
Notes de l’épisode
Pour ce deuxième épisode je suis partie dans la Nièvre rencontrer Swanee Ravonison, une des rares femmes présentes et bien visible dans le paysage des artisans du cycle.
L’ayant entraperçue au concours de machines, lisant ses chroniques dans le magazine 200 et ses posts engagés sur les réseaux, j’étais impatiente de la découvrir.
Après m’avoir cueillie à la gare de Nevers, direction 33 place Chaméane :
L’atelier est rempli de bicyclettes souvent montées en mono vitesse ; les peintures de Stéphane tapissent les murs et les créations sauvages de Swanee complètent le décor néo punk.
La boutique a été transformée en salon de grimpe musical où le fauteuil vintage encastré sous le mur d’escalade rentre en collision avec la basse et le xylophone de leur fils Kim.
À l’arrière, la cour est jonchée de cadavres à deux roues. On n’ose pas ouvrir les autres portes de peur que la collection s’agrandisse.
La petite couronne de Basquiat gravée sur les cadres, les vélos traités à l’hématite donnent le ton de la philosophie de Swanee : BRUT !
© Camille Veillard
Références :
OTM Bikes
Cyfac
Yann Thomas – Salamandre
Chapman Cycles
The Vandal metal Works
WZRD
Dear Susan
Les tambours du Bronx
Santa Cruz
Douze Cycles
Musique :
Générique d’intro : Andriy Mashtalir – Changes
Générique de fin : Le Collectif À Bernard featuring Driss ! https://lesiteinternetabernard.com/ <3
Transcription
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L'objectif de cet ouvrage est de mettre en lumière le potentiel d'épanouissement humain offert par les métiers manuels. On a toujours envie de progresser, quoi. Non, le canon. Si lui, il le fait, pourquoi toi, t'y arriverais pas ? Sophie, garçon, on s'en fout du genre. On s'intéresse ici à l'expérience de ceux qui s'emploient à fabriquer ou à réparer des objets.
Vous écoutez Dans le cadre, un podcast sur les cadreurs et cadreuses vélos destiné à tous les monomaniaques et passionnés de la bicyclette. Pour ce deuxième épisode, je suis partie dans la Nièvre rencontrer Swanny, une des rares femmes présentes et bien visibles dans le paysage des artisans du cycle. Lisant ses chroniques dans le magazine 200 et ses postes engagés sur les réseaux, j'étais impatiente de la découvrir.
Après m'avoir cueillie à la gare de Nevers, direction 33 places Chaméane, L'atelier est rempli de bicyclettes, souvent montées en monovitesse. Les peintures de Stéphane tapissent les murs et les créations sauvages de Soigny complètent le décor néo-punk. A l'arrière, la cour est jonchée de cadavres à deux roues. On n'ose pas ouvrir les autres portes de peur que la collection s'agrandisse. La petite couronne de Basquiat gravée sur les cadres, les vélos traités à l'hématite, donnent le ton de la philosophie de Soigny.
Brut.
Salut Soigny. Bonjour Camille. Je suis arrivée hier à Nevers et tu m'as accueillie dans ton atelier. et accessoirement chez toi, vu que ta maison se trouve au-dessus de ton atelier. Si je voulais te présenter assez rapidement, je dirais que tu vas 47 ans, si tu vis avec ton compagnon Stéphane et ton fils Kim.
En ce moment, tu fabriques des vélos, mais avant ça, tu as eu un magasin de vélos. Tu collabores avec le magazine 200. Est-ce que tu peux raconter un peu qu'est-ce qui t'a amené à fabriquer des vélos ? Le vélo, il est tellement dans ma vie depuis longtemps. Je n'arrive pas à dire que c'est ma passion, mais plutôt un élément de ma vie. Et puis, qu'est-ce qui m'a amenée à fabriquer des vélos ? C'est que j'ai compris que c'était possible, en fait.
J'avais projet de faire ma marque de vélo, mais je ne savais pas trop. Je me disais, je vais peut-être acheter des vélos en Asie, voir s'il y a des affaires à faire ou des cadres plutôt de bonne qualité. Et après, en fouillant bien, j'ai vu qu'il y avait des artisans-cadreurs qui en avaient encore pas mal, enfin pas mal, qui en avaient encore en France. Et surtout qu'il y avait une nouvelle génération qui est arrivée. Et du coup, je me suis intéressée à comment fabriquer un vélo doucement, j'ai regardé les formations de soudure et puis je suis tombée sur le net sur OTMBike qui proposait de fabriquer un cadre chez lui j'ai pris contact comme ça ne pouvait pas se faire à l'époque en France personne ne le proposait comme je ne voulais pas faire une formation classique reprendre un CAP soudure je dis je vais aller voir chez OTM et on verra bien comment ça se passe et tu n'avais jamais soudé avant ?
non je n'avais jamais soudé je n'avais jamais coupé de tube Je n'avais jamais réfléchi plus que ça à fabriquer. Par contre, je monte mes vélos depuis longtemps seule. Je suis assez à l'aise en mécanique. J'y suis vraiment allée sans avoir l'intention d'en faire mon métier. Juste par curiosité, pour voir si j'étais capable, pour voir si les différents process me parlaient, si j'étais à l'aise avec l'outil Chalumeau. Moi, je voulais faire de la soudo-brasure, travailler à la flamme.
