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Dans la roueS01 · E01

Explorer les cartes

Avec Mathias Riquier

34 minPar Laurent Belando

Notes de l’épisode

Après avoir écumé les salles de concert, Mathias a décidé de se consacrer à 100% à sa passion pour le vélo. Aujourd’hui, il travaille pour le site de cartographie Komoot pour lequel il fait vivre la communauté.

Cette période de confinement l’a bien sûr poussé à imaginer de nouvelles façons de pratiquer le vélo, mais aussi de nouvelles solutions pour faire découvrir Komoot, puisqu’il a dû annuler les événements qu’il avait organisés.

C’est ce qu’il va nous raconter dans ce premier épisode de « Dans la roue ».

Komoot : https://www.komoot.fr
Instagram : @mathiasriquier

Musique : Artyom / David Kiledjian \ Miguel Atwood-Ferguson © 2020 (Écouter l’album d’Hila)
Photo : Louis Lambin Photography © 2020

Transcription

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À travers mes différentes activités liées au vélo, j'ai eu la chance de rencontrer de nombreux cyclistes au parcours singulier, des voyageurs, des coureurs, des artisans, des passionnés. De ces rencontres est née l'envie d'enregistrer ce podcast, l'envie de partager leurs récits, leurs aventures, leurs expériences. Alors il faut bien avouer que cette période de confinement a un petit peu accéléré les choses, car s'il y a bien un trait commun avec tous ces cyclistes, c'est cette même envie d'enfourcher leur vélo, de prendre la route et de découvrir de nouveaux horizons.

J'ai donc voulu savoir comment eux vivent le confinement, comment ils s'entraînent et quels conseils ils peuvent partager avec nous. Je suis Laurent Bellando et aujourd'hui, je vous invite dans la route de Mathias Riquier.

Après avoir écumé les salles de concert, Mathias est décidé de se consacrer à 100% à sa passion pour le vélo. Aujourd'hui, il travaille pour le site de cartographie Komoot pour lequel il fait vivre la communauté. Cette période de confinement l'a bien sûr poussé à imaginer de nouvelles façons, vous allez le voir parfois original, de pratiquer le vélo, mais aussi de nouvelles solutions pour faire découvrir Komoot, puisqu'il a dû annuler les événements qu'il avait organisés. C'est ce qu'il va nous raconter dans ce premier épisode de Dans la Roue.

Allez, c'est parti ! Salut Mathias ! D'abord, merci d'avoir accepté mon invitation. La première question que j'aimerais te poser avant même de commencer, c'est une question que je vais poser à tous mes invités. Quelle est ton humeur musicale aujourd'hui ? Salut Laurent ! Déjà, merci pour l'invitation, c'est hyper cool de m'avoir proposé ça. Moi, ça me fait toujours hyper plaisir. Alors mon humeur musicale d'aujourd'hui, écoute, moi j'ai découvert un scut que j'écoute depuis 2-3 jours là, c'est un artiste qui s'appelle Kelp, ça s'écrit K-E-L-P-E, ça fait longtemps que j'écoute ce gars là, mais ça fait longtemps que j'avais un peu lâché l'affaire, ça fait quelques années que j'avais pas écouté ce qu'il avait fait de nouveau, et il a sorti un album en 2020, donc je sais pas si c'est janvier, février, mais en tout cas c'est beaucoup plus planant, beaucoup plus organique que ce qu'il faisait avant, avant c'était un peu du hip-hop instrumental, comme on pouvait en voir beaucoup, Et là, c'est vraiment très piano, très naturel, très joli.

C'est vraiment mon gros coup de cœur. Alors qu'au début du confinement, j'avais tendance à écouter vachement de gros métal, de gros pucks, de grosses musiques un peu vénères pour essayer de cheer up un peu, pour garder un peu le tempo. Autant là, je me suis un peu calmé. Maintenant, j'assume ma glandouille, j'écoute des trucs tout calmes et je me sens beaucoup mieux. Alors du coup, est-ce que tu peux te présenter, s'il te plaît ? Dire d'où tu viens, comment t'es venue cette passion pour le cyclisme et peut-être aussi nous dire ce que tu fais aujourd'hui ?

Si mes souvenirs sont moi, je n'ai jamais été un grand passionné de cyclisme. En plus, au tout début, tu pourras demander à mes parents, je me suis mis au cyclisme, j'étais déjà en sixième. Clairement, je ne savais pas faire de vélo avant. J'étais très en retard sur le vélo, comme sur beaucoup de choses. Un peu feignant, je pense, quand j'étais petit. Du coup, je n'étais pas prédestiné à devenir aussi fan de vélo que ça. Et c'est début des années 2010. En fait, je me suis mis au vélo par le cyclotourisme, vraiment le côté sacoche, machin, la carte sur le guidon, Le côté un peu cyclisme, voilà, cyclotourisme un peu vieille école, on va dire.

