai dû contacter le club des admirateurs et concepteurs de Wishbone.
Sans surprise, le secrétariat était tenu par Johan de Ménir tout l'été. Ils me répondent donc ceci. Le Wishbone, ou Furcula, une fois renversé, prend une forme de Y, ressemblant très fortement aux constructions de haubans de type Wishbone. Oui, mais pourquoi donc fait-on cela ? Comme d'habitude, les gens diront, c'est une histoire de rigidité, de souplesse, C'est plus ou moins confort, c'est plus ou moins lourd, etc.
On ne sentira pas la différence entre un Wichbon et deux bancs ? Sans certitude, mais pour avoir travaillé un peu la question de la standardisation d'éléments dans la fabrication de vélos sur mesure, la construction classique des hauts bancs avec un pontet est relativement complexe. Ceux-ci sont faits en fin de process, difficilement réalisables en avance, et les longueurs ainsi que les angles nécessaires à la fabrication varient en fonction de la position des hauts bancs sur le tube de sel, et donc dépendent de la taille du cadre.
Une méthode pour sortir de cette torture cérébrale est donc la construction en wishbone. Mais pourquoi ? Simplement parce que le wishbone peut être construit en parallèle de la fabrication du cadre, car les dimensions de celui-ci dépendent uniquement de la taille de la roue et du pneu. Dans un processus industriel, on peut donc, pour un même modèle de cadre, fabriquer un seul modèle de wishbone, pour toutes les tailles. Là où un cadre avec hauban plus pontet a un assemblage différent par taille de cadre.
Il suffit juste ensuite de recouper l'excédent de longueur du wishbone et de faire une gruche classique, comme pour n'importe quel tube du cadre. Donc, pour résumer, le wishbone, c'est une technique de fabrication en forme de Y à l'envers, ressemblant au bréchet des poulets, qui permet de relier les pattes du cadre, où se fixe la roue, au tube de sel. Cette technique permet une standardisation de la fabrication et une rapidité d'exécution adaptée à la fabrication en série. Merci, Munir.
En venant du cirque, il y a quand même une espèce d'entraide assez inconditionnelle entre circassien et circassienne.
Et même si on ne se connaît pas, ça m'est arrivé plein de fois d'appeler des gens pour être dépanné sur un camion, sur l'autoroute, sur machin, sur bidule. Et que les gens disent, carrément, ok, je suis là dans deux heures. Pendant la fabrication du vélo du concours, je me suis retrouvé à appeler La Fraise en lui disant, ça a combien les plots de cantilever sur une fourche machin ? Ah, c'est 78 ! Super, merci, au revoir ! Et ça m'arrive encore, hier, j'ai appelé Joli Rouge, je n'ai jamais fait de wishbone et du coup, je voulais savoir comment ils le produisaient.
C'est un truc que j'ai retrouvé du cirque, de cette entraide, on se prête des outils, on se donne les plans. Mais j'ai repensé à Bainur. Au Bainur, oui, carrément. Je ne sais pas si ça avait abouti son projet, mais c'était un peu cette idée-là, non ? Le Bainur a abouti, il est produit par Milk. Et le Bainur, non, la différence, c'est que tu montes effectivement dans ce véhicule à trois roues, mais c'est la personne en fauteuil qui pédale, qui pédale avec les mains.
C'est un pédalage à bras. Pareil à l'assistance. Alors que le side, il y a vraiment une personne qui conduit la partie cycle, quoi, et il y a une personne assise dans le panier. Et pour l'EHPAD, j'ai rajouté une option où on peut mettre juste un siège, pas un fauteuil. Pour les anciens qui ne sont pas en fauteuil, je me suis dit que ça pourrait être vexant. Pour pouvoir utiliser ce mode de transport, doivent monter dans un fauteuil roulant. Et ça, je n'en avais pas parlé à l'EHPAD.
Et il s'est avéré que les deux premières personnes qui ont essayé, en avait une en fauteuil et une juste avec une canne. Et quand on lui a dit siège ou fauteuil roulant, bon, siège, voyons.
On peut parler du modèle économique. J'ai l'impression qu'en rencontrant les gens, je vois quand même qu'en vrai, les cadreuses galèrent quand même au niveau de ce... Enfin, vivre. Rémunérer, ouais.