Ça s'est super bien passé chez Tom. On avait les mêmes affinités, les mêmes rapports avec le vélo. plutôt branché voyage, périple, vélo-taf et puis il était très pédagogue et puis comme j'étais la seule stagiaire à l'époque vu que les autres s'étaient désistés j'ai eu un rapport assez privilégié avec lui et voilà on a discuté de tout et j'ai pu utiliser son atelier pendant une semaine et puis voilà il m'a expliqué et appris les principes de fabrication les différentes étapes et puis j'ai pu pratiquer tout de suite Je me suis acheté un chalumeau tout de suite parce que je ne voulais pas perdre ce que j'avais acquis.
Je n'ai pas tout de suite fabriqué des vélos, mais j'ai assemblé des tubes, j'ai essayé de comprendre tout ce qui m'avait expliqué, voir comment réagissait la flamme, le matériau. Et puis j'ai fouillé sur Internet, j'ai regardé un peu ce que faisaient mes collègues. Voilà, j'ai récupéré des cadres, j'ai scié, j'ai fait des assemblages un peu aléatoires. Ensuite, j'ai fait un cadre pour le concours des machines. Parce que deux ans, on relancé le concours des machines avec Victoire.
Alain m'a dit qu'il fallait que tu participes. Alors que je n'avais pas de vélo en circulation. Vraiment, j'avais des bases chez BASE. Et puis mon compagnon aussi a un peu assisté. Vas-y, lance-toi. J'ai réfléchi. Je n'ai pas d'atelier, je n'ai pas de matériaux, je n'ai pas d'équipement. Je ne peux pas couper des tubes. Et donc, j'ai lancé un appel comme ça au hasard auprès des cadreurs. Et du coup, c'est Sifak, Emeric, qui a répondu en premier.
Ça m'avait hallucinée, parce que c'est gros atelier quand même, tu vois. Lui m'a dit, ouais, ok, viens un week-end, gros week-end, et puis je te montre les outils, on fait quelques trucs ensemble, et puis je te laisse. Bon, ok, donc on est parti avec Stéphane. Je ne me voyais pas, il est toute seule. Et puis on s'est fait un bon gros week-end de sueur froide. Voilà, mais quand même, au final, un cadre est sorti. Alors, Sifak, il s'occupait des finitions, parce que je n'ai pas eu le temps de tout faire, Mais j'ai fait triangle arrière, triangle avant.
Il m'a fait les finitions. Je voulais un cadre brut, donc il me l'a renvoyé en brut. Je l'ai assemblé. J'ai fait un financement participatif. C'est un ami qui m'a suggéré ça parce que j'ai vu le budget et tout monter un vélo. Je n'avais pas beaucoup de trésorerie et pas vraiment de budget à investir. Ça a super bien marché. Donc j'ai pu payer le cadre, payer les pièces, payer ma participation parce que c'était un petit budget quand même au concours des machines, payer le voyage. J'ai choisi une pilote-femme parce que je voulais une équipe 100% féminine.
J'ai demandé à Elodie Palvassier. C'est qui ? Elodie, c'est une amie que je connais depuis un moment. On fait du VTT ensemble depuis un moment. On a fait quelques événements cyclistes ensemble et puis je sais que c'est quelqu'un qui a la caisse et qui est assez aventureuse. Je lui ai fait le vélo, je lui ai livré je crois un mois ou deux mois à l'avance pour qu'elle le prenne un peu en main. Et puis, elle a passé les épreuves et c'est super bien senti. Pour moi, c'était le principal. Après, le classement, Je me rappelle, j'ai dû le faire au milieu du classement.
C'était un peu anecdotique pour moi. Moi, je voulais que le vélo marche bien et que Elodie ait de bonnes sensations dessus. Et puis voilà. J'ai participé aux deux suivants en collaboration avec le magazine. Donc, j'ai fait un vélo pour Alain pour la Transcontinentale. Du coup, ça a été aussi le vélo du concours des machines.
Et puis, j'ai fait Bruniquel qui était plus VTT Gravel++. C'était bien, ça tabassait bien. Je suis contente d'avoir fait un VTT un peu engagé. parce que du coup, il y a des bonnes descentes. Je réfléchis à faire celui qui arrive à Roubaix. Bon, même si j'ai des commandes à faire, je ne sais pas si je vais réussir à caser un cadre. Mais je réfléchis, là, voilà. Puis le challenge est costaud aussi. Il y a un peu plus de 200 kilomètres avec une moyenne à respecter, avec un petit passage en Belgique avec les monts et puis du pavé pour fabriquer un all-road.