Avec ma dulcinée de l'époque, on s'était mis en tête de faire le canal des deux mers, donc canal de Garonne, canal du Midi. Donc voilà, on s'était acheté les vélos, on s'était acheté les sacoches. Moi, je venais de m'acheter un vieux vélo pourri pour aller au boulot, mais là, je m'étais acheté un vrai bon vélo. Et c'était génial. Et quand on est revenus, moi, je n'ai pas lâché mon vélo. On est revenus en octobre. Et du coup, j'ai passé mon hiver, mon été suivant, mon hiver suivant sur le vélo, sur le vélo. j'ai pas arrêté de commencer à faire des voyages parallèlement j'ai commencé aussi à m'ouvrir au milieu du cyclisme tel qu'on l'entend c'est à dire que je me suis dit tiens mais en fait le Tour de France c'est marrant en fait comme histoire donc j'ai commencé à regarder aussi tout ce côté, toute la culture vélo tout le côté culturel, tout le côté, voilà tout ce que peut dégager le Tour de France, tout ce que ça peut générer comme histoire au présent mais aussi au passé donc je me suis mis à lire des bouquins enfin bref je me suis fait mon éducation vélo un peu sur le tard mais je me la suis faite de manière assez intensif quoi et puis voilà à un moment je me suis acheté C'est vraiment un voyage à vélo qui t'a révélé ça, en fait, finalement.

Parce que pour passer de rien du tout au Tour de France, il y a quand même un gap assez important. Oui, c'est ça. Non, non, mais oui, ce n'est pas forcément évident. Ce n'est pas du tout, en tout cas, par le cyclisme que je me suis mis à accepter le Tour de France et le cyclisme en général dans ma vie. C'est vraiment, ouais, c'est d'abord, c'était l'opinel, le clacos, le midi, et voilà, et l'attente le soir, en mode voyage à vélo. Pour moi, le vélo, c'était plus une sorte de vecteur pour faire un voyage à la cool. et en fait c'est devenu une passion, l'objet en lui-même est devenu aussi une passion et tout ce qui j'arrive avec quoi.

Du coup aujourd'hui tu fais du bikepacking ? Alors aujourd'hui ouais je fais du bikepacking en route et en gravel aussi, on a tendance à un peu associer le backpacking maintenant au gravel, c'est deux mots qui, enfin deux sphères qui se confondent un petit peu mais je fais aussi du bikepacking sur route avec un vélo de route et des sacoches, voilà des sacoches de bikepacking et j'aime bien aussi faire des bornes sur des petites routes donc ouais c'est ce que je pratique souvent.

Ensuite bah écoute, premier vélo de course d'occasion qui d'ailleurs est toujours mon vélo de course du quotidien et puis après j'ai voulu un peu augmenter donc j'ai commencé à avoir plusieurs vélos comme tout le monde un petit peu dans le milieu du vélo un peu comme les guitaristes qui commencent à avoir plusieurs guitares parce que c'est vraiment des passionnés j'ai commencé aussi à découvrir vraiment le milieu culturel du vélo aussi à Paris donc j'habite à Paris j'ai habité à Paris pendant 10 ans je suis à Nantes depuis quelques semaines maintenant et comme tu le sais sûrement à Paris du coup il y a quand même une communauté vélo ou des communautés vélo qui sont très diversifiés.

Et très dynamiques. avec le Paris Chill Racing, avec les Girls on Wheels, etc. Donc du coup, je me suis mis un peu à m'immerger aussi là-dedans, à découvrir énormément de potes, à retrouver un aspect tribu que j'avais un peu perdu. J'ai fait un peu de skate et un peu de BMX quand j'étais plus jeune, mais je n'ai jamais été très bon parce que je n'ai jamais été très casse-coute, simplement. Donc du coup, j'ai quand même retrouvé cet aspect tribu que j'adorais aussi dans ces milieux-là. Donc ça m'a passionné. Je me suis aussi lancé dans la création d'un festival sur les cultures vélo à Paris qui s'appelle Saint-Les-Mains en 2018 et en 2019.

Et voilà. Ah oui, c'est de là qu'on se connaît, on ne va pas le cacher.

Et donc, c'était quoi ce festival exactement ? Alors, en fait, moi qui viens à la base professionnellement plutôt du milieu de la musique, j'étais journaliste musical pendant des années et j'ai aussi pas mal d'amis qui se sont mis au vélo ou qui étaient les fans de vélo parallèlement mais qui venaient du milieu de la musique, on trouvait qu'il manquait un peu un événement avec un format festival pas un format salon avec des exposants nan nan nan des allées 3F machin voilà ou pas une course de type événement sportif pur et dur voilà un truc très festival il manquait ça dans le vélo donc un endroit où plusieurs communautés pouvaient se retrouver pas uniquement la communauté des coursiers pas uniquement la communauté des BMXers la communauté des voyageurs à vélo etc voilà essayer de désatomiser désagmenter un peu toutes ces petites communautés elles ont plein de trucs à se raconter parce qu'elles ont le même vélo entre les jambes elles ont le même objet même si les vitesses ne sont pas les mêmes et la forme du vélo n'est pas la même mais ce n'est pas grave du coup on s'est dit il faut faire un truc en format festival avec le moyen de boire des bières le soir des concerts on peut festoyer et parler de vélo sans que ce soit forcément à but mercantile donc côté salon ou purement sportif donc on voulait mélanger et puis aussi avec des petits temps aussi pour faire du vélo pour faire du vélo et surtout pas du tout réservé aux initiés non plus c'est à dire que on pouvait créer des sorties vélo donc cyclisme cuissard et compagnie mais en même temps ouverte aux gens qui ne sont pas forcément des cyclistes ou alors des cyclistes en herbe qui ne savent pas trop s'ils peuvent s'inscrire à des clubs mais au moins ils peuvent tester, c'était un peu ça l'idée.