J'ai l'impression que c'est difficile. J'ai l'impression aussi que je sens qu'il y en a pas mal qui commencent à sortir des vélos d'artisans, mais pas sur mesure.
Entre 3 et 9 tailles, par exemple. Et quand même, Sifac, Victoire, Jolie Rouge, Miel d'Ours, il y en a quand même pas mal qui se sont dit, ok, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais moi j'appelle ça la rationalisation de production, aide à gagner de l'argent. Le side, là, j'ai développé un gabarit. Le premier panier, je l'ai sorti en un mois, et les deux autres, je les ai sortis en un mois.
Parce que le gabarit réglé, ma gamme de tubes écrite, Il y a un côté, j'avoue, pour moi, assez agréable d'arriver le matin, d'ouvrir ma gamme de tubes, mon petit catalogue là. Oh bah ce tube-là fait tant. Je les coupe par deux, je les scinde par deux, tac, tac, tac, je les mets dans mon garde-barri qui est réglé. Et en termes d'efficacité, c'est violent comme c'est... Un en un mois, et le mois d'après, j'en produis deux en un mois.
Si je continue comme ça, ça se trouve, j'en fais cinq par mois. Non, j'exagère parce qu'à un moment, j'ai un temps de travail qui est défini. Mais c'est une des solutions. Après, il y a aussi le format, comment on pourrait dire, la structure juridique qui aide ou pas à gagner de l'argent. Enfin, en tout cas, à se développer, je dirais, c'est pas forcément gagner de l'argent, mais tout ça va ensemble. C'est pas parce que t'as choisi la SARL que tu as forcément mieux de payer.
Et toi, justement, c'est quoi ton statut ? Moi, je suis en coopérative. Moi, je suis entrepreneur salarié et sociétaire de la coopérative. J'ai une voie au chapitre comme les 900 personnes qui sont coopérateurs et coopératrices dans la structure où je suis. Je suis mon propre décideur patron, mais je suis employé en CDI par la coopérative.
Du coup, j'ai tous les avantages d'un salarié en CDI. La protection sociale, le droit au chômage. Et après, dans ma coopérative, j'ai tout ce qui est comptabilité qui est fait pour moi. J'ai des outils que je vous ai montrés là de fabrication de debits, de fabrication de factures qui sont hyper bien faits. J'ai un service juridique, j'ai 30 personnes que je peux appeler quand j'ai une question sur « Ah, j'ai un truc un peu bizarre à facturer, comment ça se passe ? » J'ai des compétences à disposition.
Un super filet de sécurité quoi. Ouais, grave. Je suis moi tout seul dans mon atelier, mais je sens que derrière moi, Il y a un minimum ces 30 personnes qui sont en permanence dans la coopérative qui font tourner la structure, qui sont mutualisées par les 900 autres, qui sont derrière moi en fait et qui me donnent une force et une sérénité précieuses pour moi dans ce métier où je suis seul dans mon atelier.
Je précise ça parce que moi, ce n'est pas un kiff d'être tout seul dans mon atelier. J'ai bossé pendant 17 ans avec des copains, copines, à rouler ensemble, à marner ensemble, à rire ensemble, à galérer ensemble. Et j'avoue que depuis que j'ai fermé l'atelier participatif, par exemple, je suis vraiment tout seul toute la semaine dans mon atelier. Là, avec Janis, on a dessiné ensemble le proto.
C'est super de partager le cerveau, de rebondir sur des idées. Moi, c'est ça qui me plaît dans la création. Et ta technique, tu crois que ça marche sur ça ? Je sais pas. Vas-y, on essaie.
Mettre une bande pour mouler là où c'est en pression. Enfin, pour enlever la matière. On va faire un petit coup au-dessus parce que j'ai l'impression qu'il touche plus en bas qu'en haut. Yes. Ouais, on va enlever celui-là. Tiens, je te tiens le tube. Ce qu'il y a, c'est en pression étirée.
J'adore.
On est bien. Ça suffit ? Pour moi, de se couper des jeunes, pas dans le sens de l'âge, mais du savoir-faire, pour moi, c'est une erreur. de faire ça. Il faut rester proche. Bien sûr, il y a du partage, parce qu'elle apprend d'une façon que moi, je n'ai pas appris.