Et si jamais tu le fais, tu seras la pilote ? Oui, parce que là, ils imposent une pilote femme pour cette édition. C'est cool, ça. Ça fait deux années que je suis constructrice et pilote. Si j'ai la caisse, ça devrait passer. Je ferai peut-être un cadre et je prendrai des pièces que j'ai sur mes vélos pour l'assembler. Et peut-être que je revendrai le kick-cadre par la suite. Après le premier concours de machines, tu as eu...
Il y a 200 qui ont fait un papier dessus, sur les réseaux sociaux et tout ça. Et puis à croire qu'il y avait des gens qui m'attendaient. Et j'ai eu des commandes tout de suite. Le fait d'être une femme... Ouais, et puis à Nevers, je pense qu'il y a des gens qui attendaient qu'il y ait un cadreur ou un artisan cadreur qui s'installe à Nevers, et j'ai tout de suite eu un couple de Nevers qui m'a commandé deux vélos, un Parisien qui a une maison de campagne pas très loin à Nevers qui m'a commandé un vélo, donc j'ai accumulé les commandes, alors que j'étais pas du tout prête, mais vraiment j'étais pas prête du tout, donc ça a été un peu long, en plus j'ai fait des erreurs, il a fallu que je recommence, donc les gens ont attendu deux ans, presque deux ans pour avoir leur vélo, Des gens adorables, des gens qui me suivent depuis le début, qui avaient participé au financement du premier concours.
M. Jean-Pierre Durand m'avait filé des outils, il venait à l'atelier. C'était plus qu'un rapport client-artisan. En plus, à l'époque, il était au Rotary Club. Ils font des financements pour encourager des artisans. Il y avait un concours. Et donc, j'avais gagné le concours dont j'avais eu, grâce à lui, un petit chèque. Et puis, j'ai livré les deux vélos, M. et Mme Durand, mes premiers vélos. J'étais super content, j'ai toujours des nouvelles, ils passent me voir, boire le café.
J'ai l'impression que t'as un peu bifurqué vers autre chose au niveau de... Bah ouais parce que quand j'ai commencé mes 4, j'avais toujours ma boutique. J'ai sorti 5-6 vélos entre temps quand même en faisant les deux. Et après Covid est arrivé et ça m'a permis de réfléchir et de poser et de me dire non il faut que j'arrête. J'avais l'intention d'arrêter le magasin mais j'avais pas passé le pas parce que financièrement c'était un petit peu tendu. Et puis on a calculé avec Steph, de toute façon je gagnais pas non plus.
des milliers, des cents. Donc du coup au premier confinement, j'ai dit j'arrête la boutique, je ferme la boutique et je me concentre sur la fabrication. Donc j'avais des commandes en cours, j'en ai eu à nouveau donc là, voilà, gentiment je fais que de la fabrication dans l'idée de proposer dans un futur proche des vélos tout fait dans mon atelier et pas seulement répondre à des commandes c'est proposer mes montages, mes pièces mes cadres, une esthétique paria, pas avec de mensuration Mais tu vois, tu as les 54 standards, s'il faut changer la potence, on change la potence.
Avec un tarif « abordable », entre guillemets, parce que ça c'est relatif. Mais voilà, c'est vraiment ce que je veux faire, c'est faire des vélos à l'avance et pouvoir les vendre. Et puis éventuellement, continuer à répondre à des commandes. Mais je vais avoir 2-3 vélos à vendre que j'ai pensé de A à Z, au début jusqu'à la fin.
J'ai roulé en single speed de VTT et en pignon fixe route. J'aime bien, déjà pour la simplicité du vélo, c'est un peu l'image qu'on a du pignon fixe et pour les sensations. Quand tu mets un peu des watts, c'est des sensations que tu n'as pas sur un vélo de route.
Je trouve qu'un vélo de route, c'est toujours un peu laborieux quand tu n'es pas bien. Il faut toujours trouver le bon rapport, celui où tu auras le cœur qui ne sera pas trop à fond, où tes cuisses ne seront pas à l'arrache. Alors qu'un pignon fixe, si tu as un peu d'élan et que tu as une bonne vélocité, tu peux avoir des bonnes sensations. Bon, tu ne fais pas de long distance, mais si je fais une sortie comme ça, j'aime bien prendre mon pignon fixe, voilà. Par contre, là, je suis en breakless, mais là, je vais remettre des freins parce que je commence à être vieille. Niveau hanche, genou, et puis je me suis pris une bonne pelle l'année dernière.