Parce qu'en plus, on a eu un petit aperçu avec ta réponse à la première question mais tu t'y connais un petit bout en musique, tu peux nous en parler ? Alors ouais, du coup, j'ai commencé ma vie professionnelle par le taf de mes rêves, j'ai eu de la chance. En gros, j'ai commencé, mon premier boulot c'était de devenir rédacteur en chef du site web d'un magazine qui s'appelle Tsugi qui existe encore aujourd'hui qui est un magazine plutôt axé sur la musique électronique mais pas que on va dire musiques actuelles en général mais quand même à dominante électronique donc voilà je suis arrivé sur Paris avec mon petit sac à dos en mode bon je vais faire un petit stage dans ce magazine et puis ça sera déjà vachement bien j'aurai déjà un bel aperçu de ce milieu là mais j'avais pas du tout l'ambition d'y arriver je pensais que les portes étaient tellement fermées dans ce milieu que j'y arriverais jamais mais en fait j'ai réussi à faire ma petite place là-dedans donc je suis resté bosser à Tsugi pendant pas mal de temps j'ai fait plein de festivals, j'ai organisé des trucs aussi là-bas des soirées etc et j'ai aussi eu l'occasion d'enchaîner sur une émission de télé que pas mal de gens connaissent encore aujourd'hui parce qu'elle a un petit aspect culte, ça s'appelle Trax c'est l'émission sur Arte, donc il y a elle pour le coup plus de 20 ans, quasiment 25 maintenant et voilà, donc ça c'est les deux mes deux grandes expériences professionnelles dans le milieu de la musique ou à dominante musicale on va dire et du coup c'est quelque chose qui m'a énormément apporté Ça aide pas mal pour organiser un festival.

Ouais, mine de rien, voilà, c'est ça, quoi. Une fois qu'on a mis les nés en festival, même si on n'en a pas organisé forcément, voilà, moi, je pense que j'ai dû faire des live reports de 35 festivals différents. Donc, à force, tu connais les organisateurs, tu causes avec eux, tu vois quelles sont les problématiques, tu comprends, voilà, comment tu communiques, comment tu produis un festival, où est-ce que tu trouves les financements, etc. Donc, c'était hyper important pour nous. Et donc, aujourd'hui, tu enchaînes les boulots de rêve un petit peu, non ?

Alors, ouais, j'ai eu la chance, là, c'est après une petite période, du coup, à plus trop savoir, quoi, foutre de mon... ma première, on va dire, étape de travail dans le milieu de la musique. Je commençais un peu à en voir le bout, à tourner en rond, voilà, j'avais besoin d'apprendre d'autres choses et de m'ouvrir à autre chose et j'ai eu la chance de me faire embaucher dans une structure qui s'appelle Komoot, donc c'est une appli qui planifie, enfin, qui permet de planifier des itinéraires à vélo, que ce soit en VTT, en gravel, en bikepacking, en vélo de route, etc.

Moi, c'est une appli que j'utilise déjà depuis quelques années pour planifier mes voyages et pour planifier mes sorties, mes raids ou même mes sorties de longue distance. Donc, je sais très bien qu'elle fonctionne vraiment plutôt bien et que c'est vraiment une appli de qualité. Et surtout que l'esprit... Elle est très forte pour trouver les chemins que tu ne trouverais pas où il n'y a personne et qui se prête hyper bien au vélo. Alors, normalement, oui, si tout se passe bien. Encore une fois, on sait très bien que les applis, les applications avec des données, etc., qui sont associées à l'environnement extérieur, tu ne peux pas obtenir 100% de résultats nickel, mais globalement, tu peux te dire, vas-y, je fais confiance à ce truc-là et je pars à l'aventure.

Normalement, c'est assez cool. Ça marche plutôt bien, en effet. En tout cas, moi, je l'utilise. Je trouve que c'est très fort pour ça.

Ça me permet de mapper, quelquefois, à des endroits où je ne suis jamais allé, de mapper des petites routes dont tu n'es pas sûr. Et au final, souvent, le résultat est très bon. Comme tu dis, souvent, ça arrive aussi que, bon, quelques fois... Oui, il y a forcément deux, trois petits ratés. Mais globalement, voilà, c'est ça. C'est quand tu pars, j'ai fait il n'y a pas longtemps un petit événement comme où tu as Lille. Et je me suis dit, bon, ben voilà, je fais un événement pour la communauté lilloise. Et le lendemain, on va faire un ride, donc un social ride. Ce qu'on appelle un social ride, c'est des rides à allure sociale.

Donc, c'est-à-dire qu'on ne se met pas une cartouche. On est là pour discuter entre nous, pour se faire plaisir. Et je me dis, je vais emmener 40 Lillois ou 30 Lillois rouler sur des routes qui connaissent eux par cœur. Quelle légitimité ? Moi, j'ai à planifier une sortie dans leur région, etc. Et en fait, bon, il se trouve que Komoot étant suffisamment puissant et bien foutu, ça m'a fait une sortie qui est bien. Ils ont considéré que c'était une bonne sortie, donc j'étais content. Parce qu'ils sont très cools et très accueillants, mais ils sont aussi assez exigeants en matière de vélos Lillois.

Alors moi, je n'ai pas eu de bol parce que j'avais prévu de participer à un événement similaire que tu avais prévu d'organiser à Bordeaux. Et donc, ça va nous amener à notre sujet principal, qui est le confinement, puisque du coup, cet événement, évidemment, n'a pas eu lieu.