Moi, j'ai appris d'une façon composite. Et elle, en cinq mois, elle apprend d'une façon. Et c'est hyper cool de dire, comment tu fais ça ? C'est quoi ta séquence de soudure là-dessus ? Et puis, Janice, par exemple, a une énorme expérience des ateliers participatifs et de réparation. Tous ces modèles, Frankenstein, bâtard, tout ça, elle en a vu plein. Moi, j'en ai vu peu.
C'est une connaissance qu'elle a, que j'ai peu. Elle pourrait te dire le nombre de 4 bitwins à 150 balles. Elle pourrait dire le nombre qu'il y a dans les ateliers.
Un jour, quelqu'un m'a dit, vous n'êtes pas soudeur dans le vélo.
Souder un vélo, c'est sur la construction, je ne sais pas, c'est 20% du temps. Pas beaucoup plus.
À peu près, je dirais. J'aurais dit moins. Peut-être même moins, peut-être même 15% du temps.
Il y a quelqu'un qui m'a dit, un soudeur, c'est quelqu'un qui rentre quelque part à son travail, il met le masque à 8h, il soude, et à 17h, il s'en va, il a soudé pendant 8h de suite.
Le nombre de semaines par an qu'il est employé, il me disait, ça, c'est un soudeur. Toi, tu as la compétence de souder des vélos, mais tu n'es pas vraiment soudeur.
C'est bien, ça m'a fait relativiser sur la prévention de certaines choses. Tu as fait du cirque, c'est une reconversion un peu tardive pour toi, la fabrication de vélo.
Tu as fait un compagnonnage, comme tu dis. Est-ce que tu peux un peu raconter comment tu es passé de ton métier de circassien à ton métier d'artisan ? Alors, moi j'ai toujours fait du vélo dans ma vie, rarement en mode sportif. Quand j'étais petit, c'était pour aller jouer dans la forêt, puis après c'était pour aller voir les amis, puis après c'était pour aller voir mon amoureuse.
Ça a souvent été un moyen de transport. Et puis dans le cirque, quand j'étais à l'école, au moment où on devait choisir notre spécialité, ça ne me branchait pas, le fil, le machin, la jongle. Puis un ami m'a dit, le vélo acrobatique, ça pourrait être... Et là, tout de suite, ça a fait tilt. Et du coup, ça, j'ai fait du vélo acrobatique pendant presque toute ma carrière. J'ai fait 17 ans de cirque. Et j'en ai fait une bonne douzaine d'années, quoi.
Et il y a un moment, on avait créé une compagnie et j'en ai arrêté cette compagnie. Et je me suis dit, ah bah là, j'ai 3-4 mois pour potentiellement faire ce que je veux. Aller vivre à New York, changer de métier, me poser et tout ça. Et du coup, là, j'aimais bien la fabrication et tout ça. Et je me suis dit, tiens, je vais voir si je peux me faire embaucher comme apprenti.
Et donc, j'ai été visiter un atelier à Lyon. Et puis, ça m'a branché ce qu'il faisait. Mais la personne, je me suis dit, ah ouais, non, en fait, être apprenti avec cette personne-là pendant 2 ans, ça ne va pas du tout me le faire. C'était en 2009, donc j'ai continué finalement le cirque et puis j'ai arrêté en 2016. J'ai pris une année sabbatique et dans cette année sabbatique, je me suis acheté un cargo que j'ai été chercher à l'usine, à Beaune, c'est un 12, enfin l'usine de montage.
Et puis l'idée c'était de rentrer à la maison et sur ce retour, j'ai rencontré Soigny à Nevers par l'intermédiaire d'une autre personne que j'avais rencontrée sur la route qui m'a dit « Ah, vas-y, va voir, il y a un super atelier là-bas. » Du coup, elle m'a droppé chez Soigny. Et en causant, je disais « Ah, ben moi, j'ai essayé de fabriquer des vélos, mais je n'ai pas trouvé de formation. » Et c'est elle qui m'a dit « Ah, ben si, ça existe, tu peux aller fabriquer ton cadre. » Donc, je me suis retrouvé chez OTM, à Copenhague.