Je n'ai plus l'âge de faire des conneries comme ça, donc je vais remettre des freins, au moins un frein avant, pour pouvoir m'arrêter quand ça devient attendu. Est-ce que tu peux expliquer un peu ce que tu fais au niveau du traitement ? Maintenant, tu n'utilises plus de peinture ? Oui, alors c'est assez expérimental, ça peut faire un peu tiquer à dire comme ça, mais oui, j'ai rencontré un ferronnier d'art qui parle de patines, de choses, et j'ai toujours bien aimé les vieillissements des matériaux, en fait, que ce soit le bois, le cuir, le métal, l'effet du temps, en fait, sur les objets.
Après, l'idée, ce n'est pas de vendre du faux vieux, ça pourrait prêter à confusion, mais ce n'est pas l'idée, c'est vraiment d'avoir une esthétique un peu moins clinquante et un peu moins pétante qu'une laque avec des couleurs pétantes. Travailler le matériau dans la masse. Et en métallerie, on utilise plein de produits qui font vieillir le matériau d'aspect. Et du coup, j'ai expérimenté la pierre d'hématite, juste la flamme et puis une protection à l'antirouille classique complètement banale.
et là j'ai quelques vélos qui sont partis comme ça avec de l'antirouille j'ai un VTT qui tourne avec Laurent qui roule beaucoup fort à tout temps et là ça fait 4 mois il roule avec de l'antirouille pour l'instant il n'y a pas de piqûre de rouille moi je roule avec un vélo sous antirouille ça fait bizarre de dire comme ça mais pour l'instant il n'y a pas d'attaque de rouille flagrante donc voilà on verra après je travaille aussi avec un carrossier qui me fait des peintures nickel je propose d'abord en premier un traitement paria je l'appelle comme ça brut expérimental c'est un peu noir c'est assez incroyable parce que ça agit avec le temps plus tu laisses le produit agir et plus la teinte elle change et moins tu le laisses agir et puis il y a aussi une légère fleur de rouille qui peut être fixée qui va te donner un aspect rouille mais c'est pas de la rouille c'est juste une pellicule de rouille il y a des nuances Ça peut aller du bronze au vert foncé, en passant par le bleu.
Après, l'idée, c'est mixer un peu le travail de la flamme et le travail de l'hématite. Après, l'idée, ce serait aussi, j'aimerais bien essayer de mettre de la couleur au traitement, pour qu'il y ait des reflets. Et j'aime bien quand tu vois la lumière, ça change, qu'on s'attarde un peu sur l'aspect du vélo et qu'on voit des nuances apparaître suivant l'exposition, la lumière. Moi, j'aime bien ça. Tu peux expliquer rapidement comment ça, le procédé avec l'hématite ? L'hématite en fait c'est une pierre bleue qui est diluée dans un liquide que je ne saurais te dire.
En tout cas, je la passe, le mode d'application, ça peut être tamponné, je peux le passer au pinceau, je peux la passer au pulvérisateur, je peux fixer le produit avec de l'eau, je peux l'arrêter, le laisser sécher, enfin il y a plein de trucs à expérimenter. Donc là je suis là-dedans. après je peux faire des caches pour que l'hématite elle s'applique seulement sur certaines parties du cadre enfin il y a plein de j'ai aussi dessiné avec un marqueur que j'ai enlevé après avec de l'acétone et ça révèle ce que j'avais caché avec le marqueur, enfin il y a plein de trucs à faire rigolos pour essayer de faire un cadre qui sorte un peu de ce qu'on voit t'expérimentes j'aime bien ça Tu peux parler du vélo de Stéphane dont tu as un peu évoqué ta collaboration avec Santa Cruz C'est Santa Cruz qui cherchait à remettre en route leur VTT polyvalent qui s'appelle le caméléon C'est un vélo qui est dans la gamme depuis longtemps et puis ils voulaient lui redonner un petit coup de fouet pour 2021 Et donc ils ont cherché 5 personnes dans le monde des gens un peu passionnés de vélo un peu dans plusieurs corps de métier il y a un mec qui tient un bar Il y a une femme d'Amérique du Sud qui a une association qui s'occupe des Amérindiens.
Il y a quelqu'un qui travaille aussi pour Santa Cruz dans la logistique ou je ne sais plus où en Travis. Et puis, il y a moi. J'avais sympathisé avec le représentant de Santa Cruz qui est en France, Santa Cruz-Europe. L'idée, on me confie un vélo et il fallait que je fasse un traitement par ailleurs. Sachant que là, c'était un alu. Je n'avais jamais essayé la pierre d'hématite sur l'alu. Je ne savais pas du tout ce que ça allait donner. Donc, on perd tout l'aspect lisse de l'alu et l'effet miroir que peut avoir l'alu si tu le polies beaucoup.