Du coup, en tant que cycliste, toi, comment tu fais en plus ? Bon, toi, tu as la particularité, tu viens juste de déménager, donc ça rend les choses, j'imagine, encore plus compliquées. Mais comment tu associes ça au vélo ? Est-ce que tu continues tes entraînements chez toi ? Comment tu occupes tes journées, finalement ? Alors, en gros, écoute, oui, comme tu l'as dit, c'est quand même assez particulier. Je suis arrivé à Nantes vraiment, mais quelques jours avant le confinement.

Bon, ce n'était pas prévu comme ça, forcément, bien évidemment. Et puis, un déménagement, c'est quelque chose qui est assez dur à replanifier. Donc, je me suis dit, j'y vais, j'y vais, on fait ça comme ça. Et du coup, je suis arrivé dans un appartement direct. Je me suis mis, voilà, j'ai été confiné dans cet appartement. Donc, je ne peux pas profiter de ma nouvelle ville, même si je la connais déjà. J'ai été étudiant ici, donc je maîtrise à peu près l'endroit. Mais du coup, en termes d'entraînement, écoute, moi, je ne suis pas quelqu'un qui a une routine très planifiée en termes d'entraînement.

J'essaie de faire du sport assez régulièrement. Je cours aussi un peu à côté, donc j'essaie juste de me maintenir en forme. Mais par contre, là, du coup, maintenant que je suis confiné comme tout le monde, j'ai eu la chance d'avoir un home trainer. Il se trouve que je me suis cassé la clavicule il y a deux ans en vélo, donc j'avais un home trainer sous le coude pour ma rééducation. Donc là, je me suis fait un plan d'entraînement. Par contre, je n'ai jamais été aussi assidu de ma vie sur quelque chose parce que ça me fait un bien fou, tout simplement.

C'est vrai. Sur quoi tu as planifié ton entraînement ? Est-ce que tu es un coach ? Est-ce que tu passes par un site internet, Training2x ou autre ? Comment tu fais ? Alors là, pour l'instant, j'utilise les plans d'entraînement de Zwift qui est une appli que tu dois connaître virtuel de ride et d'entraînement. Après, je ne compte pas uniquement utiliser ce truc-là parce que j'ai pas envie non plus de donner ma forme physique à une seule appli qui me propose des entraînements un peu tout fait, etc.

Je teste, en fait. Je teste d'autres applis. Je sais qu'il y a des vidéos aussi qui traînent un peu sur le net. GCN, du Global Cycling Network, en fait. Bon, après, GCN, ils font des vidéos avec de la musique un peu pourrie. Et encore une fois, je suis un peu exigeant en termes de musique. Donc, du coup, c'est chiant. La musique de Swift n'est pas géniale non plus. Elle n'est pas terrible non plus. Mais du coup, généralement... Heureusement, il a coup passé l'intro. De toute façon, Zwift, généralement, j'enlève un peu les bruitages où je les mets au minimum et du coup, je me mets un peu une bande originale rien que pour moi.

Et puis, ça m'arrive aussi souvent de rouler avec des potes qui ne sont pas forcément sur Zwift, mais on se fait un petit Google Hangouts, enfin une petite vidéo. Justement, je voulais te poser la question. J'ai trouvé ça super. Est-ce que tu peux nous en dire plus, ces rides ? On est une bonne bande de potes de parisiens ou ex-parisiens concernant cyclistes à Paris qui s'appelle le Wild Velo Club. c'est un groupe Facebook la seule existence que ça c'est un groupe Facebook on se fait des petits maillots et des petites gappettes mais c'est surtout une bonne bande de potes qui même si on se met des fois des bonnes cartouches c'est la problématique commune c'est surtout d'essayer de ne pas se prendre la tête d'essayer vraiment d'être à la cool de faire des blagues de ne pas trop se prendre au sérieux dans ce qu'on fait donc du coup il y a vraiment eu un truc en mode là on est tous confinés on est tous potes on aime tous le vélo roulons ensemble mais le but c'est ok de faire des intervalles et compagnie mais surtout de se raconter des conneries et de se marrer un bon coup et de boire une bière genre deux minutes après être descendu du home trainer parce que c'est quand même ça l'essentiel toujours sur Hangouts c'est exactement c'est bien en fait tu retrouves l'esprit des sorties entre copains mais devant ton écran voilà et ça se passe bien du coup est-ce que tu arrives à partager est-ce que c'est pas trop compliqué j'ai vu que vous étiez quand même assez nombreux genre peut-être une petite dizaine quand même non ?

ça va jusqu'à dix parfois d'ailleurs je sais plus je crois que c'était samedi ou dimanche je suis arrivé un peu en retard et j'ai pas eu de place parce que je crois que c'est Dismaxima Hangouts et c'est la première fois que j'étais là-bas je peux pas rentrer c'est quoi ce bordel et en fait il y a juste un copain qui avait utilisé deux connexions parce qu'il voulait genre afficher il utilisait une appli il voulait nous la montrer donc il s'est connecté deux fois pour montrer son écran donc il s'est déconnecté pour me laisser rentrer mais voilà du coup effectivement des fois ça plafonne un peu là ça va c'est pas trop bordélique parce que au début on avait beaucoup envie de parler parce que c'était le début maintenant au final il y a aussi des périodes où ça peut arriver que pendant 2-3 minutes personne ne disait rien parce qu'on est dans notre effort donc voilà et puis après des fois on peut se mettre à déconner à certains moments donc ça va on s'entend parler et c'est pas trop le bordel et puis même si c'est un peu le bordel c'est marrant quand même c'est quelque chose que t'encourages tu conseilles aux gens d'appeler leur pote leur dire vas-y on se fait un ride sur Angle moi je trouve ça plutôt cool en vrai je peux comprendre qu'il y a des gens qui n'aient pas forcément envie de se connecter à Zwift ou à je sais pas quoi il y a des applis comme ça il y en a des tonnes parce qu'effectivement il y a à côté déjà il y a un petit engagement financier potentiellement en fonction de l'appli que tu prends et il y a un côté très il faut rappeler que Zwift c'est 15 euros ouais c'est ça c'est pas rien même si effectivement certains font des petits ont fait des petits cadeaux par rapport à cette période de confinement mais quand même tu peux très bien genre rouler avec tes potes te marrer te dépenser un bon coup parce que ça fait quand même du bien après tu dors mieux le soir après une journée passée dans ton appart voilà et ça allie