Et donc là, je me suis dit « Ah, c'est possible de faire ce métier, en fait. » Et au même moment, j'ai ouvert un atelier de réparation et d'auto-réparation à Montdoubleau, dans l'atelier où on est. Et je voulais faire de la fabrication.
c'était pour produire des cargos façon 12 parce que c'est une époque où à ma connaissance il y avait 12 bullits et voilà le bullit ne m'allait pas en tant que petit et puis la direction ne me convenait pas je trouvais qu'il y avait plein de défauts et quand je suis arrivé sur un 12 j'ai fait ah ça c'est un truc comme ça que j'ai envie de produire et bon au bout d'un an j'ai réussi à faire un cadre de cargo qui ne marche pas celui qui est accroché là-haut celui qui est accroché repeint qui a tout plein de courbes et qui est super beau il y a deux tubes droits je crois il y a la direction qui est droite, le tube de sel normal mais il devait être courbé à la base c'est que le centreur n'a pas réussi à le courber autrement tout le reste est travers enfin est courbé c'est un copain à toi qui l'a dessiné exactement, un copain qui fabrique du métal et des choses complètement magnifiques en métal des meubles, des coiffeuses des structures, il a fabriqué sa maison, c'est quelqu'un qui a un sens de la courbe et de l'assemblage Il fait pas mal de métal de récup Qui est pour moi magique Donc il a dessiné ce vélo Dont l'inspiration principale était Akira, le manga japonais Akira, c'est un manga culte des années 80 Qui a influencé toute la SF Le pitch donne à peu près ça Juste après la troisième guerre mondiale, et avant que ne se déroulent les Jeux Olympiques, une bande d'ados livrées à eux-mêmes brise l'ennui en sillonnant les rues d'un Neo-Tokyo post-apocalyptique sur leur moto rutilante.
Après un étrange accident, la moto c'est dangereux, l'un d'eux se retrouve mêlé à un projet militaire secret faisant subir des expériences à des enfants les dotant de pouvoirs psychokinétiques. Vous savez, c'est quand on arrive à faire bouger les objets par la simple force de l'esprit, comme Mathilda ou Neo dans Matrix. Je n'avais aucune idée de ce qu'était Akira alors même que j'ai été biberonée à Dark Angel et que j'adore Stranger Things. Donc là, le fameux cargo de pierre, il est courbé dans tous les sens, il est beau et il en impose, un peu comme les motos de Cadena et de sa bande.
Et donc lui, j'ai mis un an à le produire, que je voulais tout faire bien sûr. Et bon, je me suis rendu compte que le cintrage, c'était pas possible. Avec les capacités que j'avais, mon ami Metalia à côté n'avait pas les machines non plus. On a essayé plein de techniques et en fait le chromo s'est vénère à cintrer. la nuance d'acier des vélos entre les épaisseurs ou la rigidité du métal on a cassé des machines on a chauffé à mort on a essayé plein de trucs mais ça ne marchait pas donc je suis passé par un centreur et comme j'avais double activité, même triple avec l'atelier d'auto-réparation et au début je faisais même de la réparation à domicile parce que le but de l'atelier au début de réparation c'était vraiment d'aider les gens à virer leur bagnole une des raisons pour laquelle j'ai arrêté le cirque il y en avait plein mais il y en avait une c'était l'écologie, c'était transporter ces smirmorks à travers la France et l'Europe, des fois pour monter le chapiteau pendant trois jours, jouer deux fois à le redémonter pendant deux jours ça commençait vraiment à ne plus passer en termes de rapport entre mes convictions et ce que je pratique il commençait à y avoir un sévère frottement entre les deux et donc l'atelier était pour aider les gens à réparer leur vélo avoir des vélos, comprendre ce qu'il y a dans le vélo ou connaître ce qu'il y a dans le vélo et les idées à pouvoir se déplacer et j'ai mis un an à produire le cargo et c'est là que je me suis dit ah en fait le stage d'OTM ok j'ai sorti un cadre en une semaine mais c'est parce qu'il y avait quelqu'un qui savait tout faire j'avais engrangé 1% et demi de ses connaissances à lui j'ai retrouvé un concours à Amber un peu comme ça par hasard je crois j'avais vu ça passer dans encore Soigny qui m'a donné un 200 et dans ce 200 là il y avait le premier concours qui avait été refait.