Et là, c'est presque du bois, en fait. Au final, au toucher, ça fait vraiment un truc chaud, pas du tout froid, avec un petit peu de grain. Et puis, l'hématite, elle a fait des espèces de tâches, des grosses tâches qui se superposent. Donc, ça fait des nuances de marron, de marron foncé. Il y a quelques nuances de bordeaux aussi. On dirait un vélo en bois pour finir. Voilà, c'est un peu particulier. C'était assez marrant de recevoir ce vélo tout neuf et de lui enlever la peinture, de le détruire.
C'était assez drôle. Moi, je l'ai dépouillé un peu. J'ai enlevé la fourche télescopique, je l'ai un peu allégé. Parce que l'idée, c'était de partir en voyage avec. Donc voilà, ils avaient un budget pour ça. Et puis j'ai collaboré, du coup, on a travaillé avec Maxime, un pote photographe qui m'a suivi pendant une semaine. On est allés rouler. Il m'a suivi sur le process de la transformation du vélo. C'était plutôt intéressant. Et tu en as fait d'autres, des collaborations ? Là, je suis en train de collaborer avec 12 Cycles.
C'est un peu moi qui ai lancé l'idée à 12. Comme j'avais bien aimé l'idée avec Santa Cruz, mais Santa Cruz, c'est une grosse marque. Je voulais faire ça avec une marque locale. J'aimais bien, je me souvenais de ce vélo, de ce cargo tout dépouillé qui était déjà bien brut. Et puis voilà, je leur ai lancé l'idée. Et puis ils ont réfléchi, ils ont dit ok, allez hop. Je vais le dépouiller encore plus pour qu'il soit encore plus léger. Et l'idée, c'est d'en faire une espèce de vélo que je peux charger en deux secondes.
Je charge la plateforme pour aller dormir dehors ou pour aller faire mes courses. Mais un truc quand même qui reste maniable et léger et roulant. Transformer un peu l'arrière qui est en acier, du coup, sur ce modèle-là. Le V2, on va dire le modèle originel. La partie arrière est en acier, donc je vais pouvoir changer quelques trucs dessus. Et au niveau de ta pratique sportive, si j'ai bien compris, quand tu étais enfant, tu as fait une école de cyclisme. Oui, je suis une cycliste.
Si on parle des débuts, tout début, je suis cycliste sur route. Voilà, j'ai fait de la compétition. École de cyclisme, c'était le côté un peu plus marrant de la compétition. Mais après, minime, cadette, junior, j'ai fait de la pure compétition. Ça, je n'ai pas du tout aimé. Donc, j'ai arrêté et j'ai découvert le VTT à cette époque. Et donc, je me suis mise au VTT. Il y avait aussi ce côté compétition. J'étais en club, je roulais tous les week-ends, je m'entraînais.
Même si le VTT, pour moi, c'est plus un jeu qu'entraînement. Je suis plutôt à l'aise dans les parties techniques, single, montée, descente. C'était dans les forêts, tu pouvais te retrouver au milieu de nulle part, en pleine nature. Voilà, le côté VTT compétition, pour ça, c'était plutôt super. Et il n'y avait pas beaucoup de participants à l'époque. Les départs, c'était 20, 30, quoi. C'était pas... Encore moins des filles, j'étais souvent la seule, mais... Mais voilà, ce côté-là, un peu...
Début du VTT dans la Nièvre, c'était plutôt cool, Nièvre-Bourgogne, voilà. J'ai bien aimé le VTT. Ensuite, j'ai fait un petit passage en DH. Comme j'aimais bien la descente et que, pareil, c'était les débuts et je faisais des bons classements. Donc, j'ai un petit peu insisté là-dedans. Et puis après, j'ai mon vélo plutôt voyage, itinérance, un petit passage en longue distance avec le magazine de sang. Et puis là, maintenant, j'ai un peu la longue distance.
J'en fais beaucoup moins, vraiment occasionnel. Mais par contre, je roule souvent. Je peux aller rouler une après-midi. Pédaler, c'est ce que j'aime en fait. Je peux pédaler à côté de chez moi. Je n'ai pas besoin de faire des mille et des cents. Je prends mon vélo. C'est ça, ce que j'aime. C'est ça instantané, tu vois. Je décide d'aller faire du vélo et 20 minutes plus tard, je suis en train de faire du vélo, tu vois. Je n'ai pas besoin de réfléchir à ma trace GPS, à préparer mes bagages, préparer mon billet de train.
Je prends 20 minutes et puis je pars. C'est ce côté-là que j'aime dans le vélo, en fait, après avoir fait le tour de tout un tas de trucs. C'est ce que j'aime, c'est ça. Tu demandes de fabriquer des vélos ?