te crèves un bon coup, t'as faim après et t'as envie d'une bonne bière et t'es avec tes potes donc bah ça sera jamais comme une sortie normale mais moi j'ai retrouvé en tout cas, j'avais vraiment peur de m'ennuyer à pédaler tout seul ou de trouver sa barbant et d'abandonner en fait mais en fait non ça va avant que je me mette vraiment beaucoup au vélo je courais, je courais 2-3 fois par semaine, je courais en gros 20-25 bornes par semaine mais aujourd'hui je pense que si je fais 1-5 km par semaine c'est bien surtout que là j'ai tellement la flemme d'écrire les attestations qui sont hyper longs et d'écrire que du coup j'ai tendance à un peu moins sortir du coup je fais un entraînement en plus sur mon vélo sinon j'essaie de me remettre aussi un peu au yoga à un moment j'étais très très très il y a 4-5 ans je faisais beaucoup de yoga voire deux fois par semaine vraiment ça rythmait ma semaine et j'adorais ça j'ai un prof de yoga à Paris qui est très traditionnel très à la route j'ai fait des stages avec lui des stages de méditation etc. dans des fermes bref et j'avais complètement abandonné ça par manque de temps et par manque d'argent ces dernières années donc là je m'y remets aussi et en fait le yoga c'est un truc collatéral du yoga c'est pas fait pour ça à la base mais clairement c'est aussi très très bien pour le cyclisme parce que du coup ça te gaine ça te tonifie tout ton corps enfin voilà ça te structure physiquement vachement aussi donc voilà je fais du gainage et du yoga en plus et j'ai vu aussi que c'est quelque chose qui permet aussi de s'occuper j'ai vu que sur les réseaux sociaux tu as annoncé que tu proposais des formations commutes en ligne pendant la période du confinement j'ai vu passer d'ailleurs un newsletter de Steel Coffee Shop qui en parlait etc est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?

Oui alors du coup je me suis dit il y a peut-être une semaine après le confinement que j'avais déjà cette compétence-là ça fait partie des trucs que je fais un petit peu dans mon boulot c'est que j'appelle les utilisateurs de Komoot qui sont déjà bien utilisateurs c'est-à-dire des gens qui ont déjà publié plein de trucs etc pour un peu les aider à s'améliorer et je me suis dit en fait c'est con j'ai quand même plus de temps clairement j'ai toujours du boulot mais ça s'a un petit peu changé on va dire mon agenda et j'avais un peu envie encore une fois de me rendre utile comme je peux dans cette histoire et d'essayer d'aider un peu les gens à se projeter pour l'après confinement du coup je me suis dit bah voilà voilà un lien prenez rendez-vous dans mon agenda quand vous voulez et puis bah voilà moi je vous explique comment ça marche je vous file un petit code pour que Komoot se soit débloqué pour vous et profitez-en et voilà après forcément ça fait partie de mon travail mais je faisais ça aussi de manière un peu plus décontractée un peu comme voilà un peu désintéressé entre guillemets même si c'est pas forcément le mot pour me dire tiens bah voilà il y a des gens qui font du vélo qui me suivent sur Facebook on est en contact sur Facebook donc autant leur faire profiter de ça et puis du coup ça m'a amené à l'idée moi et aussi mes collègues de commencer à faire ça aussi de manière un peu plus systématique de manière un peu plus boostée donc là on fait ça avec Style jeudi jeudi 2 avril tu peux rappeler l'heure ?

alors c'est à 19h du coup il y a 30 inscrits maximum je ne sais pas où on en est là mais du coup c'est complètement free après je vais en proposer régulièrement pendant le mois d'avril c'est pas encore calé etc. On est en train de travailler ça justement avec mes collègues des différents pays mais le but c'est qu'on essaie de proposer un gros agenda avec des workshops en français, en allemand en anglais, différentes langues en fonction des utilisateurs pendant tout le mois d'avril et on va essayer de faire intervenir aussi un peu nos ambassadeurs. On a quelques personnes qui travaillent avec nous qui sont un peu des gens qui font beaucoup de bikepacking, qui font de la longue distance, qui font des courses etc.

qui ont des choses à raconter donc c'est des choses qu'on peut proposer aux gens pendant que ils sont chez eux et qu'ils ne peuvent pas rouler autant qu'ils puissent un peu voyager dans leur tête. Parce que, oui, spontanément, on se dit que ce n'est clairement pas la meilleure période pour organiser ces sorties vélo. Mais en réalité, c'est surtout la meilleure période pour se faire un bon catalogue de bonnes sorties qu'on pourra faire une fois la fin du confinement. Voilà, exactement. Le but, c'est de se dire, OK, je ne sais pas quand ça finit cette histoire, mais moi, j'avais vraiment prévu à un moment de ma vie, aller, je ne sais pas, en Écosse, traverser les Highlands en vélo.