Et du coup, il y avait les vélos. J'avais complètement tripé sur les vélos et tout ça. Je m'étais dit, c'est génial. Et l'année d'après, je me suis retrouvé à Amber à la deuxième édition. Et quand il y a l'édition du Paris-Brest qui est sortie, là, je me suis dit, ok, j'envoie un vélo.
Audacieux. Audacieux, ouais. Oui, oui, avec un gabarit fait maison plus que douteux. Pas de marbre, une fraiseuse vieillotante, des limes. Et c'est à peu près tout ce que j'avais, je pense, pour fabriquer un vélo. Aucun outil de rectification. Je commençais, quoi.
Et donc, j'ai commencé en décembre à fabriquer ce vélo. Et du coup, il a été fini de produire en première semaine d'août, avec quelques nuits blanches dans l'histoire. Et SIFAC m'a quand même bien aidé au redressage. C'est eux qui l'ont peint. Ils ont fait des raccords de soudure et tout ça.
Et le pilote m'a beaucoup aidé, Romain Boïnust, qui lui a fait tout le choix de matériel, parce que moi, je n'y comprenais rien aux matériels de vélo, les standards, les BSA, les machins, les bidules. Maintenant, je les connais. Ça ne me fait toujours pas rêver, mais je les connais. On a fait un papa-you-you, une caisse participative, là. Et du coup, on a eu l'argent pour pouvoir payer le vélo. Et l'idée de fabriquer ça, c'était pour me challenger.
Et puis, j'avais lu un truc sur la fraise qui a dit, moi, j'étais bon élève, j'ai essayé de cocher toutes les cases. Et j'ai fait, allez, je fais pareil. J'essaye de cocher toutes les cases de ce qu'ils demandent. Pillage, transport de bouffe, éclairage, machin, bidule. Et aussi pour me dire, ok, là, je vais présenter un vélo. Il va y avoir d'autres personnes qui fabriquent des vélos. C'est un peu pour dire, hé, coucou, je suis là. J'aimerais bien faire partie de votre milieu de fabrication de vélo. Ça me fait triper.
Et ça a marché. En plus, j'ai eu le prix du rookie. Il y a Victoire et Pêche Trégon qui m'ont dit, bah, passe à l'atelier, viens voir et tout ça. Et c'est là que je me suis dit, ah, pourquoi pas proposer un genre de, comme les compagnons du devoir qui font leur tour de France, pourquoi pas proposer à ces ateliers de passer chez eux. Et moi, j'avais déjà commencé à proposer à des amis de fabriquer des vélos pour eux, qui seraient mécaniquement valables, parce qu'il y avait cette histoire de compagnonnage, dans ma tête, tout ça était dans ma tête, mais qu'il y aurait sûrement des défauts de peinture, certains, le porte-bagages irait pas bien, machin bidule.
C'est l'édition Kamikaze, j'ai appelé ça. Au final, il y en a eu sept produits. C'est là où je me suis dit, je vais proposer à des ateliers d'aller fabriquer un projet à moi, à leur façon.
Et je note que quand même, tu as dit que tu avais un peu les mi-4 quand tu t'es inscrit au concours de la machine. Oui, parce que quand j'ai dit que je me challengeais, c'était quand même un méga challenge. Quand je me suis inscrit, j'ai mis bien un mois à ce que ça mouline dans ma tête. Vas-y, inscris-toi. Mais non, mais t'es fou, tu ne sais pas faire. Mais si, inscris-toi. Mais non, t'es fou, tu ne sais pas faire. Et quand je me suis inscrit, là vraiment, ça s'est matérialisé physiquement par la boule au ventre.
Pas jusqu'au concours parce que, hélas, mon papa est mort trois semaines avant.
Et j'ai failli ne pas y aller et toute ma famille m'a dit, il n'y a pas moyen, tu y vas. En arrivant au concours, limite du coup, je suis arrivé même, vu ce qui vient de m'arriver, c'est un concours quoi. Écoute, le vélo casse au bout de 200 bornes, je m'en fiche quoi. Il a cassé, c'est comme un vélo qui est arrivé, pas cassé, fendu, mais il est arrivé.