Il y a beaucoup, je ne sais pas, mais j'ai des femmes qui m'envoient des mails. Alors ça, c'est marrant parce qu'elles n'ont pas le budget pour l'instant, mais elles me disent, de toute façon, si je me fais un vélo, ce sera chez toi, je viendrai. Donc oui, ça, ça fait plutôt plaisir. Mais même déjà, quand j'avais mon magasin de vélo, j'avais beaucoup de femmes. Parce qu'avant, j'avais un autre magasin de vélo où finalement, j'en voyais très peu. Mais là, quand j'avais ma boutique, j'avais beaucoup de femmes qui venaient faire réparer leurs vélos, Vélotaf Ou même qui s'est remis au vélo Des fois ça tient à rien Il suffit qu'il y ait une fille qui soit derrière le comptoir Pour te dire Je vais me remettre au vélo Mon vélo il est là depuis 10 ans Je n'en suis pas servie Il y a une fille qui vient d'ouvrir son magasin C'est l'occasion J'ai plein de femmes qui me demandent des conseils J'essaie de répondre aux conseils Quand on me sollicite Mais par contre quand on me demande de faire un stage Je ne le fais pas je ne me sens pas avec compétence d'apprendre quoi que ce soit à quelqu'un pour l'instant peut-être plus tard mais en tout cas aujourd'hui non on dit souvent que Soanie c'est la seule cadrose de France en tant que seule meuf dans ce milieu là c'est un truc que tu vis plutôt bien tant qu'on ne me l'avait pas fait remarquer je ne me l'étais jamais dit ça ça prend de l'ampleur et du coup on me parle de ça et du coup je me questionne sur le sujet et ça ne me pose aucun problème.
Ça, c'est mon tempérament, je pense, originel. Je n'ai pas de complet, je fais ce que j'ai à faire parce que j'ai envie de le faire. Après, moi, je me dis juste que si quelqu'un se dit « Ah, mais elle le fait, donc moi, je peux le faire ». Déjà, je trouve ça génial. Dans tous les domaines, parce que moi, je fonctionne un peu comme ça. Je me dis « Si lui, il arrive à le faire, moi, je peux le faire ». Tu vois, des fois, c'est juste des déclics qui... Je me challenge comme ça.
Et ce que j'essaie de dire aussi à mon fils, tu vois, Parce qu'à 10 ans, il se pose plein de questions. J'ai dit, écoute, si lui, il le fait, pourquoi toi, tu n'y arriverais pas ? Sophie, garçon, on s'en fout du genre. Et moi, je ne me l'ai jamais dit, c'est un truc d'homme ou de femme, tu vois. Je n'ai jamais eu cette réflexion-là, en fait. Il faudrait que j'y réfléchisse, pourquoi ? Mais en tout cas, je n'ai jamais eu cette réflexion-là. La question du genre, tu ne me la poses que depuis très peu.
Je voulais te demander ton logo. Comment tu le fais ? Je fais des chutes, des coups, et après, je le soude.
Est-ce que tu as des cadreurs ou cadreuses vélo dont tu apprécies le travail ou qui sont un peu des références pour toi ? En France, j'avais bien sympathisé avec Yann Salamandre. Même si on ne s'est pas vu beaucoup, mais c'est quelqu'un que je pouvais déranger n'importe quand pour lui poser des questions même à la con.
Mais souvent, ça partait sur des questionnements philosophiques avec lui. Ça cogitait beaucoup dans son cerveau. Moi, j'aimais bien sa façon de travailler, sa façon de penser. Moi, il m'a impressionnée parce qu'il a fabriqué tous ses outils. Il est ingénieur de formation et il avait fait un gig à plat où il pouvait changer les angles en deux-deux, gruger sans trop déplacer des choses, sans trop démonter assez facilement. Il avait fait un truc hyper intuitif, hyper facile de manipulation et il m'avait super impressionné.
Il avait fait des tout petits supports à gruges qu'il pouvait poser un peu partout sur son gig et faire des gruges en tous les sens. Il réfléchissait beaucoup à la géométrie du vélo parce que le comportement du vélo c'était surtout ça, la géométrie plus que la qualité des tubes. J'avais essayé ces FAT et c'était vraiment ce qu'ils voulaient. Des vélos ludiques, passe-partout, avec les gros pneus super agréables qui te mettaient super en confiance. Même si les FAT, ce n'est pas trop bon truc au final.
Mais j'aimais bien sa manière de penser et de mettre en œuvre ses vélos. Il y a Vandal.
Lui, il est assez marrant parce qu'il expérimente beaucoup et il n'hésite pas à scalper des vélos pour faire autre chose, pour utiliser des tubes, pour remettre des pâtes d'étriers disques, pour changer une douille. Et puis il fait des photos, c'est pas léché, c'est pas propre, mais on comprend le concept, tu vois, vraiment l'assemblage à l'arrache. Et puis il n'a pas peur de montrer des soudures pas propres, pas fignolées, avec des trous encore pas polis.