Là, pour une fois que je ne suis pas complètement en speed avec ma semaine, machin, etc., là j'ai un peu plus le temps, je vais me poser et ce trip dans les alliances, je vais le dessiner. Après, est-ce que je vais le faire dans les deux mois ? Je ne sais pas. Est-ce que les frontières vont rouvrir ? Je ne sais pas quand, etc. Mais au moins, je me projette et je me dis, mon futur en vélo, il va se passer à tel endroit, tel endroit, tel endroit. Tirer des vecteurs, c'est assez important et c'est quand même un bon vecteur pour rêver le vélo, donc c'est assez cool pour ça.

Et est-ce que du coup, tu as relevé des... Alors je ne sais pas si tu as déjà fait beaucoup comme ça de formation, est-ce que tu as relevé des tendances, des itinéraires qui reviennent souvent ? Est-ce que tu peux en retirer quelque chose de cette expérience-là ? Alors après, moi, je suis aussi consommateur et lecteur des médias qui parlent de bikepacking et je me rends bien compte qu'ils ont une influence assez directe sur ce que les gens veulent faire.

Tu vois, je vois qu'il y a pas mal de gens qui veulent rouler. Je parle de l'Écosse, c'est pas pour rien. Il y a pas mal de gens qui veulent aller vadrouiller en Écosse. Il y a pas mal de gens qui veulent... Genre les gens redécouvrent les Ardennes, ce qui est hyper bien parce que c'est une magnifique région. Les gens ne se précipitaient pas forcément là-bas pour faire du vélo tout de suite. Depuis l'année dernière, moi, c'était fabuleux, oui. Voilà. Et donc, il y a aussi des sites, des podcasts qui parlent de tout ça. Donc, voilà, je sais que l'Espagne, c'est une super terre de gravel que les gens ne connaissaient peut-être pas forcément.

Donc, voilà, il y a des gens qui redécouvrent ça aussi. Donc, il y a des territoires comme ça qui se mettent à être redécouverts. En France, je pense à la GTMC qui était pendant très longtemps un itinéraire VTT connu vaguement. Mais je sais qu'il y a des gens qui se sont mis à le faire plus régulièrement ces dernières années. Il y a le Paris Shield Racing, donc la section Gravel du Paris Shield Racing qui s'appelle le PCR Gravel qui l'a roulé. Voilà, des copains qui l'ont fait, c'était il y a deux ou trois ans, je ne sais plus.

Ça s'adapte maintenant, je vois peut-être un peu plus. Oui, c'est ça. Et visiblement, ce n'était pas facile facile parce qu'effectivement, c'est plus VTT que Gravel, mais quand même, ils l'ont fait. Ou en tout cas, ils en ont fait une autre partie. Après, ils ont modifié récemment le tracé. il y a plus d'alternatives et c'est vraiment un tracé qu'on peut faire en gravel si on varie un petit peu, on ne suit pas forcément tout le temps la trace numéro 1. D'accord, je ne savais pas ça, top.

Oui, ils ont un site hyper bien fait, alors si ça peut intéresser les gens d'aller sur le site de la Grande Traversée du Massif Central, donc GTMC, il y a plein d'infos et vous verrez qu'il y a plein de... Ils ont vu que ça marchait bien, du coup, ils ont développé le truc, ils ont fait plusieurs traces, donc c'est pas mal. Ok, super. Et toujours sur Komoot, ton travail aujourd'hui consiste, j'imagine, pas uniquement à faire des formations. Tu es à quel poste déjà et qu'est-ce que tu fais ?

Je fais un paquet de trucs, mine de rien, c'est hyper diversifié comme boulot. Mon intitulé de poste, c'est community manager, mais généralement en France, quand on dit ça, on pense au type qui fait des tweets. C'est un peu péjoratif. Oui, en tout cas, c'est très axé digital, réseaux sociaux et tout. Moi, je n'ai même pas les codes du Twitter de Komoot. J'ai fait ça dans ma vie avant et je suis bien content de ne plus le faire aujourd'hui. Non, en gros, je suis censé développer Komoot en France et développer la communauté Komoot en France, on va dire.

Du coup, ça passe par des partenariats avec des marques, par exemple. Ça peut être des partenariats avec des événements. Il y a des événements qui vont proposer leur tracé exclusivement sur Komoot et du coup, nous, on va les aider à organiser ça, etc. Je travaille avec des influenceurs et des ambassadeurs qui vont parler de Komu sur les réseaux sociaux, qui vont défendre un peu la marque sur les réseaux sociaux. J'appelle les utilisateurs assez régulièrement. Je fais des événements. Il y a pas mal de tiroirs, ce qui est du coup très, très cool parce qu'on sait très bien que dans un boulot, il y a toujours des parties qu'on aime bien, des parties qu'on aime moins bien.