Mais ouais, du coup, au moment du concours, j'avais moins les miquettes, j'étais plutôt dans la surexcitation et tout ça. Mais avant tout ça, oui, oui, le nombre de fois, je me suis dit en fait, tu ne vas pas y arriver, tu ne vas pas y arriver, ce n'est pas possible. mais si, tu vas y arriver. Je trouve ça très cool de reconnaître que, bah ouais, j'ai un peu peur de le faire et je me pose la question de la légitimité, mais en fait, quand même, bah, je vais pas trop me prendre la tête, c'est fait pour ça, il faut kiffer, il faut y aller.
C'est ça, ça c'est la théorie, il faut pas trop se mettre la pression, mais je suis quelqu'un qui aime... Quand tu m'y lances, je m'y lance, quoi. Une fois que je suis parti, je m'y lance et du coup, ça fait des conflits émotionnels assez frottants, quoi. de ces deux petites voix qui parlent dans la tête tu vas pas y arriver, mais si tu vas y arriver tu vas pas y arriver et ouais ça m'a coûté ça m'a coûté pas mal d'énergie quand même et on parlait de ça hier avec Janice est-ce que toi est-ce que t'as conscience par exemple que les meufs elles vont plus se laisser happer par le côté miquette que le côté audace je le vois maintenant d'avoir une petite fille et d'avoir des potes à elle qui sont des petits garçons bah je vois qu'on leur dit pas la même chose clairement, on lui dit à ma fille qu'elle est jolie à son pote on dit long, on dit qu'il est fort donc forcément quand on commence ça à 3 ans arrive à 20 ans les miquettes l'emportent sur les filles et l'audace l'emporte sur les garçons mécaniquement et voilà j'essaye d'avoir une forte attention avec ça à ma fille de la complimenter effectivement parce que je la trouve très jolie mais aussi de lui dire tu peux le faire vas-y et de l'accompagner là-dedans de ne pas non plus utiliser des outils mâles rapportés à une fille, ce qui ne fera pas avancer le business.
Toutes les générations à venir, il y a quand même une vraie attention maintenant, quand même de plus en plus, une ouverture ou même juste des idées qui sortent, la différence homme-femme, tout ça, il va falloir rééquilibrer fortement les amis parce que ça craint du cul à mort. Il y a des caractéristiques associées et ou éduquées aux garçons qui ne sont pas cool. L'audace, oui, associée à l'agressivité, au poussage d'épaule et à parler le plus fort pour pouvoir passer le truc, ça, je ne suis pas d'accord.
Donner de la confiance à ma fille pour qu'elle ait de l'audace et qu'elle se sente légitime, ça, oui, mais par la confiance. Parce que pour l'instant, pour moi, l'audace masculine est associée à des choses assez agressives en général.
Il y a des choses dont j'avais conscience, mais qu'en fait, je les mettais hors de moi ou elles ne m'étaient pas intégrées, Mais là, ma fille, je lui fais passer des choses. Là, en ce moment, elle est en train d'apprendre, par exemple, la féminisation ou la masculinisation d'un terme. Si je dis toujours constructeur de vélo, au bout d'un moment, dans son esprit, comme elle est en train d'apprendre constructeur, c'est masculin, elle va associer ce terme au masculin.
Moi, j'aime bien le constructeureuse. Ce n'est pas toujours très heureux, du coup. Mais j'aime bien le heureuse, à la fin, pour dire les deux. Je trouve que ça fait chouette. ça finit toujours par heureuse. Ouais, ouais, ouais. Bah, merci, Pierre. Bah, avec plaisir, Camille. À la prochaine. Ouais, à la prochaine.
Cet épisode a été monté et réalisé par Camille et le générique de fin est interprété par Drissou et le collectif à Bernard. Merci au secrétariat du Club des Inconditionnels du Witchbone pour ces réponses toujours claires et précises et merci à Pierre et Janice d'avoir accepté que je l'ai visible dans leur atelier. La partie 2 de cet épisode est consacrée à Janice. On parlera de païquoir, de concours de machins et de fabrication de vélos un peu alternatives.
On va le faire après, au cas où ça bouge au pointage.
Non, pas grave, ça fera des vistes en route. Ça, tu coupes ? Bien sûr, tout est enregistré, tout est en route. C'est comme ça qu'on évite les clients chiants peut-être aussi.