J'aime bien lui, j'aime bien Chapman qui est un peu plus traditionnel, mais lui il fait des mini-vidéos où il montre ses astuces pour faire des pâtes ou des assemblages, des petits accessoires qu'il va soudo braser sur ses vélos j'aime bien, c'est super efficace et puis moi ça m'a aidée pour beaucoup de, pour des petits trucs et puis j'aime bien WRZ, je dirais pas de conneries aussi, qui fait aussi pas mal de cintres, des vélos cintrés avec des formes un peu à la clunker, des trucs un peu à la mode américaine, les vélos les premiers VTT des années 70-80 des trucs un peu hybrides voilà, et puis j'aime bien dire Suzanne qu'on avait rencontré vite fait à bruniquel parce que c'est des gens qui sont capables de faire des trucs hyper soignés, hyper propres avec un montage de ouf et aussi des trucs un peu expérimentaux qui servent à rien mais juste pour le délire le côté pas sérieux et le côté super sérieux en même temps ça je trouve que c'est un peu le truc anglo-saxon et anglais-américain t'as des personnages qui font des trucs ça c'est des gens que je suis j'aime bien il y a du lâcher prise ils sont pas toujours dans le super propre super nickel, faire de l'image j'aime bien ce côté là aussi un peu rock'n'roll j'aimerais bien essayer de faire plein de trucs comme quand on était confiné où j'ai fait les tollbikes j'avais pas de contraintes mon atelier à disposition, j'avais du temps à disposition, j'avais plein de cadres qui traînaient dans ma cour j'ai découpé des tubes, j'ai assemblé ça par terre j'ai clouté, j'ai pris du bois pour faire mon gig je savais pas trop le résultat à la fin, j'ai quand même posé des questions pour la rigidité, voir, c'était pas dangereux quand même de faire comme ça. Et puis, on a réussi à faire 200 bandes avec nos tollbikes, quoi. Tu vois ?
Donc, j'en ai fait trois. Tu vois, je suis partie, j'en ai fait trois. Et puis, ouais, si j'avais le temps, j'essaierais de plein de trucs, ouais. Parce que dès que t'es un chalumeau chez toi, tu te dis, putain, il y a plein de trucs à faire, quoi. À part, en plus que de vélos traditionnels répondre à des commandes, quoi. Même, mon amour de Basquiat, ça se mélange un peu. Ouais, bah, j'ai une formation artistique, entre guillemets, j'ai un cursus plutôt graphique. Donc, c'est vrai que ça se retrouve un peu au fur et à mesure que j'évolue.
Mais naturellement, j'essaie de rapporter des éléments graphiques ou une manière de concevoir plus graphique et moins ingénieux. Tu vois, je ne vais pas me prendre la tête pour me dire, tiens, comment je vais faire pour cacher mon câble ? Non, je vais plutôt me dire, tiens, comment je pourrais apporter un élément supplémentaire à l'esthétique ? C'est assez cool J'ai rencontré pas mal de cadreurs Ils ont eu un cursus scolaire Soit d'ingénieur, soit de designer Et toi j'ai l'impression que t'es pas là-dedans C'est pas ma formation Donc je vais pas aller m'aventurer Dans des trucs hyper Ingénieux Qui va demander à réfléchir Est-ce que ça, ça va tenir Mes vélos sont plutôt traditionnels Avec triangle avant, triangle arrière, ponté pour tenir Avec mes découpes là où il faut la soudure en essayant de chauffer je vais pas essayer de révolutionner un calme même si je réfléchis beaucoup à la géométrie comme Yann je suis d'accord sur ça c'est la géométrie elle est beaucoup sur le comportement du vélo j'aime bien me pencher là dessus parce que déjà Steph lui c'est aussi son truc mon compagnon quand on prépare un vélo pour le concours des machines c'est d'abord la géométrie donc on réfléchit pourquoi il a fait ça quelle marque a fait ça tiens, resouviens-toi, cette marque, elle a fait ce vélo-là pour faire ci.
Tu te rappelles les BMX2, les VTT2, tu vois, bon, bref. On essaie de comprendre pourquoi du comment, pourquoi il y avait un renfort ici, pourquoi les pattes, elles étaient attachées de telle façon. Tu vois, ça, j'aime bien. Mais sinon, moi, c'est purement esthétique. Moi, j'aime bien quand l'œil s'arrête. Moi, mes vélos, je ne les aime pas parce qu'ils sont légers, performants, ils vont vite, non, je les aime parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils répondent à mon esthétique, parce qu'ils me parlent.