Et du coup, là, il y a tellement de parties différentes que globalement, on s'y retrouve vraiment. Et c'est cool. Et ça me permet aussi de vadrouiller pas mal. Donc du coup, pas forcément en ce moment, forcément. Mais du coup, je vais aller à Bordeaux, comme tu l'as dit. mais cet événement aura lieu quoi qu'il en soit plus tard j'ai été à Lille je vais aller à Clermont-Ferrand etc donc je vais aller un peu au contact des gens et puis voilà donc en samedi matin je me lève et je vais faire du vélo avec des gens et je me dis bah en fait ça c'est mon travail c'est quand même bien quoi voilà c'est quand même assez chouette et tu parlais d'événements je crois que vous êtes partenaire entre autres de par exemple du Turanis est-ce que tu peux tu peux donner des exemples comme ça ou ouais alors on est oui effectivement on est partenaire du rallye Turanis on est partenaire dans les gros événements bon ça n'aura pas lieu cette année parce que l'organisation a décidé d'annuler mais on est partenaire maintenant un peu historique de la Transcontinental Race et de sa petite sœur la Transpyrénée moi en France je travaille avec un événement en Bretagne qui s'appelle la Gravel Throw Brace qui commence à être un petit peu connu dans le milieu du gravel un événement assez dur mais l'organisateur de la Gravel Throw Brace fait beaucoup d'événements salut Fred salut Fred exactement Fred qui fait énormément de choses cette année il fait des petits comme des petits bébés de la Gravel Throw Brace qui s'appelle la Gravel-Trobray série.

Ça va être des petits parcours d'une journée, etc. Là, il va faire une tournée des microbrasseries. Il fait plein de trucs. Donc voilà, c'est encore un autre exemple. Je vais travailler avec la Baroudeuse aussi, dans le sud-est de la France, dont la plus grande course de la Baroudeuse, qui fait 2700 bornes, je crois. Tu traverses tout l'arc alpin, qui est vraiment très dur. Il y a, je ne sais pas, une vingtaine de cols à passer. Donc voilà, c'est une des courses les plus dures d'Europe. Donc on travaille avec énormément de courses. Et puis je pourrais t'en citer d'autres dans d'autres pays. de travailler par mes collègues, mais en gros, on essaye de travailler avec ce genre d'événement.

Ok, il y a une question que je voulais te poser et puis on a la discussion à filer. Tu parlais de podcast, de bikepacker, de voyage, est-ce que tu peux, c'est des choses que tu as en tête que tu peux nous donner là, par exemple, parce que ça peut intéresser, j'imagine, les gens d'écouter ce genre de podcast ? Alors, il y a un podcast que je conseille qui est assez récent, pour le coup. C'est un podcast qui s'appelle Unpaved. C'est un podcast qui a été créé par une nana qui s'appelle Catherine Moore c'est une ancienne de Global Cycling Network d'ailleurs voilà donc bon pour la petite histoire il se trouve qu'elle est un peu freelance aussi parfois avec nous mais c'est pas pour ça voilà son projet est complètement indépendant et voilà c'est vraiment une passionnée de gravel elle habite du côté de Bristol si je dis pas de bêtises en Angleterre et voilà elle a commencé à avoir des interviews assez cool avec Larkland Morton le gars de IF Education First l'équipe cycliste IF Education First qui fait énormément de courses de gravel maintenant au-delà de ses courses un peu classiques et voilà elle a pas mal de chouettes invités et puis c'est vraiment à la cool elle arrête pas de rigoler dans ses interviews et tout c'est vraiment genre ça sonne plus discussion autour d'un café fait au réchaud que de trucs très pro très lisses etc donc c'est plutôt cool après il y a toujours le cycling podcast de Rafa et il y a un podcast dont j'ai oublié le nom là ça me revient pas mais le podcast de Look Mom No Hands c'est un magasin donc à Londres qui est un petit peu on va dire l'épicentre du renouveau des cafés vélo beaucoup de cafés vélo sont inspirés par cet endroit-là ils font un podcast qui est pour le coup assez bordélique assez rock'n'roll c'est un peu punk c'est assez rigolo il ne faut pas s'attendre à un podcast tout lisse tout propret mais c'est assez cool sinon après en français il y a Spodzel qui est un peu le podcast un peu connu en ce moment il y a quand même pas mal de gens qui sont passés par là voilà c'est Richard De Laume qui fait ça il y a aussi un peu de biscuits à trouver là-dedans bon salut d'ailleurs ouais carrément Richard qui fait un sacré boulot là-dessus bon écoute super Et du coup, Look Mom No Hands, un rapport avec Sans les mains ou un clin d'œil ?

Exactement, oui, tout à fait, c'est un clin d'œil complet. D'ailleurs, c'est marrant, j'ai été à Look Mom No Hands l'été dernier. Je suis passé chez nos amis d'Outre-Manche, dont je me suis dit qu'il faut que j'aille voir. En fait, je n'avais jamais été voir. Et ils avaient fait des t-shirts avec différentes langues de Look Mom No Hands. Et du coup, il y avait une version française, c'était marqué Regarde Maman Sans les mains. Donc du coup, je l'ai acheté, je me le suis mis pendant l'édition numéro 2 du festival l'année dernière. ça m'avait fait marrer mais eux c'est un clin d'oeil complètement assumé complètement Est-ce qu'il y aura une édition numéro 3 ?

Alors déjà d'une part avec le confinement et tous ces trucs là j'imagine que ça va être un petit peu compliqué je sais pas si on va pouvoir faire quoi que ce soit en 2019 il se trouve qu'on est 4 on a parlé de de mon engagement dans le festival depuis tout à l'heure mais on est vraiment une équipe de 4 dedans il y a le directeur du Trabando Mathieu Meyer il y a Manu Sierre qui travaille que tu connais aussi je crois qui travaille pour l'équipe Cofidis qui travaille pour les réseaux sociaux de l'équipe Cofidis à Bordeaux et puis un autre gars qui s'appelle Martin Morales qui travaille pour Arte.