Quand je vois un vélo, je ne vais pas aller le voir parce qu'il a des roues zip ou un truc super marqué dessus où je n'ai même pas réfléchi pour savoir ce que c'est. C'est un détail qui va me piquer ma curiosité. Je vais aller voir une couleur un petit peu spéciale ou une attache un peu spéciale ou un aspect un peu pas clinquant. Quelque chose qui te demande où tu t'arrêtes, où tu dois regarder tous les détails.
il faut que je touche, il faut que je regarde il faut que je soulève, il faut que je regarde à l'envers, à l'endroit c'est ça que j'aimerais bien apporter sur un vélo Je voulais savoir ce que c'était le transphob La transphob, alors la transphob à l'origine c'est une course de radeau je ne sais pas si tu connais les Trambours du Ronx c'est un groupe de barbus bien balètes qui tapent sur des bidons d'huile vides, c'est des gros tonneaux et en fait c'est eux qui ont lancé l'idée, un des musiciens qui a lancé l'idée de faire une course de radeau entre le pub de Nevers et le pub d'Angers.
Et l'idée, c'était de fabriquer son radeau, de prendre l'eau et d'acheminer un tonneau de bière. C'est une idée qui a été prise au pub où on va aller ce soir. Le propriétaire du pub les a faites. Il y en a eu trois éditions. C'était dans les années 80. C'était super rock'n'roll. Et moi, j'avais envie de faire la même chose, mais à vélo. Et pour moi, comme j'étais dans le pignon fixe, le radeau du vélo, pour moi, c'est le pignon fixe. Tu vois, N'importe qui peut prendre un cadre des années 80 avec les bonnes pattes, même avec un tendeur de chaînes, tu peux ça.
Se monter une paire de roues. L'idée, c'est vraiment, tu prends un vélo à la déchetterie, tu lui montes une paire de roues propre, tu fais un montage propre, une chaîne neuve, un freinage si tu veux ou pas freinage, et tu es capable d'aller du pub de Nevers au pub d'Angers. M. Donalds a ouvert un pub à Nevers et à Angers. Voilà. Et donc, c'était l'idée de rejoindre les deux. Nous, on l'a fait en vélo. Donc, ça fait 350 kilomètres.
En pignon fixe. Obligé. Au pignon fixe ou au monovitesse. Même si on a accepté 2-3 personnes en vitesse, parce qu'on n'est pas non plus extrémistes. Même si. Et l'idée, c'était de partir à minuit du pub, parce que je voulais que les gens découvrent le roulage la nuit. Et puis aussi, c'est de démontrer que tu peux faire de la longue distance avec une seule vitesse. Après, il faut faire sa map. Il ne faut pas qu'il y ait des patates à plus de 9%. On n'est pas fous non plus.
Et l'idée aussi, c'était de partir par groupe de 5. Tu vois, des petits pelotons de 5. Et que le plus fort attendent le plus faible. Et puis, on partait à minuit. Alors, moi, tu sais, je suis une 9h. Donc, j'avais tous mes potes qui étaient au départ minuit. Les gens ont déjà bien picolé. Donc, c'était une grosse ambiance au départ. Je n'ai jamais vu un départ de course comme ça. Enfin, ce n'était pas une course, mais un départ d'événement comme ça. C'était génial. Les premiers ont dû mettre 13h, 14h. Et les derniers ont dû mettre 19h.
Mais tout le monde avait la banane. Il y avait des gens, ils n'avaient jamais fait de longue distance. Jamais fait de single spin. Tu ne sais pas pourquoi ils sont inscrits. On n'a pas eu d'incident, voilà, à part deux personnes qui ont eu froid, donc qu'on bâchait à mi-parcours, je crois, au début de la nuit. Une personne qui a fait des petits sauts de puce, parce qu'on passait par des gares. Je voulais pas que les gens se mettent le challenge 350 bandes, je voulais que les gens puissent prendre un train pour faire soit un saut de puce, soit faire carrément que la moitié rentrée, enfin que les gens s'adaptent, chacun se challenger comme il voulait, et que ce soit confort et que je m'inquiète pas trop pour les gens.
Puis voilà, tout le monde est arrivé, on s'est retrouvés au pub, on a bu un cul tous ensemble le pub d'arrivée c'était pas la même ambiance que le pub de départ mais bon on a mangé, bu un coup on s'est félicité c'était plutôt cool vous étiez combien de participants ? on devait être 6x5 je crois, une trentaine moi je voulais une petite jauge pour qu'on puisse tous tenir au pub, c'est assez marrant parce qu'il y a une image où on est tous avec nos gilets jaunes au pub, avec nos casques de vélo en train de voir des coups franchement c'était super cool, trop bien si t'avais une personne à me conseiller que j'aille rencontrer et que je fasse exactement la même chose que j'ai fait avec toi hier aujourd'hui, tu me conseillerais qui ?
On avait parlé de François Coponnet je l'ai rencontré qu'une fois du coup à Bruniquel mais je le suis sur les réseaux sociaux et c'est quelqu'un d'assez intéressant parce qu'il est il a tout un tas de choses à te raconter plein d'anecdotes mais en même temps il reste bien passionné par son métier ça peut être intéressant Merci Soanie De rien Camille salut je te relaxe incroyable toi tu vas grimper il y en a d'autres qui font la vaisselle