Bref, on est quatre et du coup, ça dépend aussi vachement de la disponibilité des quatre et du coup, elle varie de plus en plus. C'est autant, il y a deux ans, on était quatre parisiens. Maintenant, il n'y a plus qu'un parisien sur quatre. Donc, si on veut que ça continue, il faut aussi qu'on arrive à trouver de nouvelles forces vives sur Paris. Moi, j'ai envie de continuer à le lancer. C'est moi qui ai un plus à l'idée de ce truc et ça m'éclaterait de pouvoir le continuer correctement. Je pense qu'en 2019, vu comment c'est parti et en plus avec ces histoires de Covid et de confinement, je pense que ça va être compliqué, mais j'espère vraiment qu'il y aura quelque chose en 2020 ou en tout cas très bientôt autour de Sans les mains.

En tout cas, j'espère aussi. Écoute, c'est un appel, peut-être que quelqu'un aura envie de te contacter après ça. Contactez-moi les amis à fond, je suis chaud.

Bon, écoute, on arrive au mot de la fin. Ça fait une petite demi-heure. Est-ce que tu aurais un conseil, finalement, à donner pour passer cette période difficile ? Ou tout simplement, un mot de la fin, quelque chose que tu avais envie de dire ? Alors, question du confinement, un truc que j'ai appris vis-à-vis de mon expérience personnelle ces derniers jours, c'est vous prenez pas trop la tête, essayez de pas trop vous prendre au sérieux. Je sais qu'on est beaucoup à stresser, à être hyper anxiogène vis-à-vis, effectivement, de ce que ça nous procure en termes de solitude, de confinement, etc.

ce n'est pas forcément évident et surtout qu'il y a énormément de on a beaucoup d'injonctions à continuer à être productif à lire des livres à faire énormément de choses à s'occuper pendant le confinement moi depuis que j'accepte le fait que quand je ne travaille pas je glandouille sévère ça va vachement mieux en fait c'est assez con mais c'est assez pratique et en tout cas voilà c'est genre après le confinement il y a un après confinement il faut vraiment regarder ça je sais que c'est un peu loin mais voilà il ne faut pas trop trop stresser il faut juste c'est un message au ras-jeu d'Internet ?

Non, pas forcément. C'est juste qu'il y a ce côté... Mais que ce soit tous les... Beaucoup de médias, beaucoup de gens ont énormément de projets pour essayer de nous tenir occupés, de nous tenir éveillés intellectuellement, etc. Moi, je regarde des films, je joue aux jeux vidéo, je fais des choses. Mais en tout cas, je ne suis pas en train de me dire qu'il faut que je fasse des choses de ma vie absolument parce que du coup, je suis confiné. Il faut que je sois aussi actif qu'en étant dehors. Alors qu'en fait, c'est aussi peut-être un moment pour se dire que j'ai envie de rien faire pendant deux heures et de laisser mon esprit vagabonder, c'est le moment.

Et c'est justement pendant ces moments-là qu'on a les meilleures idées de voyage et les meilleurs rêves éveillés. Donc, profitez-en aussi pour vous laisser un petit peu aller, je pense. Et puis après, un conseil ou un mot de la fin vis-à-vis du vélo, c'est essayer de se prendre le moins possible au sérieux parce que le vélo, c'est quand même un super vecteur pour se rencontrer, pour être ensemble, pour se fendre la poire, pour aller voir des endroits qu'on ne connaît pas.

Je comprends qu'on puisse prendre tout ce milieu-là très au sérieux mais ça reste entre guillemets ça reste du vélo c'est un point central dans ma vie dans la tienne aussi je pense mais voilà tant qu'on ne prend pas trop ça au sérieux ça nous donnera encore plus de choses je pense ok bah écoute très bien donc moi mon mot de la fin ce sera restez chez vous et planifiez vos rides sur Komoot préparez vos vacances et faites vous rêver en traçant des itinéraires aux quatre coins du monde on sait jamais peut-être que vous les roulerez et sinon vous pouvez aussi tracer des itinéraires à côté de chez vous ça ça coûte rien non plus redécouvrir à côté de chez soi c'est un sacré taf et c'est quand même assez important donc n'hésitez pas chez vous il y a forcément des routes que vous ne connaissez pas ah bah ouais l'aventure est au coin de sa rue on ne le rappellera jamais assez yes Mathias merci beaucoup pour avoir accepté de participer à ce premier podcast merci à toi et à très bientôt Mathias hâte de refaire une sortie vélo avec toi voilà c'est terminé pour ce premier épisode de Dans la Roux j'espère que ça vous a plu que ça vous a inspiré que ça vous a donné envie de tracer vos futurs itinéraires sur Komoot.

En attendant, si vous avez aimé le podcast, vous pouvez vous abonner, vous pouvez partager le lien, vous pouvez laisser des étoiles, des pouces en l'air, tout ce qui est possible. Vous pouvez laisser des commentaires, je me ferai un plaisir d'y répondre. Je tenais à remercier Maxime du label Underdog pour la musique. Vous pouvez retrouver toutes les infos et les liens de streaming sur le site du label Underdog sur underdog.fr. Je tenais à remercier aussi Mika pour ses conseils techniques.

Ma prochaine invitée sera Camille Pic. Elle viendra vous parler des rides Zwift qu'elle organise. D'ici là, portez-vous bien et bon confinement.